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Tendances décryptées par Emakina

Publié le par

AUGMENTER SA BOUTIQUE

Pour les commerces physiques, les codes 2D constituent une solution aussi riche de ressources que la réalité augmentée.

La réalité augmentée fait largement parler d'elle en 2010. Avec force de promesses de faire du mobile un miroir magique qui affiche des informations par-dessus ce que l'on voit. Pour autant, la marge d'erreur du GPS et l'incapacité à gérer la verticalité en limite le champ d'action et l'usage . C'est une des raisons qui explique l'engouement pour l'utilisation des codes barres, que ce soit les codes 2D, très tendance, ou le bon vieux code barre classique , bien mis en valeur par Castorama, notamment. Tous deux permettent d'accéder de manière simple à de l'information et d'augmenter celle qui se trouve in situ dans les rayons.

Transformer une URL en code 2D est un jeu d'enfant, et cela permet donc très facilement d'accéder à du contenu web depuis un smartphone équipé d'une application de lecture standard. Le contenu a le grand avantage d'être naturellement appréhendé par les utilisateurs. Les retours après usage sont prometteurs. Le code-barres classique permet de valoriser des données d'un cêsprket des système d'information produit bien documenté. Cependant le code doit être embarqué dans une application propre.

L'utilisateur doit être initié, car il ne comprend pas naturellement les interactions possibles.

Mais afficher de l'information est une approche bien réductrice. Imaginez un code 2D correctement mis en valeur, et il est alors possible d'accéder directement à la fan page de la boutique (ou de la marque) sur Facebook et de gagner éventuellement un coupon compensable.

Ces codes permettent également de présenter le produit et de le mettre en valeur sur les réseaux sociaux. Les clients peuvent alors échanger sur ces produits comme ils le feraient dans un rayon. Un bon moyen d'élargir son réseau.

L'E-COMMERCE DES PETITS COMMERCANTS

Magento Inc. va lancer prochainement une plateforme e-commerce en Saas, destinée aux petites structures. A l'image d'Amazon Webstore, le marché du petit commerçant fourmille d'initiatives en Saas, émanant d'acteurs et d'éditeurs importants.

Magento Inc. a mis à disposition un fonds d'1 million de dollars pour aider ces entreprises à lancer leurs boutiques en ligne. Cependant on ne connaît pas encore les conditions d'obtention de cette aide.

Il suffi t de choisir sa langue, de configurer le design de son site en drag & drop, de préparer son catalogue, de configurer son mode de paiement et de livraison pour avoir un site prêt à l'emploi en quelques minutes et en moins de 10 étapes. Magento Go constitue la quatrième déclinaison du produit.

L'offre, qui devient assez complexe, s'adresse aux petits commerçants de toute taille.

Il sera possible de rajouter ses propres fonctionnalités à Magento Go via l'installation d'application. Magento Inc. lancera en même temps Magento Go Platform (PaaS), qui deviendra une plateforme de développement utilisable pour l'ensemble des versions. Magento Go Platform devrait avoir un fonctionnement proche de Force com, qui permet de créer des Apps pour Sa les force. Malgré tout, la prise en main d'une boutique Magento Go est assez complexe. Un petit e-commerçant peut avoir du mal à s'y retrouver, à moins que l'administration de la plate-forme soit bridée afin d'être plus simple d'utilisation, avec des limitations à l'avenant. Toutes ces offres sont donc de belles opportunités de services d'accompagnement et de formation.

MES CLIENTS SONT AUSSI DES VENDEURS

Si la fi délité est bien récompensée de nos jours, pourquoi la cooptation et l'influence, qui constituent des sources de ventes indirectes , ne le sont-elles pas?

A l'heure des influenceurs, des ambassadeurs et de la recherche de fidélisation à tout crin, à l'heure où l'on recherche l'engagement du client sa loyauté et même sa contribution créative et innovatrice, récompenser son client sous forme de points apparaît un peu insuffisant. Il faut d'abord commencer par envisager le commerce différemment. Et penser son client comme un être social et susceptible de partager, et non comme un consommateur individualiste et autocentré. Déjà, en son temps, Zlio avait montré qu'une part notable des blogueurs était favorable à l'idée de devenir des revendeurs.

Depuis, le statut d'auto-entrepreneur est passé par là et les influenceurs se sont transformés en force de vente externalisée. Cela est quasiment devenu un marché et un terreau pour de nouvelles approches de fidélisation. On citera ainsi Achatvip.com. Sur ce site, les personnes qui mettent au courant leurs amis de leurs achats sur Facebook reçoivent une rétribution en cash, si cela débouche sur une vente. Dans un autre genre, Unilever a su, au Benelux, impulser le troisième plus grand réseau social du territoire, Yunomi, où un public majoritairement féminin voit son activisme gratifié de coupons de réduction compensables en caisse dans les réseaux de distribution!

Le client idéal d'aujourd'hui n'est pas juste un consommateur fidèle c'est un client qui fabrique des clients. Le rémunérer en fonction des ventes qu'il engendre irait de soi. A fortiori, si cela cultive son penchant à acheter des produits de la marque.

Alexis Mons, VP Strategy, Nicolas Vabre, Web Innovation
Contact: Pascal Joseph, E-mail: pjo@emakina.fr