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Questions

Publié le par

@ Marc Bertrand

Phénomène conjoncturel ou début d'une tendance plus lourde? Telle est la question à la lecture des derniers résultats du baromètre de l'Acsel, l'Association pour le commerce et les services en ligne, délivrés fin octobre et concernant le troisième trimestre de cette année. Bien sûr, les progressions, qu'elles concernent les transactions ou encore le nombre de cyberacheteurs, restent élevées. Mais si le rythme général est soutenu, la croissance enregistrée en termes de chiffre d'affaires par les 22 membres du panel de l'association - panel qui regroupe des sites parmi les plus importants et les plus anciens du marché - connaît depuis le début de l'année une légère baisse de régime. Avec des pourcentages supérieurs certes à 20%, mais inférieurs à ceux connus en 2006. Les premiers signes de la maturité du secteur, selon les analystes de PricewaterhouseCoopers qui réalisent l'étude barométrique pour l'association. Un avis qui ne saurait trop surprendre, car la courbe de vie du e-commerce n'échappe pas aux lois classiques de tout marché. Tout en sachant qu'il existe encore des réserves de croissance importantes qui repoussent assez loin les limites de l'expansion. Néanmoins, une autre donnée issue de ces résultats demande réflexion. Elle concerne l'un des indicateurs -clés de l'activité e-marchande, à savoir la confiance des internautes dans l'achat en ligne. Une confiance qui n'a progressé que de trois points (passant de 59 à 62%) entre les troisièmes trimestres 2006 et 2007. Là encore, ce ralentissement peut être interprété d'une double façon. Un signe naturel d'arrivée prochaine en haut de la courbe ou l'indice d'une manifestation plus profonde? Pourtant, les e-commerçants n'ont pas ménagé ces derniers temps leurs efforts en matière de sécurisation des paiements, de renforcement de la fiabilité de leur système logistique, d'amélioration de leurs services après-vente et/ ou de relation client... Plus que l'évolution du chiffre d'affaires, c'est cet indice qu'il va falloir surveiller de près dans les prochains mois.

Par François Rouffiac, directeur de la rédaction