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Camif Collectivités découvre les vertus du Web

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L'acteur incontournable des collectivités, leader quasi-culturel du marché de l'éducation, ambitionne de réaliser à terme 10 % de son CA sur le Net, contre seulement 1 % aujourd'hui. Un projet qui passe par la restructuration totale de son site.


Allez faire un tour sur le site de Camif Collectivités. Il y a du changement. Une évolution qui arrive à point nommé dans un contexte où la VAD sur le Net et le marché du e-commerce, B to B inclus, n'ont jamais été plus florissants. On serait même en droit de s'étonner du retard pris sur le chantier internet par la branche Collectivités du VADiste historique. En tant que filiale de la Camif - dont le dynamisme en ligne pour les particuliers est illustré par le lancement de Camif Occasions (en partenariat avec PriceMinister) et par des chiffres éloquents (40 % du CA total serait réalisé en ligne) -, Camif Collectivités avait, bien sûr, de qui tenir. Aussi, sans doute, les synergies entre les deux entités auraient-elles elles pu intervenir plus tôt. A cela plusieurs explications. Structures cloisonnées, spécificités des marchés publics encore peu enclins à acheter en ligne, manque d'impulsion… Mais faisant table rase du passé, le site, ­depuis mars 2006, a finalisé sa refonte. Plusieurs axes forts s'en dégagent qui devraient permettre à la filiale d'amorcer son décollage en e-commerce. « Des synergies sont en cours sur la problématique Internet avec Camif Particuliers. Notre volonté est de ­travailler en transversal, ce qui se ­reflète d'ores et déjà par notre présence sur le site camif.fr », confirme Nicolas Simon, directeur marketing de ­Camif Collectivités. Le site, ­accessible par un lien depuis la home page de la maison mère, partage ­désormais la même plate-forme technique. « Pour exister en ligne, nous étudions aussi les opportunités offertes par l'affiliation. Cependant, sur nos marchés, il n'existe pas encore d'offres spécifiques. C'est pourquoi nous avons développé en interne un réseau de sites avec des cibles proches des nôtres. Nous travaillons au tissage de ce ­réseau  », explique Nicolas Simon. Des développements en cours.

Refonte totale

Autre nouveauté, l'offre en ligne est renforcée par le lancement de quatre mini sites spécialisés dans les domaines du sport, de l'école, de la technologie et du médico-social. « La vente à distance souffre de façon récurrente et nous avons pour objectif de relancer ce canal en nous appuyant sur Internet », souligne Christophe Bureau, directeur commercial de Camif ­Collectivités. D'où le développement de quatre catalogues spécialisés, à l'instar du médico-social, déclinés sur Internet dans le but d'élargir l'offre à de nouveaux marchés. « Notre objectif est de doubler le chiffre d'affaires réalisé sur Internet d'ici à la fin 2006. Cependant, actuellement, seuls 27 % des devis réalisés en ligne sont concrétisés sur Internet », explique Nicolas Simon. Des mentalités qui évoluent lentement au sein des collectivités.

Multiplication des catalogues

Parallèlement aux projets Internet, le catalogue général passe à deux parutions annuelles, l'une en mars (220 000 exemplaires) et l'autre en août (460 000 ex.), au lieu du rendez-vous unique initialement en août. L'objectif  de cette parution accrue ? Se rapprocher de la saisonnalité des acheteurs qui bouclent en général leur budget en début d'année. A noter également, l'accent mis sur les centres de relation client. ­Décentralisés en région depuis 2005, ils vont adopter une posture plus commerciale. But de cette réorganisation : travailler la proximité et personnaliser davantage la relation. Alors que les résultats d'exploitation de Camif Collectivités étaient négatifs de 200 KE en 2005 pour un chiffre d'affaires de 131 ME, les nombreuses modernisations sur le circuit VAD (51 % du CA), tant sur les supports papiers qu'Internet, devraient contribuer à redresser la barre en 2006. Depuis le début de l'année, ­Camif Collectivités annonce d'ailleurs un chiffre en hausse de 6 % sur le ­canal VAD, une inversion de tendance selon ses responsables.