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Dire "non" à Black Friday and co : le pari de Made.com

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Dire 'non' à Black Friday and co : le pari de Made.com

Immanquables, Single's Day, Black Friday et Cyber Monday ? A cette question qui agite la communauté e-commerce française, le pure-player a choisi de répondre par la négative. Explications de Julien Callede, co-fondateur de Made.com

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Pourquoi avoir décidé de vous positionner contre les nouveaux rendez-vous du mois de novembre ?

La norme sur le marché est de pratiquer des prix consommateurs dix fois supérieur à la valeur d'un produit à la sortie de l'usine pour soutenir une politique de promotion agressive. Chez Made.com, nous avons fait le choix contraire de proposer des prix corrects tout au long de l'année. Résultat : nous n'avons tout simplement pas les marges nécessaires ! En outre, nous sommes convaincus que ce genre d'événement est néfaste non seulement pour l'industrie - qui se retrouve pieds et poings liés à sa propre saisonnalité - mais aussi pour le consommateur. Cela entretient un système où, plutôt que d'acheter un produit au moment où le besoin s'en fait ressentir, on préfère attendre les soldes. A l'inverse, on profite des soldes pour acheter des choses dont on n'a pas besoin, juste parce que c'est les soldes.


L'année dernière, Made a dit "non" à Black Friday... en vidéo.

Vous pensez, donc, qu'il est possible pour un acteur du e-commerce d'ignorer ce genre d'événement ?

Non, je pense que c'est au contraire très difficile. D'autant plus lorsque vous êtes un distributeur et qu'il vous faut vous positionner face à la concurrence. La force qu'a Made - et c'est une conviction qui guide mes choix stratégiques -, c'est d'être une marque. Nos produits nous sont exclusifs et donc, si nous refusons de prendre part à Black Friday, aucun distributeur ne pourra les brader à notre place en même temps.

Pensez-vous que Black Friday puisse s'inscrire durablement dans le paysage du e-commerce, hors États-Unis ?

Il se passe actuellement des choses très intéressantes. En Angleterre, certaines enseignes dont Asda, la chaîne de hypermarchés détenue par Walmart, parmi les premières à marquer ce genre de rendez-vous, sont en train de faire machine arrière. Pas tant sur la partie e-commerce que sur les magasins physiques, en tout cas. Je crois que les consommateurs en ont marre de courir après la bonne affaire.



Charlotte Marchalant

Charlotte Marchalant

Rédactrice stagiaire

Intrinsèquement curieuse, j’aime notamment fouiller l’actualité internationale à la recherche d’initiatives nouvelles. Intérêts particuliers : l’innovation [...]...

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