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#EC1to1 Azoya parie sur l'e-commerce cross-border en chine

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Azoya est un fournisseur de solutions de cross border à destination des e-marchands qui veulent ouvrir leur e-shop en Chine. Stéphane Rouquette, managing director de la société, revient sur les débouchés de ce marché et sur l'opportunité d'y faire du business.

#EC1to1 Azoya parie sur l'e-commerce cross-border en chine

Quel potentiel représente la Chine pour un e-commerçant français ?

C'est un marché énorme. Quelques chiffres pour caractériser le contexte : la classe moyenne chinoise se compose de 320 millions de personnes. Elle ne cesse de croître et n'a qu'une idée en tête : dépenser. Les consommateurs Chinois sont autorisés à réaliser des voyages individuels à l'étranger depuis 2003 et ont pris goût à de nombreux produits occidentaux, en particulier dans le domaine de la mode, des cosmétiques et de la gastronomie. On a dénombré 122 millions de touristes chinois en 2016 ! Avec une vraie appétence pour les produits français : 20% des requêtes formulées par les consommateurs chinois portent sur des articles hexagonaux.


En quoi le cross-border répond à une forte tendance des consommateurs chinois ?

Cela permet de se rassurer sur la provenance du produit, de s'assurer que celui-ci est bien le produit original et non une copie. Car le consommateur chinois réclame de la transparence. C'est d'ailleurs dans cette optique qu'il a commencé, en 2008, à rechercher de la poudre de lait pour bébé en dehors du territoire national. Egalement, le cross border simplifie l'entrée des produits sur le marché. Néanmoins, il est important de connaître les modes de consommation des Chinois, comme par exemple le fait qu'ils soient très mobiles. Ils fonctionnent également beaucoup en réseau et sur recommandation, ce qu'ils appellent le Guanxi.


Quelle entreprise avez-vous récemment accompagné en Chine ?

Nous avons aidé l'épicerie fine française BienManger.com (10 M€ de CA) à lancer son site chinois. Notre conseil a porté sur l'identification des gammes de produits à lancer parmi les produits du catalogue français, la mise en place de dispositifs marketing et commerciaux adaptés aux gourmets chinois, le lancement technique du site internet en chinois et responsive (ainsi que l'appli sur wechat), la prise en charge de tout le process logistique de la France vers la Chine...
Quant à notre business model, il est simple : il s'agit d'une commission prélevée sur les ventes. Le démarrage du site remonte à trois mois et le fondateur de Bienmanger.com prévoit un chiffre d'affaires entre 500 000 et 1 M€ pour la première année. Ce qui sera largement réalisable vu les premiers résultats.
En juin dernier, nous avons aussi accompagné l'arrivée de La Redoute dans l'Empire du Milieu. A chaque fois, nous dédions des équipes Azoya, qui se consacrent pleinement à leur client. A date, nous comptons 250 collaborateurs.