M-commerce : de fortes disparités à l'échelle mondiale

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Une étude réalisée par l'e-commerçant japonais Rakuten révèle des différences notables de comportements d'achat sur mobiles, tablettes comprises, selon les régions du monde.

M-commerce : de fortes disparités à l'échelle mondiale

Le géant japonais de l'e-commerce Rakuten (propriétaire de PriceMinister), a dévoilé les résultats d'une étude mondiale sur la consommation mobile, dont l'un des principaux enseignements est l'adoption notable du m-commerce par les pays orientaux. En effet, les consommateurs des pays d’Extrême-Orient seraient ainsi deux fois plus enclins que leurs homologues occidentaux à faire des achats à partir de leur smartphone. Plus concrètement, 15 % des Indonésiens et 13 % des Thaïlandais réalisent des achats depuis leurs mobiles, contre à peine 8 % des Américains et des Britanniques, et seulement 5 % des Français.

Interrogés sur les raisons qui poussent un consommateur à acheter sur un ordinateur, qu'il soit fixe ou portable, plutôt que sur un téléphone mobile, les sondés évoquent avant tout "la perception d'une expérience de moins bonne qualité sur mobile". En Europe, les Britanniques et les Français soulignent leur inquiétude concernant la sécurité d'achat sur les mobiles. Selon Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur de PriceMinister, "chez PriceMinister, une société du groupe Rakuten, nous avons constaté une augmentation de près de 200 % du trafic à partir de terminaux mobiles ces 12 derniers mois ; mais il reste toujours un fossé à combler entre navigation et acte d’achat."

Par ailleurs, l'étude s'est penchée sur l'analyse des ventes sur tablettes. Et en dépit de l'augmentation fulgurante des ventes de tablettes, notamment en Europe de l'Ouest, c'est en Asie que le champion du t-commerce se fait remarquer ; plus précisément, il s'agit de la Thaïlande. Les tablonautes y sont 35 % à réaliser des achats, contre 18 % pour l’Italie, et seulement 9 % et 7 % d’adoption pour les marchés français et allemand. Preuve que pour les sites marchands français, il reste une belle marge de progression.