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Les dirigeantes de start-up, reines des levées de fonds

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Si les femmes demeurent peu présentes dans les métiers du numérique, et notamment la création de start-up, elle s'illustrent dans l'art difficile de la levée de fonds auprès des investisseurs.

Les dirigeantes de start-up, reines des levées de fonds

Seuls 19% des fondateurs de start-up sont en fait des fondatrices, selon une étude menée par le Numa et le cabinet de Roland Berger. Alors qu'approche la journée de la femme (le 7 mars), ce chiffre ne semble pas très réjouissant. Et pourtant, ces entrepreneuses, particulièrement attirées par le secteur de l'e-commerce (pour 63% d'entre elles), progressent dans le domaine de la levée de fonds. En effet, d'après la seconde édition du baromètre "Girls in tech" les sommes récoltées par les start-uppeuses ont plus que triplé entre 2014 et 2015, pour atteindre 90 millions d'euros.

Les femmes qui entreprennent dans le numérique ne représentent encore que 15% des levées de fonds et 10% des montants levés (+41% par rapport à 2014). Le montant moyen progresse mais n'a pas encore rattrapé celui de leurs homologues masculins (2,3 millions d'euros pour les femmes, contre 3,6 millions pour les hommes). Plusieurs actrices se distinguent cependant: Fanny Moizant, fondatrice de VestiaireCollective, récolte 33 millions d'euros, Laetitia Gazel-Anthoine, créatrice de Connecthings, lève 9,5 millions d'euros et Sabine Safi, cofondatrice de 1001Pharmacies, obtient 6,5 millions d'euros.

Le profil de ces dirigeantes explique leur maturité: 40% d'entre elles comptent plus de dix ans d'expérience professionnelle au sein d'une ou plusieurs entreprises. Malgré ces victoires, certaines traditions perdurent: plus de la moitié des créatrices de start-up s'associent avec un homme, tandis que moins d'un tiers se lance en solo dans l'aventure entrepreneuriale.