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Le label TrustInfo veut booster le commerce international

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Le réseau international des CCI crée un label internet pour les échanges B to B. Un projet ambitieux qui répond à un manque : les sceaux existants s'adressent principalement au consommateur final.


Prestataire potentiel ou mirage Internet ? C'est la question que doivent se poser bien des sociétés qui souhaitent développer leur commerce à l'international. Le nouveau label TrustInfo, lancé par les réseaux de Chambres de Commerce et d'Industrie, tente d'apporter une réponse. « Nous visons tous les sites d'entreprises, marchands ou institutionnels, explique Georges Fischer, coordinateur commerce électronique de la CCI de Paris. TrustInfo est un label de validation d'informations. Il assure que l'entreprise existe réellement et donne accès aux informations de base sur la société : coordonnées, références légales, date de création, chiffre d'affaires, principales activités et marques, homologations et normes. L'objectif est avant tout de permettre la prise de contact. » L'accent va être mis sur le site trustinfo.org, qui donnera accès à la liste des entreprises labelisées. Pour obtenir le sceau, la société candidate remplira un formulaire détaillé, en ligne ou dans l'une des Chambres de Commerce. Les indications fournies seront ensuite vérifiées. Le coût du label s'élève à 450 euros pour la première année, puis 320 euros pour les suivantes. « Une fois le sceau obtenu, des relances régulières seront effectuées afin de vérifier la validité des informations déclarées, précise Georges Fischer. Nous prévoyons ensuite de développer le label : des audits seront effectués à terme au sein de l'entreprise. » Ce projet a germé en Europe. L'Irlande avait déjà créé son sceau, Chamberseal, alors que la France commençait à développer TrustInfo. Les deux projets réunis par Worldchambers, le réseau mondial des CCI, doivent être rapidement étendus à d'autres pays. « Les prochains pays à utiliser le sceau seront la Roumanie, une partie du Canada et la Grande-Bretagne. L'objectif étant que le label couvre une cinquantaine de pays dans les trois à cinq ans, précise Georges Fischer. Nous négocions avec la Banque Mondiale afin de trouver une solution de financement pour les pays en voie de développement qui sont également associés au projet. »

Complémentarité avec les labels existants


Il reste désormais à imposer le label en France. Une vingtaine d'entreprises pilotes l'utilisent aujourd'hui. La première action de communication aura lieu lors des ElecTrophées, prix des espoirs de la Net économie, remis le 23 octobre par le ministère de l'Economie. A cette occasion, TrustInfo sera offert à tous les nominés. TrustInfo n'est pas l'unique label de l'Internet. Les autres visent cependant à rassurer le consommateur final et non le client entreprise. C'est le cas de L@belsite de la Fev@d, de Webcert de l'Afaq, mais aussi de WebTrust, de l'Ordre des Experts-Comptables ou encore de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes. « TrustInfo assure un minimum de garantie. Ce n'est pas une condition suffisante pour le consommateur final, remarque Georges Fischer. Nous ne sommes pas en concurrence avec les labels existants, et nous prévoyons d'ailleurs de contracter un partenariat avec L@belsite afin de proposer les deux labels pour les sociétés marchandes. » Il existe pourtant déjà un système d'évaluation en ligne pour les acteurs du B to B : @rating créé par la Coface. Le site cofacerating.com donne en effet accès à une base de données d'entreprises notées en fonction de leur capacité à rembourser leur dette commerciale. Il s'agit ainsi d'un intéressant service de veille sur la qualité de ses prestataires - disponible déjà en six langues - et moins d'un label à pure vocation d'image.