Banque en ligne

" La France a pris beaucoup de retard par rapport aux autres pays d'Europe "

Par , 05/03/2008

La banque en ligne annonce des résultats en forte progression et poursuit son développement sur le marché français, mais aussi en Europe.

' La France a pris beaucoup de retard par rapport aux autres pays d'Europe '

Quel bilan chiffré dressez-vous de l’année passée ?

Toutes les grandeurs ont augmenté. Le nombre d’ordres exécutés par les clients a augmenté d’environ 20 %. Ainsi que les encours, et le nombre de clients. Quant au résultat net, il a enregistré une progression de 69 %. Actuellement, le site compte 578 777 comptes. De plus, nous prévoyons  des nouveautés sur le portail pour 2008. Comme les chèques que l’on pourra remplir directement sur Internet en indiquant le nom du destinataire. C’est ensuite le site qui se charge d’envoyer le chèque à la place du client. Ce service évite donc de chercher un chéquier, une enveloppe, un timbre… En fait, nous essayons, avec ce type de services, de rendre automatique et facile d’accès tout ce qui est compliqué dans la banque classique…

La banque en ligne se démocratise-t-elle ?

De plus en plus de clients viennent à la banque en ligne, même si cette dernière démarre en France tardivement. Cela est sans doute dû au fait que les premiers essais en la matière n'ont pas été de réels succès. Des acteurs tels que Boursorama ou Monabanq ont permis un redémarrage de la banque en ligne en France. Pour autant, cette dernière a pris beaucoup de retard par rapport aux autres pays d’Europe. L’Espagne, l’Allemagne et l’Angleterre sont des pays particulièrement en pointe dans le domaine de la banque en ligne.

Votre site a-t-il été impacté par la relative tourmente connue par les marchés boursiers récemment ?

Non. Nous n'avons pas déployé d’organisation spécifique pour faire face à cette année boursière compliquée. Nous nous sommes en effet organisés de telle sorte que les gens peuvent intervenir en Bourse, que le marché monte ou baisse. La problématique à laquelle nous pouvons être confronté est de gérer des volumes importants, concentrés sur peu de temps. Et nous sommes dimensionnés pour faire face à ces pointes d’activité...

Quid de vos développements européens, et plus particulièrement en Espagne, avec la Caixa

Nous sommes déjà présents en Espagne sous la marque Selftrade, en tant que courtier en ligne. Ce que nous nous proposons de faire, c’est de développer, avec la Caixa, une banque en ligne sur un modèle à peu près équivalent à celui de Boursorama en France. Le marché est beaucoup plus vaste en Espagne, 5 millions de personnes y ont déjà un compte dans une banque en ligne...

En termes de marketing en ligne, quels sont vos leviers de recrutement ?

L’une des forces de notre modèle est que nous faisons de la publicité essentiellement sur notre propre portail. Et que ce dernier enregistre de l’ordre de 2 millions de visiteurs uniques par mois.

Quelles seront les grandes orientations de Boursorama pour l’année à venir ?

Trois gros chantiers vont marquer l’année. D’abord, nous poursuivons nos projets dans le cadre de la joint-venture avec la Caixa. Par ailleurs, nous avons racheté en Allemagne le portail OnVista, qui est le pendant de Boursorama. Nous allons intégrer ce portail dans le groupe, pour ne faire bientôt qu’un. Quant à notre troisième orientation, elle consiste à continuer le développement de la banque en ligne en France. Il reste encore beaucoup de potentiel et nous n'en sommes qu’au début de l’aventure…

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