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Mardi 5 juin s'est tenue à Paris la première édition de la conférence Tendances E-commerce «Les Nouveaux Leviers de croissance de l'e-commerce», organisée par e-commerce Magazine. Une journée d'échange rythmée par de nombreux témoignages d'acteurs et d'experts du secteur.

De gauche à droite, Hervé Bloch (Digilink), Pingki Houang (Pixmania), Dominique Munier (Troc Europe) et Jérôme Dillard (Téléshopping).

De gauche à droite, Hervé Bloch (Digilink), Pingki Houang (Pixmania), Dominique Munier (Troc Europe) et Jérôme Dillard (Téléshopping).

C'est avec une présentation en avant-première des résultats du palmarès du top 100 des e-commerçants que s'est ouverte la première édition de la conférence Tendances E-commerce, organisée par e-commerce Magazine en présence d'une centaine de participants venus échanger avec des professionnels du secteur. Après une table ronde sur le thème des «Enjeux de la croissance de l'e-commerce européen», animée par Hervé Bloch, président-directeur général de Digilinx, en présence de Bruno Dupont, président d'Euralia (société de conseil en affaires publiques européennes et nationales), Jean-Rémi Gratadour, vice-président de l'Acsel et directeur e-commerce de Geopost, ainsi qu'Olivier Mathiot, directeur marketing et communication, de Price-minister et Thierry Petit, fondateur de Showroom privé, la conférence s'est poursuivie sur le thème de l'e-logistique comme facteur de compétitivité. Ce large thème était débattu par François Copigneaux, directeur général de La Poste Coliposte, Fabien Esnoult, cofondateur de Colizen, Alain Josse, directeur achats et logistique du Groupe Raja et Pingki Houang, directeur exécutif de Pixmania. Pour cet acteur, dont la logistique fut internalisée tôt, « la reverse logistique est une grosse problématique- clé pour le marché de l'électronique grand public. Une partie de la marge se joue là», assure-t-il. A ce jour, Pixmania enregistrerait un taux de retour de l'ordre de 4 %.

L'instantanéité, levier clé du m-commerce

Parmi les autres sujets abordés, celui des passerelles existantes entre «retail» et «e-commerce», en compagnie de Jérôme Dillard, directeur général de Téléshopping, Dominique Munier, directeur général du groupe Troc Europe et Pingki Houang, directeur exécutif de Pixmania.

Au centre des discussions de l'après-midi, le m-commerce continue de diviser les e-commerçants, davantage sur la manière dont il convient de l'utiliser, que sur la pertinence d'investir ce canal de vente. Frank Zorn, p-dg France de Groupon, souligne ainsi le lien étroit entre la nature des services proposés sur mobiles et la dimension «locale» de Groupon:

«Le mobile est très efficace pour la consultation des promotions quotidiennes de nos partenaires. Avec «Groupon Now» aux Etats-Unis, les restaurateurs peuvent mettre en ligne des promotions le matin pour le midi même, et les mobinautes en bénéficier instantanément. »

Cette notion d'instantanéité est résolument l'atout-clé du mobile, «en particulier lorsqu'un mobinaute doit conclure un acte d'achat dans le cadre de ventes aux enchères en ligne», illustre Yann Depoys, directeur de la publicité pour l'Europe du Sud chez eBay. Selon lui, le prochain grand défi du mobile sera de connecter le commerce physique avec l'e-commerce, en développant par exemple la lecture de codes-barres par les smartphones, pour permettre à un client, s'il le souhaite, de finaliser un achat sur son mobile, plutôt qu'en magasin. Mais pour réussir ce challenge, les e-commerçants devront apporter un soin tout particulier à l'ergonomie des sites mobiles ou des applications, notamment sur l'étape du paiement, qui «peut encore être un frein pour certains utilisateurs». Pour cela, l'amélioration des technologies est indispensable.

Pour les e-commerçants, accroître leurs ventes peut être un véritable casse-tête. La technologie peut apparaître comme une solution à cela, dans une certaine mesure. Les exemples de sites développant leurs technologies web ne manquent pas, à l'instar d'Atol, qui permet à ses clients internautes de choisir et d'essayer des paires de lunettes face à leur écran, grâce à la réalité augmentée (et à une webcam). Pour Jean-Marie Boucher, le fondateur de conso-Globe, «pour être pertinentes, les innovations technologiques doivent répondre à un besoin précis du client». Il s'agit là d'un point primordial. Sur Autoreduc.com, site de couponning appliqué aux voitures neuves, un showroom virtuel en 3D a ainsi été développé sur le site. Cela permet aux internautes de visualiser très simplement l'intérieur et l'extérieur des véhicules dans les moindres détails, suscitant ainsi plus facilement l'envie d'acheter. Catherine Barba, fondatrice de Malinéa Conseilles difficultés d'accès, en charge de la conclusion de cette conférence, soulignait à juste titre: « Qu'il s'agisse de B to B, ou de B to C, un site marchand doit être capable de susciter l'émotion et le désir chez l'internaute. » Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre.