Relation Client Magazine N°80 - 01/04/2009 - JEROME POUPONNOT
Trois temps forts ont rythmé la carrière de Thierry Chamouton. Le premier est marqué par des activités universitaires, le deuxième par la découverte de l'industrie et le troisième par son entrée dans l'univers des services. Le tout guidé par la sincérité et la passion.
Diplômé d'un doctorat en économétrie (recherche mathématique en sciences économiques), Thierry Chamouton attaque sa carrière professionnelle par des activités intellectuelles et littéraires. En effet, entre 25 et 27 ans, il enseigne la microéconomie et l'économétrie à l'université, publie deux livres et devient chroniqueur économique au Monde. Il écrit également dans Le Grand Larousse Encyclopédique des articles à caractère économique. Loin de se satisfaire de cette première partie de carrière, il s'interroge alors pour mettre en pratique ses idées. «Au lieu de penser les idées du monde, il serait tout aussi bien d'essayer d'appliquer ses idées au monde», estime-t-il à l'époque.
En 1984, Vittel lui propose un premier défi. Maîtrisant l'anglais, il part lancer les filiales de la marque aux Etats-Unis et au Japon. Il dirige par la suite les usines de Vittel et met en place un plan de compression d'effectifs en respectant, comme il souhaite le rappeler, «une philosophie humaine et sociale, puisque les personnes, après leur départ, continuaient de toucher, pendant un certain temps, leur rémunération.» De cette expérience, Thierry Chamouton garde d'excellents souvenirs tant sur le plan professionnel qu'humain, mais également sur le plan personnel puisque l'ingénieur qualité agro qu'il recrute deviendra... son épouse avec laquelle il aura six enfants.
Thierry Chamouton profite du rachat de Vittel par Nestlé pour dresser un premier bilan de sa carrière et prend conscience que l'économie bascule progressivement de l'industrie vers le service. «Si le XX e siècle a été le siècle de l'industrie, le XXI e sera celui des services ou ne sera pas. Auparavant, pour vendre un produit, on offrait le service. Aujourd'hui, pour vendre un service, on offre le produit», constate-t-il. Durant un an, il prend le temps, affine son projet professionnel, constitue un réseau et se prépare à donner une nouvelle impulsion à sa carrière.
En 2000, le monde du service lui ouvre ses portes. Il entre chez Atos Origin où il prend la direction du premier centre de relation client externalisé de FTMS (France Télécom Mobile Service) en frappant un grand coup. Il recrute d'un seul jet, 182 demandeurs d'emploi bac +2, issus de l'ANPE de Reims, puis, surfant sur une période de croissance, 700 CDI au total, en une seule année. De cette expérience, il dit qu'il est passé d'hier - le thermalisme - à demain - la téléphonie -, sans passer par la case aujourd'hui!
En juin 2005, sa carrière prend une nouvelle dimension suite à la proposition d'un chasseur de têtes de prendre la direction de la relation client de Canal +. «A ce moment-là, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi on est chez Canal, mais pourquoi on n'y était pas avant!», souligne-t-il avec un grand sourire. Certes, même s'il était conscient de son potentiel, il ne s'attendait pas à une si belle opportunité. Une opportunité d'autant plus intéressante qu'il perçoit, à travers cette offre, l'occasion de faire basculer Canal + d'une direction des abonnements à une direction de la relation client. «Un défi qui m'est apparu très excitant, sachant que je prenais la relève d'une personne ayant contribué à la création de Canal +.» Dès son arrivée, le ton est donné vis-à-vis de ses nouveaux collaborateurs auxquels il affirme: «Je ne sais pas si autrement, c'est mieux. Mais je sais que mieux, c'est autrement.» Thierry Chamouton souhaite alors insuffler un nouvel état d'esprit au sein du groupe. Il crée un comité de direction lié à la relation client (avec une parité hommes/femmes) et apporte de nouvelles méthodes de travail. Des méthodes qui reposent sur quatre piliers: innovation, performance, passion, solidarité. Quatre idées force qui résument finalement assez bien le personnage.
1982-1984
Enseignant en micro économie et économétrie à l'université.
Auteur; chroniqueur économique au Monde. Contributeur au Grand Larousse Encyclopédique.
1984-1998
Lance les filiales de Vittel aux Etats-Unis et au Japon. Puis dirige les usines de la marque.
2000-2005
Entre chez Atos Origin pour prendre la direction du premier centre de relation client externalisé de France Télécom Mobile Service.
2005
Directeur de la relation client à Canal +.
2008-2009
Président de l'ALRS. Vice-président de l'AFRC.
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Nous sommes à 4 jours du délai maximum de livraison (60 jours). Je n'ai aucune info concernant l'expédition du produit, la commande est et reste ...
Maximus - 22/05/2012
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DE L’E-COMMERCE
RDV à Paris, le 5 juin 2012
19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
Commentaires des lecteurs (2)
L'incompétent - 09/02/2012
quelle philosophie?
Effectivement, on peut être brillant dans son parcours scolaire et obtenir des diplômes "marquants" et ne pas exister humainement!
Cette personne n'a rien à voir avec un quelconque "Service Clients" de ce grand groupe dominant qui verrouille absolument tout (à la manière d'un état totalitaire des années 30 en Europe) et qui n'a aucun respect du client. Un exemple : un client de ce groupe doit payer un numéro surtaxé pour entrer en contact avec ce pseudo "Service Clients".
ce grand penseur instruit (sic) n'aurait-il pas eu l'idée de mettre à disposition des ses clients une ligne classique (a l'époque où internet permet de téléphoner quasi gratuitement...) avec code d'accès, bref, intelligent comme il est, ce n'était pas difficile.
Enfin, il faut faire de l'argent, encore de l'argent!
Pour conclure, ce personnage n'est qu'au service d'une société libérale poussée à son extrême par tous les politiques qui nous gouvernent. Loin, très loin du rapport avec l'Humain!
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Le Vieux - 04/02/2010
Une bonne philosopie !
Un parcours exemplaire, de brillantes études, des expériences multiples et une philosophie sociale récompensée (voir VITTEL)
Pourquoi n'avez-vous pas conservé cette image humaine à Canal. Il suffit de lire tous les reproches que font vos clients lors d'une demande de résiliation d'abonnement :
Intimidation, acharnement commercial pour conserver votre clientèle, Ignorance des motifs humains de cette clientèle lorsqu'elle demande sa résiliation, des appels téléphoniques qui ne peuvent être justifiés, des courriers qui n'indiquent jamais l'origine de la demande du client, et pour clore le tout la lettre de menaces financières. Est-ce cela votre sens de l'humanité ? Il faudra me l'expliquer car comme ancien DRH je ne la comprends pas, mais je n'ai pas vos diplômes ! L'instruction n'apporte pas toujours l'intelligence !
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