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L'e-commerce en France maintient sa croissance

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Dans une conjoncture économique difficile, le commerce en ligne français continue de tirer son épingle du jeu. Malgré tout, des signes de ralentissement se font sentir, de manière plus ou moins forte, selon les secteurs.

@ Fotolia / AndersonRise / RealPhotoItaly

Malgré la crise, l'e-commerce reste sur sa pente ascendante. D'après la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), son chiffre d'affaires a progressé de 20 % au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010. Sur les six premiers mois de l'année 2011, le montant total des ventes en ligne est estimé à 17,5 milliards d'euros. Selon les prévisions établies par la Fevad, il devrait s'élever à 37 milliards d'euros pour 2011, contre 31 milliards l'année précédente.

Ces chiffres positifs distinguent l'e-commerce des autres réseaux de distribution. Par rapport au premier semestre, les ventes sur Internet sont en hausse de 2,5 % au second semestre, alors que, dans le même temps la consommation des ménages n'a progressé que de 0,5 %, selon l'Insee.

Un autre signe souligne ce dynamisme: le nombre de créations de sites marchands ne faiblit pas. Entre 2009 et 2010, leur nombre a progressé de 28 %. En janvier 2011, selon la Fevad, on dénombre ainsi 81 900 sites actifs contre 64 100 à la même date l'année dernière. La barre des 100 000 nouveaux portails pourrait être franchie à la fin de l'année. Signe des temps, on compte de plus en plus d'enseignes de magasins physiques. Le secteur est-il pour autant totalement épargné par la crise? Alors que la baisse du pouvoir d'achat a été ressentie au cours de l'année 2009 avec une baisse de 4% du panier moyen entre le second semestre 2009 et celui de 2008, ce dernier a repris des couleurs, puisqu'en janvier 2011 il s'élève à 91 euros. Ce chiffre marque une espèce de rupture: le panier moyen, après avoir connu des années de croissance ininterrompue, affichait, depuis le début de la crise, une diminution certaine. Il est maintenant à peu près stable. Autre signe d'évolution du ecommerce à ne pas négliger: la croissance des ventes des portails du panel des 40 entreprises leaders de l'e-commerce (iCE) n'est que de 16% au second trimestre 2010. La croissance s'établit à + 13% sur les six premiers mois de l'année 2011.

Zoom sur le secteur de l'habillement

En volume d?affaires, la mode est le deuxième secteur sur Internet après les voyages. Selon les derniers résultats de l'enquête IFM-GfK, les ventes de vêtements en ligne ont enregistré une nouvelle envolée au cours des 12 derniers mois connus (juillet 2009 à juin 2010), avec une croissance des CA dépassant 30% dans un contexte de crise globale de l'habillement (-1,4%). Les ventes de vêtements en ligne comptent pour 7,6% des dépenses d'habillement des Français. Un CA désormais supérieur à celui des grands magasins ou des magasins de sport La part des ventes réalisées sur Internet enregistre une forte accélération chez les spécialistes catalogues (type La Redoute et 3 Suisses), dépassant 50% sur la période juillet 2009-juin 2010, contre 34% au cours des 12 mois précédents. Cette évolution s'explique en partie par le boom du commerce en ligne auprès d'une clientèle d'âge mature.

Des secteurs inégaux face à la crise

Les différents domaines d'activité ne réagissent pas de la même façon aux fluctuations du contexte économique. Les ventes en ligne de vêtements (mode, habillement), après un bon démarrage au premier trimestre (+ 16%), ont vu leur croissance se confirmer au deuxième trimestre, avec une hausse de + 17%, dopée par les bons résultats de la période des soldes d'été. Les ventes d'habillement signent là leur meilleure performance trimestrielle depuis le quatrième trimestre 2009.

Ces résultats s'inscrivent dans un contexte global de croissance du marché de + 2% au cours du premier semestre par rapport à la même période l'an dernier, selon les études de l'Institut français de la Mode (IFM).

Les ventes de produits high-tech ont progressé de près de 8 % au premier semestre, un résultat mitigé expliqué en partie par l'absence d'effet Coupe du Monde de rugby en 2011 (pic traditionnel des ventes de téléviseurs). En matière d'e-tourisme, le chiffre d'affaires progresse de 16% au premier semestre. Les sites de vente aux professionnels sont quant à eux sur un rythme plus modéré (+ 5 % au premier semestre 2011) depuis le début de l'année.