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En 2017, LeBonCoin mise sur le paiement et la publicité

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Pour ses 10 ans, le groupe LeBonCoin s'offre de nouveaux locaux, un lab d'innovation et plusieurs services, y compris en BtoB, tout en cherchant à se diversifier par des acquisitions ou l'incubation de startups. Bilan d'une année satisfaisante avec 33% de croissance, et perspectives pour 2017.

Antoine Jouteau lors de la présentation des résultats 2016 de LeBonCoin

Antoine Jouteau lors de la présentation des résultats 2016 de LeBonCoin

C'est dans des locaux neufs que LeBonCoin présentait ce 23 février son bilan pour 2016 et ses perspectives pour 2017. Pour ses 10 ans, le site d'annonces s'est installé dans un ancien grand magasin de tissus et de meubles, mais cherche plus que jamais à garder son esprit start-up : une organisation agile, sans poste fixe pour les employés ; un lab d'innovation ; un accélérateur de startups ; de nouvelles fonctionnalités pour toucher une audience mobile qui représente désormais 65,5% de son trafic.

1er site d'annonces immobilières et automobiles

Avec une croissance de 33% l'an passé à 240 millions d'euros de chiffre d'affaires (pour un excédent brut d'exploitation de 60%), le 4e site français en audience (25,8 millions de visiteurs uniques par mois) va vite être à l'étroit. "Nous venons à peine de nous installer, mais je crains que ce ne soit déjà trop petit pour nous" plaisante Antoine Jouteau, un directeur général qui prévoit de dépasser le cap des 600 employés avec 160 embauches en 2017.


Référence dans l'emploi, l'immobilier et l'automobile avec respectivement 51 et 71% de toutes les annonces publiées en ligne sur ces deux derniers secteurs, Antoine Jouteau ne cache pas son ambition de se diversifier, quitte à passer par des acquisitions externes. En septembre 2016, MachinezryZone et Agriaffaires, des sites d'annonces spécialisés dans la bâtiment et l'agriculture, ont rejoint le groupe. En 2017, le tourisme et le voyage sont prioritaires, avant les services.

Un lab et un accélérateur de start-up

Mais le groupe n'oublie pas d'innover par lui même. Deux services issus de son lab d'innovation étaient présentés : Swipsi, une application dédiée à la mode et aux accessoires féminins, qui permet de prendre en photo ses articles et laisser la reconnaissance d'image créer l'annonce, ce qui sera également possible un jour sur LeBonCoin. 3 millions d'articles y sont déjà proposés à la vente.

leDénicheur, version française de Prisjakt, le comparateur de prix de Schibsted dont LeBonCoin est une filiale, référence déjà 2,8 millions de prix pour 330 000 produits. "Nous voulons rester neutres, ce qui n'est pas toujours le cas" de ce type d'outils, commente Antoine Jouteau, qui évoque tout de même un programme premium pour des annonceurs "clairement identifiés".

La publicité est un levier de croissance important pour la 4e régie de France. L'Atelier Business, un service de création de publicités géolocalisées en self service est ainsiofficialisé. 1500 TPE/PME utilisaient déjà l'outil en bêta test. Alors que 10% des annonces sont issues de professionnels et que 500 000 d'entre eux utilisent ses services payants, LeBonCoin dévoile un premier portail BtoB, leboncoinpro.fr qui regroupe l'ensemble de ses offres.


Enfin, le premier bénéficiaire du programme d'accompagnement sur 6 mois de startups a été dévoilé : PayCar, une solution de paiement sécurisée pour voiture d'occasion qui a levé 1,3 million d'euros en novembre dernier et auprès de qui LeBonCoin pourra prendre une participation prioritaire.

Une messagerie pour fidéliser et bientôt payer ?

De quoi faire du paiement en ligne l'une des grandes attentes pour 2017, alors qu'un service de messagerie cross-device, déjà annoncé en 2016, sera lancé l'été prochain.

"C'est un premier pas vers un modèle transactionnel" commente Antoine Jouteau, pour qui un service de paiement via la messagerie trouve un intérêt pour les ventes auto ou voyage. De là à une réorientation du business model ? "La plateforme restera gratuite pour les particuliers, c'est une option que nous proposons" élude le directeur général.

Mais avec 18 millions de Français qui ont vendu sur sa plateforme l'an dernier pour 16 millions d'acheteurs, le paiement en ligne est un axe de développement incontournable pour la plateforme, qui cherche désormais à fidéliser ses audiences en améliorant l'expérience client.