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Evolution

Publié le par

@ A. Olszak

«L'e-commerce n'existe plus», a déclaré John Donahoe, p-dg d'eBay, devant un parterre de spécialistes californiens. Au-delà de la provocation, la déclaration sonne comme une prédiction, qui pourrait bien offrir définitivement leurs lettres de noblesse aux marchands du Web. Bien sûr, il ne s'agit pas d'enterrer le commerce en ligne, mais d'abolir la frontière entre la vente traditionnelle et le commerce 2.0. De sorte que ce dernier ne serait plus le maillon d'une stratégie multicanal aux connexions multiples mais un lieu de vente à la fois réel et virtuel.

Economiquement parlant, l'intégration n'est plus à démontrer. Avec ses 31 milliards d'euros récoltés en2010, le secteur de l'e-commerce revendique une place de choix dans l'économie française. Sans oublier son avatar, le m-commerce, qui représente jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires chez certains pures players (jusqu'à 100 millions d'euros tout de même), parmi lesquels Voyages-sncf.com ou Vente-privee.com. L'enjeu se situe donc maintenant dans sa capacité à gagner en visibilité en dehors de la Toile. La récente initiative de Cdiscount en témoigne. La filiale du groupe Casino vient d'ouvrir un point de vente à Paris. Elle y proposera une sélection de produits et pratiquera les mêmes tarifs que sur le Net. Le rapprochement de RueDuCommerce et d'Altarea Cogedim, société immobilière spécialisée dans les centres commerciaux, en est une autre illustration. Aussi, le choix et les commandes s'effectuent sur la Toile, les codes promo sont utilisés aux caisses des magasins, les avis d'experts s'échangent aussi bien en ligne que dans les boutiques et le paiement se fait indifféremment sur le Web, via le mobile, ou dans les points de vente classiques. Les habitudes de shopping évoluent vitesse grand V et l'e-commerce reste plus vivant que jamais.

Martine Fuxa, rédactrice en chef mfuxa@editialis.fr