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Atom Bank, la banque 100% mobile qui veut réinventer la banque

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Mobile, data et reconnaissance biométrique. Voilà le cocktail innovant à l'origine d'Atom Bank. Partiellement lancée en avril 2016, la banque britannique entend réinventer la relation qu'entretiennent les gens avec l'argent. Présentation.

Atom Bank, la banque 100% mobile qui veut réinventer la banque

"Inutile de se rappeler de son propre nom pour accéder à nos services. Il suffit d'avoir sa tête sous les épaules ". Malgré son large sourire, Anthony Thomson, le fondateur et président d'Atom Bank, ne plaisante pas. Disponible exclusivement sur application mobile, Atom Bank, ne se contente pas d'être la première banque britannique 100% digitale. A ce titre - qui lui a valu la 8ème place au classement 2015 des 100 acteurs de la Fin Tech les plus innovants dressé par KPMG - la société rajoute celui de première banque au monde à proposer l'authentification biométrique. Accéder à ses comptes ou transférer de l'argent est ainsi simple comme prendre un selfie ou parler dans son smartphone. Digne d'un film de science fiction, cette particularité concrétise l'ambition affichée d'Atom Bank de "réinventer la banque".

"Aussi disrupteur qu'Uber"

"L'argent, c'est de la data"

"Nous pensons avoir le potentiel d'être aussi disrupteur qu'Uber" confirme Mark Mullen, son P-dg. Loin d'être une fin en soi ou même un concept marketing, l'innovation digitale n'est pour la banque qu'un moyen de se différentier dans un secteur trusté par des acteurs brick and mortar, souvent plusieurs fois centenaires, jugés en rupture avec la nouvelle réalité de l'argent. " Pour la plupart des gens, l'argent n'est plus un produit physique; c'est de la data " pointe du doigt Anthony Thomson. Un constat, plus qu'une conviction, qui nourrit la stratégie de développement d'Atom Bank. Son ambition : devenir la première banque "télépathe". "Les banques envoient à leurs clients des relevés indiquant leurs opérations du mois dernier. Nous voulons leur envoyer des relevés sur leur activité du mois prochain" décrypte Anthony Thomson. Un fantasme mis à portée de la réalité par les avancées en matière d'analyse prédictive des données. Concrètement, il s'agit pour la banque de s'appuyer sur l'historique des transactions comme sur le profil de leurs clients pour les aider à anticiper leurs dépenses à venir.

Anthony Thomson, fondateur et président d'Atom Bank.


"Obsédée par l'expérience client"

"Nous allons étudier votre data 24h / 24, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365 détaille Anthony Thomson. Vous n'aurez-plus à le faire". Si tout le monde ne verra peut être pas d'un bon oeil ce type de promesse, Atom Bank en fait sa valeur ajoutée. Plus que customer-centric, la banque se dit - par la voix de son fondateur et directeur - "obsédée par ses clients". Pour autant, la réciproque n'est pas vraie - et Atom Bank le sait. "Les gens n'ont rien à faire de leur banque" avance Anthony Thomson. Ce qu'ils veulent, c'est pouvoir gérer leur argent". Au coeur du concept d'Atom Bank, il y a donc la promesse de pouvoir faire l'un sans avoir à "subir" l'autre. La banque promet donc d'offrir ses services en continu 24h/24 aussi bien qu'une réponse pour un prêt immobilier en moins de 24h. Pour assurer un service client en continu, la banque mise en outre sur le machine learning. Un "tchat" autonome est disponible pour répondre aux questions des clients depuis l'appli mobile. L'obsession d'Atom Bank pour ses clients passe également par le design de son appli mobile. Pour satisfaire aux attentes de tous, cette dernière offre ainsi une expérience de navigation différenciée selon que l'utilisateur soit droitier ou droitier. Dans un même effort de plaire à tout le monde, la banque a également créé 1,4 millions de logos différents avant son lancement...

30 000 pré-inscrits

Lancée en avril 2016, Atom bank propose pour l'instant une offre limité à deux offres d'épargne. Les autres services - compte courant, prêts immobiliers et autres - sont annoncés pour avant la fin 2016. Pour s'inscrire, les prospects sont invités à se pré-enregistrer sur le site de la banque en indiquant leur adresse email. Une méthode qui permet de mesurer l'appétence du marché pour ce modèle disruptif. Résultat : "Nous avons eu 30 000 pré-enregistrés, sans marketing ou campagne publicitaire, avant notre lancement" s'enthousiasme Anthony Thomson.

Propos recueillis au Digital Velocity, organisé par Tealium