Par Sihem FEKIH, 23/11/2011
Markess International vient de publier sa dernière étude sur les évolutions des investissements informatiques d'ici 2013. Au programme ? Accélération de la virtualisation des serveurs et de l'hébergement sur des datacenters externes. Autrement dit : l'avènement du cloud privé.
A en croire la dernière étude Markess International*, les investissements informatiques dans les datacenters et les services cloud privé des entreprises françaises devraient s'afficher en hausse d'ici à 2013. La moitié des décideurs informatiques interrogés ont affirmé vouloir augmenter le budget alloué à ces centres de données qui désormais renferment de plus en plus d'applications, d'infrastructures et leurs composants associés (serveur de stockage et d'archivage...). Aujourd'hui un quart des dépenses IT y sont déjà affectées pour 50 % des décideurs interrogés. D'ici 4 ans, 60 % des répondants envisagent relever le nombre de serveurs hébergés sur des centres de données externes à l'entreprise.
Priorité à la virtualisation des serveurs
Toujours selon Markess International, les investissements sont engagés en priorité vers la virtualisation et la consolidation des environnements hébergés dans les datacenters avec une progression des projets en cours pour la standardisation, la rationalisation et la mutualisation des ressources. Entre 40 et 50 % décideurs interrogés déclarent avoir entamé ou finalisé la le processus de virtualisation de leur environnement informatique au sein de datacenter. Aujourd’hui, un tiers des serveurs hébergés dans des datacenters serait virtualisé et d’ici 2013, Markess International anticipe un doublement de ce taux, témoignant d’une forte demande associée. Pour rappel la virtualisation de tout où partie de l'architecture informatique consiste à installer des logiciels sur les serveurs de l'entreprise permettant de superposer des couches d'applications voir de plateformes applicatives sur une même machine physique. En découle un mécanisme de mutualisation des outils informatiques : système d'exploitation, outils de travail collaboratifs, messagerie, logiciel métier... et marque l'avènement du cloud computing.
La part belle au cloud privé
La progression de la virtualisation, comme passage obligé vers le cloud computing, témoigne aussi de la dynamique autour de ce modèle et notamment pour les clouds privés d’entreprise. A la différence du cloud public, le cloud privé implique la mise en place d’un hébergement spécifique, soit dans les datacenters de l’entreprise, soit externe à celle-ci (dans le datacenter d’un prestataire). « Dans un contexte économique tendu, l’optimisation des coûts d’exploitation IT reste le catalyseur clé du recours à des clouds privés externes. Le choix de clouds privés internes est poussé par l’assurance de meilleures garanties que les clouds publics et la recherche d’agilité » note Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice Associée de MARKESS International. Aujourd'hui environ 32% des serveurs hébergés dans des datacenters seraient concernés par du cloud privé externe et 7% par du cloud privé interne. A horizon 2013, la part de ces serveurs concernés par du cloud privé externe devrait quasiment doubler et tripler pour le cloud privé interne selon les décideurs interrogés.
*Méthodologie : interviews réalisées de septembre à novembre 2011 auprès de 150 décideurs au sein d’entreprises privées et d’organisations publiques.
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