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Woodbrass, une croissance sans fausse note

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Avec près de 25 000 références vendues, le site marchand d'instruments de musique Woodbrass ambitionne d'atteindre 30 millions d'euros de chiffre d'affaires à la fin 2010. Le portail veut aussi se développer à l'international.

Woodbrass, site de vente en ligne d'instruments de musique, est né d'une passion. En voyage aux Etats-Unis, en 1999, Christophe Chauvin découvre un temple de l'instrument à vent, commercialisant des milliers d'articles. Il décide, sur le champ, de dupliquer le modèle en France et s'associe à l'Américain, Dennis Bamber.

Génération Internet

Dès le début, le Web occupe une place centrale dans le projet. Les entre preneurs lancent un site en flash et ouvrent un magasin parisien (rue du Conservatoire). Un concept novateur pour l'époque, car ils croient au potentiel de l'e-commerce. Mais le véritable décollage intervient en 2002. Hubert Chauvin, frère du fondateur, rejoint l'aventure pour développer le canal des ventes sur Internet. Les deux frères ont fait le Conservatoire, l'un en hautbois, l'autre en saxophone. Ils connaissent la musique et sont dotés d'un sens des affaires et d'un pragmatisme certains. « Nous avons dû trouver à chaque étape des moyens pour financer notre croissance, car nous n'avions pas d'argent », se souvient Christophe Chauvin. Dès 2002, ils vendent leurs produits sur eBay, notamment des instruments français sur la version américaine du site. Mais, rapidement, Woodbrass migre vers une plateforme

OS commerce, « moins esthétique, mais plus efficace pour les ventes en ligne », estime Hubert Chauvin. En même temps, la gamme passe de quelques centaines à plusieurs milliers de références, toutes disciplines confondues. Résultat? Le site se hisse, dès la première année, en 5e position des plus gros vendeurs de guitares en France. Pas moins de 25 000 références d'instruments figurent sur le catalogue en ligne (hors partitions), un choix colossal par rapport au réseau physique. « En France, ce marché représente 600 millions d'euros. Il est proche, en volume, de celui du fer à repasser. Il s'agit d'un petit marché de spécialistes », analyse Christophe Chauvin. Pour croître, Woodbrass.com se tourne vers d'autres pays. Si le marché français représente 90 % du chiffre d'affaires, l'Allemagne, l'Espagne et la Belgique sont désormais de nouvelles terres de prédilection. Alors en 2009, lorsque son associé américain et action naire majoritaire lui annonce avoir signé un mandat de vente pour ses parts, le Français fait appel à un fonds d'investis sement (Ciclad), qui place plus de 3 millions d'euros dans l'entreprise, dont 1 million en augmentation de capital, pour financer cette croissance.

Jouer le communautaire

Pari réussi. Le site poursuit sur le chemin de la croissance rentable. Et la dimension communautaire du portail est au centre des innovations. « Nous sommes sur un marché de prescription. Les conseils des professeurs de musique sont importants pour notre activité », explique Hubert Chauvin. La nouvelle version du site, lancée le 21 juin 2010, jour de la fête de la Musique donne le la. Son cahier des charges? « Faire entrer le musicien dans un univers qui lui est propre », explique Christophe Chauvin. Au second semestre, d'autres contenus seront développés: des conseils d'achats via près de 500 vidéos (visites d'usines, démonstrations de produits, interviews de musiciens, etc.) . Présent sur Facebook et Twitter, Woodbrass.com fourmille d'idées et de projets. « Nous avons encore de grandes choses à faire sur Internet », résume Christophe Chauvin. Une ascension à suivre...