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Verticalwine cherche 10 à 20 MF pour éviter la chute libre

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Sans parler de bilan, Richard Pommier, fondateur du site de négoce de vins entend tirer, rapidement, les enseignements de ses cinq premiers mois d'activité.


Lancé au mois d'octobre 2000, le site Verticalwine (www.verticalwine.com) se présente comme un outil de négociation et de transaction destiné aux professionnels français du vin. En effet, le service ne se contente pas de mettre en relation les producteurs de vins et les acheteurs (chaînes d'hôtels, restaurants, cavistes, restauration collective, PME...). Objectif du site : centraliser les besoins des producteurs pour obtenir un meilleur service à moindre coût. Le prix à payer par les fournisseurs pour cette tranquillité : une commission de 10 % sur chaque transaction. Le site n'a pourtant pas suscité l'adhésion des professionnels du milieu vinicole puisque depuis ses débuts, il n'a séduit que 88 fournisseurs, proposant plus de 400 références, principalement des vins jeunes de moyenne gamme.

Atteindre 5 000 références fin 2001


Les acheteurs, une dizaine en tout et pour tout, ont généré un chiffre d'affaires de 2 millions de francs sur les 3 mois d'activité en 2000. Plusieurs freins expliquent la lenteur de développement du service. Tout d'abord, les acteurs de la filière viticole ne se sont pas massivement connectés : 25 % à 35 % le seraient selon Richard Pommier qui précise que le secteur rattrape néanmoins rapidement son retard. De plus, le fondateur du site estime que pour augmenter le volume de transactions, il faudrait enrichir rapidement l'offre française et proposer dès la fin 2001 au moins 5 000 références pour atteindre un chiffre d'affaires d'au moins 20 millions de francs. « Un objectif raisonnable au vu des premiers mois d'activité de cette année » estime Richard Pommier. Surtout si Verticalwine réussit sa prochaine levée de fonds : 10 à 20 millions de francs qui devraient, dans le meilleur des cas au mois de juin, servir majoritairement à financer le recrutement d'une équipe commerciale qui sillonnera les propriétés pour vendre le concept de Verticalwine. Dernier frein et non des moindres : l'économie du service. « Les producteurs semblent réticents à verser un taux de commission, pourtant compétitif ; ils ont l'impression que cela alourdit leurs charges », indique Richard Pommier. Ce dernier réfléchit actuellement à un nouveau modèle économique pour la société. Plusieurs pistes sont à l'étude : évidemment la diminution du taux de commission, un abonnement à des services connexes comme par exemple les enchères. Pour autant, Richard Pommier estime que Verticalwine n'est pas dans une situation désespérée. Au contraire, les perspectives du marché lui semblent alléchantes : « aujourd'hui quasiment inexistant, le marché du vin en B to B sur Internet représentera 15 % des transactions dans 4 ans et Verticalwine compte bien, d'ici là, devenir un acteur européen majeur avec une part de marché de 10 %. »