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Mobilisation

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Une nouvelle directive européenne met le feu aux poudres chez les e-marchands depuis deux mois. Votée le 24 mars, cette décision visant à protéger les droits des consommateurs pourrait en effet avoir des répercussions importantes sur l'ensemble du secteur. Son but? Mieux protéger les acheteurs en ligne et renforcer la confiance des consommateurs qui font des achats dans d'autres Etats membres. Même si l'intention est bonne, sa déclinaison, jugée très pénalisante par les acteurs de l'e-commerce, fait protester d'une seule voix la profession.

Et pour cause. Parmi les mesures-phares annoncées, le passage du droit de rétractation du consommateur à 14 jours, au lieu de sept aujourd'hui, ainsi que 14 jours supplémentaires pour retourner l'article. De plus, le texte prévoit l'obligation de prise en charge, par l'e-commerçant, des frais de retour, en plus des frais de livraison, pour tout produit dont la valeur dépasse 40 euros. L'incompréhension est à son comble. « Les supermarchés vous remboursent-ils l'essence quand vous ramenez un produit qui ne vous convient pas? », argumentent la plupart des e-marchands. S'agirait-il de mesures susceptibles de pénaliser le secteur de l'économie numérique, encore souvent, rappelons-le, en quête de rentabilité et de modèles économiques viables sur le long terme?

La voie du «deux poids, deux mesures» est-elle ouverte? Pour l'heure, la nouvelle directive n'est pas encore entrée en vigueur et la profession reste mobilisée pour faire valoir ses arguments. Une pétition baptisée «Touche pas à mon e-boutique» circule en ligne. Tout un chacun peut y apporter son soutien. Quant à la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et au Conseil du commerce de France, ils «sollicitent les autorités européennes pour ouvrir une concertation avec les professionnels du secteur». Espérons que ces voix seront entendues...

@ A. Olszak

Martine Fuxa, rédactrice en chef

mfuxa@editialis.fr