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Baromètre de la Fevad : "Le smartphone, c'est le chaînon longtemps manquant entre magasins et Internet"

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La Fevad a présenté ce matin les résultats de son baromètre sur les ventes Internet au 3ème trimestre 2015. Décryptage avec Marc Lolivier, son délégué général.

Baromètre de la Fevad : 'Le smartphone, c'est le chaînon longtemps manquant entre magasins et Internet'

Que dit le baromètre de la croissance du e-commerce ?

Affichant un chiffre d'affaires de 15,5 milliards d'euros, le secteur du e-commerce a été porté, au cours du dernier trimestre, par une croissance de 15%. Un chiffre qui s'inscrit dans la continuité de la dynamique amorcée fin 2014 et qui renoue avec les résultats d'il y a 4 ou 5 ans quand bien même - et cela rend ce phénomène tout à fait spectaculaire - le marché a beaucoup évolué depuis. Cela s'explique par plusieurs facteurs à commencer par l'arrivée de nouveaux internautes qui viennent gonfler les rangs des cyber-acheteurs. En outre, le nombre des sites de e-commerce suit la courbe du chiffres d'affaires sectoriel en faisant sur la même période un bond de 15% - contre 14% ces dernières années. Cela contribue à créer un cercle vertueux : la demande augmente parce que l'offre augmente et vice-versa. Ainsi, le nombre de transactions en ligne a augmenté pour frôler les 200 millions. A noter que la croissance - du chiffre d'affaires comme du nombre d'acteurs - est en partie portée par les magasins qui sont de plus en plus nombreux à se mettre au e-commerce. Enfin, le niveau de satisfaction des clients internautes se maintient à 98%. Un chiffre très élevé qui récompense tant la qualité de service que l'innovation des acteurs.

La menace terroriste chamboule le e-commerce :

Comme en atteste la non venue à la présentation de ce matin d'un certain nombre de représentants d'enseignes, les évènements du vendredi 13 novembre bousculent le e-commerce.. à commencer par son agenda. Faut-il ou non maintenir le Black Friday ? "La dénomination pose problème" concède Marc Lolivier. Qui explique néanmoins que ce rendez-vous est non seulement identifié mais, plus encore, attendu par les internautes. Selon une étude Fevad - Médiamétrie, 84% des cyber-acheteurs avaient l'intention de profiter de cette opération de vente promotionnelle. Un plébiscite datant de la deuxième moitié du mois d'octobre (moment de la réalisation du sondage) dont la pertinence, dans le contexte actuel, pose néanmoins question. La menace terroriste peut-elle également remettre en question les projections annoncées par la Fevad sur les ventes de Noël en ligne ? Estimées à 13 milliards d'euros cette année, elles pourraient être boostées par une baisse de fréquentation des magasins physiques que pourrait provoquer la menace sécuritaire.

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Que dit le baromètre des tendances du secteur ?

Les places de marché s'affirment comme vitales au développement des pure-players avec un volume de ventes associées en croissance de 45% sur le dernier trimestre. Autre grande tendance : la vente sur Internet mobile (smartphones et tablettes) affiche, elle, une croissance de 39% sur la même période. Cela participe d'une tendance plus grande à la convergence qui concerne magasins et pure-players. A savoir que les magasins proposent de plus en plus des parcours multicanaux. Le click and connect en est un exemple. Le smartphone est devenu l'interface entre le consommateur et le vendeur - tant en ligne que dans les magasins. En quelque sorte, c''est le chainon, longtemps manquant, entre magasins et Internet. De nombreuses enseignes, y compris des magasins physiques, construisent aujourd'hui leur stratégie autour du mobile.

Le panier moyen du cyber-acheteur baisse. Bon ou mauvais signe ?

Par le passé, l'internaute se méfiait des produits trop chers et n'avait pas le réflexe d'acheter des produits peu chers sur Internet, canal réservé aux achats de gamme moyenne. Aujourd'hui, les internautes achètent presque tout en ligne : des livres aux couches. On assiste de fait à un rapprochement entre la valeur du panier online et celle du panier dans les magasins physiques. Au troisième semestre 2015, le montant moyen des transactions en ligne est ainsi de 78 euros. Cela s'explique par une diversification de l'offre. Cette tendance devrait aller croissante sur les prochains trimestres. Il sera d'ailleurs intéressant de suivre ce qu'il va se passer sur le marché de l'alimentaire qui a adopté, avec succès le drive mais qui ne fait pas encore l'objet d'une véritable offre e-commerce avec livraison à domicile ou en points relais.

Le baromètre en chiffres :

En croissance de 15%, le chiffre d'affaires du e-commerce atteignent au 3ème trimestre 2015 15,5 milliards d'euros.

Le nombre de transactions, en augmentation également, frôle les 200 millions.

A la même période, le nombre de sites marchands en ligne a lui également bondi de 15% pour un total de 178 500 sites - soit 24 000 de plus que lors du 3ème trimestre 2014.

Le montant moyen de la transaction descend à 78 euros.

Le nombre d'achats en ligne par acheteur compose ce phénomène en augmentant pour atteindre 7,4 achats par ligne par acheteur, sur le trimestre.

Les sites leaders affichent quant à eux une croissance de 12% sur le troisième semestre 2015. Soit 9 points de plus qu'à la même période en 2014. En cause : la bonne santé des secteurs de la mode, de la décoration, du sport et du jardin notamment.


Méthodologie : Le baromètre des ventes Internet de la Fevad, concernant les 178 500 sites marchands actifs, est réalisée à partir de données recueillies auprès des sites leaders participant à l'indice iCE40 (3 Suisses, Accor-Hôtels, Air France, Auchan...) et des informations communiquées par les principales plateformes de paiement.