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Symbolique

Publié le par

@ © Marc Bertrand

L'élection par les lecteurs d'E-commerce de Michel Campan - qui oeuvrait alors chez Lancôme et travaille désormais chez Dior Couture - en tant qu'Homme de l'Année 2008 est symbolique à plus d'un titre. Tout d'abord parce que, au-delà des qualités de l'homme et de son professionnalisme, c'est le représentant d'une marque qui a été couronné. Et non celui d'un site e-commerce «pur et dur». Et pourtant, les présélectionnés en la matière étaient tous de grande qualité. Symbolique donc de l'ouverture de plus en plus large de l'univers du commerce électronique, qui va bien au-delà des distributeurs, qu'ils soient pure players, VADistes ou enseignes généralistes et spécialisées. Qui plus est, cette marque appartient à un univers dont on sait qu'il a été pour le moins réticent, sinon hostile, au passage sur le Web. Pour bien des raisons allant au-delà de la sélectivité de l'un de ses modes de distribution. Mais aujourd'hui, quelle marque de luxe pourrait se permettre d'en être absente? Même si toutes les problématiques, de transposition d'image en particulier, ne sont pas encore résolues. Symbolique enfin, de la place occupée par ce fameux Web 2.0, où notre lauréat a pris le risque d'emmener la marque. Un risque couronné de succès. Si l'inventivité, l'audace et l'innovation caractérisent, entre autres, la première marche du podium, on peut aussi appliquer ces notions aux deux autres lauréats. Sous la houlette de Pierre Kosciusko-Morizet, le deuxième site d'e-commerce en termes d'audience, PriceMinister, franchit les étapes et les frontières à un rythme élevé, tout en restant fidèle à son positionnement d'achat-vente garanti. Quant à Maria Harti, elle dirige une entreprise au concept commercial 100% web, iDTGV, qui a fait de l'innovation en matière de services un axe de développement majeur. L'innovation, d'ailleurs, est bien l'une des constantes de notre autre palmarès, celui des Trophées par catégorie. Mais l'on n'en attendait pas moins d'acteurs qui disposent d'un terrain d'expérimentation aussi prometteur.

François Rouffiac, directeur de la rédaction