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Fraude en ligne : les e-commerçants doivent davantage se fédérer

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Une étude menée par l'Acsel et Cybersource dresse un état des lieux sur la fraude en ligne dont sont victimes les e-commerçants français, et sur les solutions qui existent afin de lutter contre ce phénomène.

Fraude en ligne : les e-commerçants doivent davantage se fédérer

Les e-commerçants français auraient-ils systématiquement un train de retard sur les fraudeurs en ligne ? Et de quelle manière peuvent-ils lutter efficacement contre les fraudes ? Deux épineuses questions auxquelles ont tenté de répondre l'Acsel et Cybersource, filiale de Visa et fournisseur de solutions de paiement e-commerce à travers une vaste étude menée auprès de grands cybermarchands français.

Car le constat est sans appel, certaines entreprises n'ont pas encore mis en place des mesures de contrôle et de gestion visant à appréhender et traiter globalement l'impact de la fraude. Et c'est un problème puisqu'en France le taux de fraudes en ligne augmente depuis 2007 et a enregistré une hausse de 20 % en 2011.

En effet, les fraudeurs ont recours à des techniques de plus en plus sophistiquées, qui rendent leurs transactions plus "propres" et, par conséquent, plus difficiles à détecter.

"Il est primordial d'instaurer un climat de confiance entre e-commerçants et e-acheteurs, explique Pierre Alzon, président de l'Acsel. Ces derniers sont bien protégés, à la fois par le site marchand, et par le système bancaire.

Néanmoins, il faut que les marchands soient plus solidaires entre eux, échangent davantage, et travaillent ensemble dans une forme d'intelligence collective contre la fraude. Et ceci afin que l'eco-système du digital continue de croitre sans être pollué par ce fléau".

En effet, entre 25% et 40% des sites sondés n'ont pu fournir d'unités de mesure précises ni d'indicateurs de performance, y compris des taux de vérification des transactions. Cela rend ainsi encore plus difficile leur compréhension du phénomène de la fraude dans son ensemble, et l'optimisation de leurs opérations en conséquence.

Par ailleurs, neuf sites interrogés sur dix (94%) vérifient manuellement les transactions suspectes, mobilisant ainsi d'importantes ressources, avec un impact potentiellement négatif sur l'expérience client. Pire encore, plus des deux tiers (68%) des transactions vérifiées sont finalement validées

Le rapport suggère ainsi que les sites marchands français devraient adopter une approche plus globalisée, de bout en bout, de leurs processus de gestion de la fraude. Car en dépit des équipements dont ils disposent pour lutter contre les fraudeurs, "il n'existe pas de système à 100% prédictif contre ce phénomène, déplore Patrick Flamant, directeur France de Cybersource.

Par ailleurs, il y a une banalisation des nouvelles technologies partout dans le monde, et davantage de moyens d'y accéder. Un ordinateur ne coute plus très cher à l'achat, les transactions frauduleuses peuvent être réalisées à l'autre bout du monde, et in fine le ROI d'un fraudeur en ligne devient plus élevé que celui d'un trafiquant de drogue".

Fraude "propre" et fraude "amicale", les principales menaces

Deux grandes catégories de fraude co-existent. La fraude dite "propre" représente la principale menace. Elle implique des fraudeurs aux méthodes de plus en plus sophistiquées qui fournissent des données de transaction correctes et complètes, difficiles à détecter. Le présent rapport revient plus en détail sur l'impact de la fraude " propre " dans les sections suivantes.

La fraude amicale est une tendance observée parallèlement qui consiste pour le consommateur à effectuer un achat en ligne authentique avec sa carte de paiement puis à effectuer une répudiation auprès de la banque émettrice au motif qu'il n'a pas reçu les biens ou les services.


Exemples de fraudes :

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