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Marie Claire dit haut et fort son come back sur Internet

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Pour réaffirmer ses positions en ligne, Marie Claire joue à fond la carte de l'interactivité avec son lectorat. L'enjeu : cultiver une différenciation du magazine papier, tout en préservant, intact, l'esprit Marie Claire.


Après quelques ratés de départ, le groupe Marie Claire semble enfin trouver ses marques sur Internet. Lancée puis mise en jachère en 2001, la vedette du groupe de presse fait son come back, parée d'une nouvelle mouture graphique et soutenue par une campagne de communication (Business Interactif) qui clame haut et fort le retour en ligne du magazine. Une reprise de service fondée, cette fois-ci, sur des objectifs clarifiés : positionner marieclaire.fr au même niveau que ses rivales de la presse féminine, Elle, ou encore Glamour et, plus ambitieux, faire de Marie Claire le leader de la thématique féminine sur Internet. « L'idée, c'est d'être plus qu'un magazine, un média de référence sur la cible des femmes et d'élargir le lectorat traditionnel du magazine via la on line», précise Marianne Le Menestrel, responsable des sites du groupe. Difficile de s'improviser en référence sur un secteur où les bonnes adresses pour ces dames ne manquent pas. Et si la puissance de la marque Marie Claire devrait suffire, aujourd'hui comme hier, à légitimer la présence du titre en ligne, l'expérience de 2001 a montré que bien d'autres arguments doivent être déployés pour convaincre et fidéliser le public. D'autant que la concurrence des pure players, à l'instar de Aufeminin, aujourd'hui leader à l'échelle européenne, n'a pas attendu que s'achève l'acclimatation de la presse traditionnelle aux nouveaux médias pour s'enraciner sur ce terrain fertile. C'est d'ailleurs en s'inspirant des réussites de ses concurrents que Marie Claire a décidé de réinvestir le on line en misant davantage sur les contenus du site. Au programme du nouveau portail féminin, des sujets issus de la revue, enrichis et complétés de contenus spécifiquement web tels que les incontournables forums, les indispensables blogs et autres services pratiques de rigueur comme l'horoscope ou les recettes de cuisine.

Donner la parole

Mais c'est de l'exploitation de l'interactivité et de la relation de proximité avec ses lecteurs que Marie claire compte tirer, cette fois-ci, son épingle du jeu du on line. « L'idée est d'utiliser le site pour faire ce qui n'a jamais été possible par le biais du magazine pour instaurer une relation d'échange avec nos lectrices », précise Marianne Le Menestrel. Une relation que le site compte établir en organisant, en ligne, les conditions du débat participatif permanent entre le titre et ses lectrices. A cette fin, tous les registres les plus captifs du on line sont savamment exploités, depuis le blog, les forums, les sondages et les tests produits, jusqu'à la contribution directe du lecteur au choix des sujets traités, ensuite, par la rédaction web. Coups de gueule, coup de cœur ou coups de folies, tous les avis sont permis, librement exprimés ou encore, proposés par la rédaction comme c'est le cas sur les thématiques identitaires du magazine les plus “tendances” comme la mode ou l'actualité des people. «L'idée est de donner la parole aux lecteurs comme à la rédaction du magazine, en leur proposant de réagir à nos sujets », précise la responsable. « On n'y va pas par quatre chemins pour dire que l'opinion des lectrices intéresse l'éditeur du site », renchérit Véronique Beaumont, directrice associée de BI. Ne reste plus, à présent, qu'à surveiller la monté en puissance de l'audience du portail pour confirmer l'intérêt des lectrices en ligne. Prometteurs, les débuts du site qui, depuis décembre et hors plan médias, totalisait déjà, en mars dernier, 3,7 millions de pages vues pour 326 000 visiteurs uniques. On est encore loin des 400 000 aficionados du mensuel papier, et loin des performances de Aufeminin (10 millions de VU / mois) mais déjà sur la bonne voie pour conquérir un nouveau lectorat.

marieclaire.fr

Chaque semaine, un sujet sociétal est proposé et, en fonction de l'intérêt des internautes, la rédaction sélectionne l'avis le plus marquant pour, ensuite, déclencher un traitement journalistique approfondi. C'est tout un écosystème collaboratif qui s'organise, en rupture avec la vocation initiale du titre de presse papier, mais qui en respecte l'esprit fondateur. Confiée à l'agence Business Interactif, la mission doit asseoir et pérenniser les positions de la marque sur son territoire électronique.

Mot clés :

Nathalie Carmeni