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Parship, quand amour rime avec toujours

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Créé en Allemagne il y a dix ans, Parship s'est développé dans de nombreux pays, comme la France ou l'Italie. Avec le récent rachat de One2like, le site met l'accent sur les réseaux sociaux.

Très codé. Tel pourrait être le premier ressenti en étudiant le marché de la rencontre en ligne. Et pour cause. Certains acteurs investissent le segment du «flirting», quand d'autres préfèrent miser sur le «dating» (rencontre) ou encore le «matching» (rencontre affinitaire) . Au total, le marché «des coeurs à prendre» (17 millions de français) reste très éclaté. Plus de 100 sites proposent leurs services pour favoriser les rencontres et ce malgré la domination marquée de Meetic, (racheté en mai 2011 par Match). Les non initiés peuvent donc s'abstenir.

Dans ce panorama, Parship défend sa spécificité: la rencontre sérieuse pour une cible de célibataires âgés de 38 à 49 ans. Les adeptes des rencontres éphémères passeront leur chemin. Le site soigne son image «psy» et communique sur la rencontre à long terme. « Il faut éduquer le marché, cela prend du temps », souligne Sandra Yonter, directrice générale de Parship.fr.

Parship compte utiliser les réseaux sociaux d'une façon adaptée à sa cible.

Parship compte utiliser les réseaux sociaux d'une façon adaptée à sa cible.

Montrer patte blanche

Concrètement les prétendants doivent passer des tests psychologiques en ligne, durant une petite demi-heure. L'internaute voit ainsi brosser son profil psychologique et amoureux. On lui suggère alors des mises en relation avec des profils en adéquation avec le sien. « Nous proposons à chaque membre une vingtaine de profils et nous favorisons le vouvoiement. 74 % de nos profils ont au moins un bac + 4 », ajoute Sandra Yonter.

Quant au coût du service, il favorise lui aussi le long terme... Pour y accéder, l'internaute doit débourser 119 euros pour 3 mois, 149 euros pour six mois et 238 euros pour un an. Et cela marche. Le site affiche en effet de bons résultats. Avec un chiffre d'affaires de 56 millions d'euros en 2009, Parship revendique plus de 10 millions de membres en Europe. Parallèlement, et c'est aussi sa spécificité, Parship.fr est parvenu, au fil des ans, à nouer des partenariats avec des titres phares de la presse française comme Le Figaro, Le Monde, Libération ou encore Psychologies magazine. Cette activité en marque grise basée sur un modèle de partage de revenus pèserait aujourd'hui 30 % du chiffre d'affaires du groupe.

Sociabiliser et mutualiser

Mais cela n'est pas tout. Car la compétition est rude, et les gros acteurs de la rencontre en ligne ne peuvent ignorer la montée en puissance des réseaux sociaux. C'est pourquoi Parship a racheté, en février 2011, la société One2like, un réseau basé à Berlin qui compte 40 salariés. « Notre objectif est de créer des passerelles entre One2like et Parship. Nous souhaitons également avec ce rachat augmenter notre rentabilité en mutualisant nos coûts d'acquisition et en valorisant nos bases de données », explique Sandra Yonter. Le portail compte utiliser les réseaux sociaux de d'une façon adaptée à sa cible, une clientèle mûre et en demande de réassurance. Cependant ceux-ci n'en restent pas moins importants, notamment pour rationaliser les coûts marketing.

Le site One2like.com se présente comme un service de rencontre affinitaire sur Facebook, « pionnier en matière de relations sérieuses et haut de gamme via Facebook », officiant en sept langues et sur quatre continents. Le site part d'un postulat relativement simple. C'est sur Facebook que les célibataires ont le plus de chances de faire des rencontres. Il propose un service de test de personnalité en images et favorise la mise en relation. Les possibilités de créer des synergies avec Parship tant pour les expertises sur les tests psychologiques que pour le suivi des membres sont nombreuses. De nouveaux projets, encore à l'étude, devraient voir également le jour d'ici la fin 2011. « Ce sont de nouveaux services destinés à apporter aux membres une plus-value dans l'accompagnement, la réassurance et la garantie de service », explique Sandra Yonter. Une seule question reste désormais en suspens... Ces sites iront-ils un jour jusqu'à mettre en place la fameuse option «Satisfait ou remboursé?»

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Martine Fuxa