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Croissance(s)

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Dans un contexte économique pour le moins morose, où de nouveaux arbitrages et modes de consommation se font jour, souvent au détriment des circuits et marques «classiques», l'e-commerce continue d'afficher une santé qui pourrait presque paraître insolente. Les ventes en ligne ont en effet enregistré une croissance de 30% au premier semestre 2008, selon la toute dernière étude de la Fevad. Une croissance due à l'augmentation du nombre d'acheteurs on line, mais aussi, et mécaniquement, à celle du nombre de sites marchands actifs, estimé par la Fédération, via les plateformes de paiement, à 43 000 fin juin dernier. Soit une progression de près de 50% en un an. Aucun doute, le commerce électronique attire encore et toujours et les segments de niche commencent à être bien garnis. Néanmoins, et ceci est moins réjouissant, ce dynamisme se situe dans le cadre d'un secteur, celui de la vente à distance, qui ne connaît pas, et de loin, les mêmes performances. Certains grands acteurs ont enregistré une diminution de leurs ventes, et surtout de leurs résultats, qui devrait se traduire par des restructurations douloureuses. De là à dire que, pour eux, l'e-commerce est l'arbre qui cache la forêt, il y a un pas que l'on ne franchira pas encore. Mais qui le sera peut-être bientôt... En tout cas, pour retrouver une note positive, on constatera, toujours dans les chiffres de la Fevad, que le commerce électronique B to B est lui aussi en plein essor. Dans le cadre de l'indice iCE 30, ce sont les sites de vente aux professionnels qui affichent la plus forte croissance (+ 31%, contre + 16% pour les sites de vente aux particuliers). Après un démarrage plus lent que le B to C, pour de multiples raisons, structurelles comme culturelles, comme le montre notre enquête dédiée à ce secteur, le business to business sait tirer partie des avancées des sites grand public. Comme il a d'ailleurs su le faire en termes de communication au sens large et sur certaines techniques, telles que le MD, où il peut être en pointe. Sera-t-il, à terme, le relais des activités grand public au niveau de la croissance?

@ (C) Marc Bertrand

Par François Rouffiac, directeur de la rédaction