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A la découverte de l'univers Internet français

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A partir de sa base de données NetGenData, compuBase a effectué une analyse de l'univers Internet français. Jeune et hétérogène, principalement tourné vers le B to B, avec une activité marchande naissante, il dispose déjà de solides leaders en matière de technologie.


Société spécialisée dans l'information sur l'univers des sociétés disposant d'un business modèle lié aux NTIC, et disposant de la première base européenne sur les partenaires informatiques et télécoms, compuBase (groupe Tech Com) a lancé en juin dernier NetGenData. Cette nouvelle base de données spécialisée est destinée à accueillir les sociétés "dotcom", ainsi que celles dont l'activité est basée sur la vente de services ou solutions internet ("Net Gen") : éditeurs de logiciels, services télécoms... L'objectif de compuBase est de constituer une BDD de 2 500 sociétés dotcom et "Net Gen". Après le référencement des sociétés françaises interviendra, d'ici le premier semestre 2001, celui des sociétés européennes. Aujourd'hui, compuBase est à même de livrer une analyse de l'univers Internet français, réalisée à partir de l'analyse de 1 000 questionnaires. Un marché qui, d'ailleurs, ne constitue pas un ensemble homogène, tant par l'activité que par le modèle économique. 40 % des sociétés recensées sont en effet des sites, 10 % des portails, 29 % relèvent des services et 18 % sont des éditeurs spécialisés.

De jeunes entreprises principalement B to B


Entreprises récentes - 40 % ont été créées depuis le 1er janvier 1998 -, les entreprises contenues dans la base NetGenData emploient plus de 38 000 personnes, soit une taille moyenne de l'ordre de 30 personnes, supérieure d'ailleurs à celle des entreprises "IT" (constructeurs, revendeurs, éditeurs...) recensées dans une autre base de compuBase, baptisée "ICT", pour Information Communication Technology. Au niveau de leur structure juridique, elles se répartissent entre des SA (50 %) et des SARL (46 %) ; les autres formes (SNC, EURL, indépendants...) ne représentant que 4 % d'entre elles. Près de 60 % d'entre elles sont orientées business to business, mais sans véritable distinction de cible, pour 35 % orientées B to C, 4 % C to C et 3 % C to B. Si les PME constituent leur principale cible, elles visent également largement les grands comptes, surreprésentés comparativement à leur importance quantitative, et ensuite seulement l'administration et le public ainsi que les TPE.

40 % des sites offrent un service de vente en ligne


Considérant maintenant le seul univers des dotcom, compuBase a déterminé que la moitié d'entre elles étaient des "new players", 35 % de type "brick & mortar" et 15 % issues de l'industrie "ICT". Au niveau des services proposés, c'est avant tout l'information qui domine, qu'elle porte sur la société ou d'une manière détaillée sur les produits, avec une présence sur environ 80 % des sites pris en compte. Loin d'être systématique, la vente en ligne est proposée dans près de 40 % des cas et les devis en ligne dans plus de 20 %. compuBase considère comme site marchand tout site sur lequel un devis en ligne peut être établi. Parmi ces "marchands", 77 % vendent en ligne et 22 % proposent la livraison en ligne. En ce qui concerne les technologies les plus en pointe, seuls 17 % environ des sites ont des accès Wap ou terminaux mobiles et moins de 20 % une fonction de call back. Enfin, au niveau du trafic, compuBase a relevé que plus de 60 % des sites et portails avaient un trafic inférieur à 50 000 pages vues par mois.

Prédominance des revenus off line


Tous types confondus, la grande majorité des revenus des sites sont des revenus "off line" : 72,4 % contre 27,6 % pour le revenus "on line". Dans le cas des sites marchands, la part des revenus off line monte à 45,3 %. C'est essentiellement la vente en ligne qui assure la majeure partie de ces revenus (69 %), loin devant la publicité, l'affiliation ou les abonnements à des newsletters qui interviennent ensemble pour 13 % et l'intermédiation pour 7 % ; les "autres" formes de revenus représentant 11 %. La publicité n'est d'ailleurs utilisée comme mode de rémunération que par 29 % des sites et portails, avec un moyen majeur : les bannières (sur plus de 80 % des sites utilisant la publicité), devant et à égalité à 40 %, les partenariats et les boutons marchands. En ce qui concerne plus précisément la vente en ligne, deux modes de paiement se situent à un niveau identique (41 %) : le paiement différé et le paiement en ligne. C'est le système SSL qui se taille la part du lion des systèmes de sécurité, équipant 91 % des sites et portails étudiés par compuBase et ne laissant que 7 % de ce marché à SEL. Quant à la technique du tiers paiement, elle est dominée par Atos, devant, dans l'ordre, Cybermut, Télécommerce et Payline. Majoritairement, les plates-formes de e-commerce utilisées sont soit celles développées en interne, soit celles des sites serveurs utilisés (un peu plus de 30 % chaque) ; Netscape et Intershop 4 Merchant se situant en dessous des 10 %.

Technologie : des leaders affirmés


L'étude réalisée par compuBase aborde également la partie technologique. La population Internet, sites et portails, utilise en moyenne 8,3 serveurs par société. En la matière, deux marques sont en tête, au coude à coude : Hewlet-Packard et Dell, suivies d'un peloton serré comprenant Compaq, Sun/Cobalt, IBM, les produits d'assemblage... Sans surprise, Windows NT est l'operating system le plus utilisé, devant Linux, avec, à signaler, une part d'un peu plus de la moitié de celle du leader. On retrouve Microsoft au premier rang des SGBD, avec SQL Server, devant Oracle. En ce qui concerne maintenant les serveurs web mêmes, le marché est nettement dominé par Microsoft IIS et Apache. Au niveau des outils de création Dreamweaver s'impose avec plus de 70 % de présence, devant FrontPage. Photoshop en fait de même en matière d'outils de conception graphique. Cette étude constitue en quelque sorte une première "photographie" à un instant T de l'univers Internet français. Compte tenu de la rapidité des mutations qui l'affectent, il sera particulièrement intéressant d'en suivre les prochains "tirages".

Méthodologie


Etude réalisée à partir de juillet 2000, sur la base de données NetGenData de compuBase. Résultats issus de 1 000 questionnaires administrés par téléphone, e-mail et fax. Base de départ issue de partenaires, magazines, listes, annuaires, guides, salons et du Web lui-même.