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La fraude progresse au même rythme que l'e-commerce

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Fia-Net assure aujourd'hui, à lui seul, plus de 1 200 sites marchands, soit 75 % des transactions françaises sur le Net. Grâce à cette expertise, il édite son premier Livre Blanc traitant de la sécurité des transactions sur Internet.


En 16 mois d'activité, Fia-Net a recensé 491 cas de fraudes du côté des marchands, soit un montant global de 122 553 francs. Fia-Net constate que la fraude progresse au même rythme que le commerce électronique dans son ensemble, et que les sites marchands assument l'entière responsabilité des malversations financières réalisées avec les numéros de carte de paiement détournés, ce qui engendre pour eux de graves préjudices financiers. Les tentatives de fraude sont 5 à 10 fois plus nombreuses que la totalité des fraudes recensées par Fia-Net. Les fraudes non déclarées sont aussi au moins deux fois plus importantes que les fraudes déclarées. Il est intéressant de constater que la fraude se concentre principalement dans six secteurs : 26 % des fraudes sont recensées dans le secteur de la téléphonie, 25 % dans celui de l'électronique grand public, 24 % dans le secteur de l'informatique, 9 % dans celui de l'alimentation, 7 % dans celui des vêtements et 5 % dans celui des voyages. D'autre part, 72 % des fraudes constatées émanent de France, dont 30 % de l'Ile-de-France, les autres fraudes provenant de l'Amérique du Nord, de l'Afrique du Nord ou de l'Europe. 30 % des fraudes concernent des objets dont la valeur est inférieure à 500 francs. 20 % du volume total concernent des montants se situant entre 1 000 et 2 000 francs. Plus le montant des achats est élevé, plus le nombre de fraudes diminue, les marchands faisant preuve d'une grande vigilance pour les transactions importantes. Le montant de la fraude peut atteindre 2 % du chiffre d'affaires des sites importants et jusqu'à 25 % du CA des sites marchands plus modestes. Fia-Net a recensé 400 plaintes concernant les ventes aux enchères, 10 % concernent une fraude aux vendeurs (chèque en bois), 36 % une absence de livraison et 50 % une non-conformité de l'objet à sa description. Enfin, parmi les 716 questions juridiques traitées par l'assureur, 29 % concernent les recours dont disposent les acheteurs en cas d'absence de livraison, 19 % évoquent les droits liés aux cartes en paiement, en particulier le droit de rétraction, 12 % touchent au domaine du paiement, en particulier son application technique, ainsi que l'absence de contrôle ressentie par les internautes au moment d'acheter. 1 % seulement des demandes concerne les informations privées.