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L'ère du réalisme

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uelle année ! Symbolique s'il en est, 2000 aura été une véritable année charnière. Et Internet n'aura pas échappé à cette "transition" entre deux millénaires. Une transition parfois brutale avec son lot de retours à la réalité des (dures) lois éternelles de l'économie. Les "start-down" ont davantage fait la Une des médias que les si séduisantes start-up. Des rêves se sont évanouis. Le phénomène de rachats et de concentration s'est installé, et sans doute plus vite que prévu. Sur fond d'internationalisation à marche forcée. Dans le même temps, de nombreux indicateurs sont au vert. Progressions notables de la population d'internautes français et de l'audience, des plus gros sites en tout cas. Montée en puissance de concepts en ligne, tels que l'emploi et la bourse, les jeux et loteries. Sans oublier le sport et la musique. Entrée en lice des grands acteurs du commerce désormais qualifié de "traditionnel", alors qu'il y a peu, on parlait encore de commerce "moderne". Et, dans un autre domaine, confirmation de l'avenir prometteur des places de marché B to B. Est-ce à dire que l'on est réellement entré dans l'ère de la maturité ? Pas si sûr. Dans celui du réalisme, certainement. Car de nombreux points restent encore à régler. Et en particulier vis-à-vis du consommateur-client. Qui n'a toujours pas vaincu ses réticences psychologiques en matière de paiement en ligne. Qui n'obtient encore que rarement satisfaction au niveau de la livraison, quand ce n'est pas au niveau de sa commande même, la gestion des stocks étant un art parfois peu maîtrisé par les "new players". Il est vrai que les conditions du marché et les caractéristiques du média les obligent à brûler les étapes. Les entreprises classiques sont passées, très progressivement, de la conquête à la fidélisation. Les dotcoms, elles, se doivent de mener de front les deux stratégies. Pas simple, même si l'interactivité naturelle d'Internet est un atout majeur. Si 2001 devrait être l'année du véritable décollage du e-commerce, elle risque également d'être celle du "e-marketing client".