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Vestiaire Collective, une plateforme chic & mode

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MODE. Changement de nom, ouverture du site à l'international, la plateforme sociale Vestiaire Collective accélère son développement.

 

Nouvelle identité

Le changement de nom du site, anciennement baptisé Vestiaire de copines et renommé Vestiaire Collective répond à un objectif de croissance à l'international. Et notamment au Royaume-Uni, dans un premier temps, où le site vient d'être lancé. « Il nous fallait internationaliser notre nom », souligne Fanny Moizant, cofondatrice du site en charge du marketing. Dont acte. Un site anglais a été lancé sous le patronyme Vestiaire Collective, avec la possibilité de payer en livre sterling. Parallèlement, un site «monde» a également fait son apparition. Les paiements y sont effectués en euros. « Des commandes arrivent depuis le monde entier, du Japon notamment », souligne Fanny Moizant. Au deuxième semestre 2012, c'est le marché américain qui devrait être attaqué. En moyenne le portail enregistre 650 000 visites uniques par mois pour un volume d'affaires généré en ligne de 10,5 millions d'euros en 201 1 . Quant au panier moyen, il est compris entre 280 et 290 euros. Un bon reflet des ventes réalisées majoritairement sur des articles haut de gamme et de luxe.

Du C to C aux produits neufs

La refonte du site Vestiaire Collective a été réalisée étape par étape, du graphisme aux différentes fonctionnalités proposées en ligne. Sur le site, cohabitent une activité de C to C, majoritaire, et une activité de vente de collections neuves, représentant 5 % du CA. « Elle a vocation à être développée pour coller au marché de la mode et à ses attentes », explique Fanny Moizant, cofondatrice de Vestiaire Collective. Sur son coeur d'activité, le C to C, le modèle économique du site reste relativement classique: une commission sur les ventes est prise quand une transaction a lieu entre vendeur et acheteur, de l'ordre de 25 %. Originalité cependant, le portail contrôle systématiquement les articles proposés à la vente, et «30 % sont refusés », précise Fanny Moizant. Une fois l'article validé, l'internaute l'envoie à Vestiaire Collective où une vérification des produits est réalisée. Ce contrôle interne reste la marque de fabrique du site. « Il est important d'être fiable à 100 %, surtout quand il s'agit d'articles de luxe », explique Fanny Moizant. Un travail de fourmi, donc, qui nécessite une logistique sans faille et permet d'engager le site dans une réelle démarche de qualité. Pour faire cohabiter les différents produits, les articles neufs sont vendus soit avec les produits d'occasion soit dans un onglet dédié baptisé «Mini Séries». « Sur les ventes d'articles neufs, nous recherchons des exclusivités web ou des exclusivités produit », précise Fanny Moizant. Actuellement, pas moins de 50 000 articles sont vendus en ligne.

Plateforme communautaire

L'outil de commentaires sur le site est l'un des piliers fondateur de «Vestiaire de copines» rebaptisé «Vestiaire Collective». En fait, le site a d'abord été conçu comme une plateforme sociale pour servir le business. « Nous sommes partis du constat qu'il n'existait pas de plateformes simples dédiées à la mode », explique Fanny Moizant, cofondatrice du site. Dans la philosophie du portail, la communauté est le meilleur ambassadeur de la marque, son meilleur vendeur. Et cela marche. Actuellement le site compte 770 000 membres, des passionnés qui achètent, vendent, commentent... De plus, la plateforme est, sans surprise, présente sur les principaux réseaux sociaux à l'instar de Facebook, Tumblr, Twitter, Pinterest... Pour mettre toute la stratégie sociale au diapason, deux community managers optimisent quotidiennement les réseaux sociaux en interne. Lancé en octobre 2009, le site compte aujourd'hui 48 salariés, avec des antennes au Royaume-Uni, et aux Etats-Unis ou les équipes sont en cours de recrutement. Enfin, pour animer la communauté, un onglet «We love» permet à l'équipe de stylistes de Vestiaire Collective d'aller chercher les produits les plus «tendances» du moment et de les «éditorialiser« en ligne « Le but est d'enrichir l'expérience utilisateur avec toujours plus de contenu», conclut Fanny Moizant.