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Monshowroom démocratise le vestiaire tendance

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Créée en 2006, la boutique de prêt-à-porter féminin a atteint la rentabilité en moins d'un an et demi. Et commence déjà à exporter son modèle.

Faire de sa passion son métier. Il y a deux ans, Séverine Grégoire et Chloé Ramade, 25 ans, décident de lancer leur site. Titulaire d'une maîtrise de gestion, la première a travaillé à l'Institut mode méditerranée et pour la Fédération française du prêt-à-porter. La seconde est alors en DEA de marketing. Elles pensent au départ créer un portail de déstockage. «Mais le secteur était saturé, raconte Séverine Grégoire. Alors, nous avons eu une autre idée: habitant Cassis, nous devions nous rendre régulièrement à Paris pour trouver certaines marques tendance. Nous nous sommes dit que nous n'étions pas les seules

Ce concept en poche, les deux amies créent, en mars 2006, Monshowroom, avec la collaboration d'un graphiste. Mais elles se retrouvent vite en rupture de stock et décident de passer à la vitesse supérieure en faisant le tour des banques. «Elles nous ont toutes ri au nez», relate Séverine Grégoire. Finalement, les business angels de Provence leur apportent 200 000 euros de financement en mai 2007. Sept mois plus tard, le site est déjà rentable, son chiffre d'affaires atteint 1 MEuros.

Avec en moyenne 20000 visiteurs par jour, Monshowroom a su trouver sa clientèle rapidement.

Avec en moyenne 20000 visiteurs par jour, Monshowroom a su trouver sa clientèle rapidement.

La recette de cette réussite fulgurante? Le choix des marques, une trentaine pour l'instant, comme American Rétro, Bash ou Maje. «Nous proposons 1500 références et nous prospectons toujours, précise Séverine Grégoire. Mais pas question de noyer la cliente sous trop de produits ni de proposer un dressing stéréotypé.» Le site dispense des conseils de look, avec les rubriques «Blog» et «Dress Code». «Nous allons intégrer de plus en plus de vidéos», ajoute Séverine Grégoire.

Si le site recense 20 000 visiteurs par jour et jusqu'à 30000 en périodes de soldes, les associées ne veulent pas en rester là. «Nous devons travailler notre taux de transformation, qui n'est encore que de 1%.» Le site, qui réalise 10% de son chiffre d'affaires à l'étranger, existe depuis avril en version anglaise. La French touch de la mode semble bien partie pour conquérir l'international.