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Catherine Gotlieb, vice-présidente de l'IAB: le marché français de l'e-pub est très créatif

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En marge d'une conférence organisée sur les recommandations de l' IAB sur les formats publicitaires, Catherine Gotblieb, vice-présidente de l'IAB, nous livre sa vision de l'évolution de l'e-pub.

Catherine Gotlieb, vice-présidente de l'IAB: le marché français de l'e-pub est très créatif

Quelles sont les grandes innovations concernant les formats cette année?

Beaucoup d'éléments bougent en permanence concernant les formats de l'e-publicité. Il y a une large place à donner cette année à l'In Stream, qui n'est pas un format mais plutôt un mode de fonctionnement. Les formats ont leur importance et leur intérêt mais je trouve que ce qui est intéressant est davantage la créativité et l'interactivité. Aujourd'hui un format est un véritable "pull d'information". Cela signifie qu'on n'est plus dans quelque chose de linéaire mais que, via un format d'e-publicité, on peut acheter, trouver du brand content, s'informer, etc...Il y a une globalité du surf à l'intérieur même des formats publicitaires. C'est une évolution naturelle...

L'e-pub est-elle en train de changer?

Aujourd'hui tout est inventé dans l'objectif de donner à la fois plus d'informations et de capacité de surf à l'internaute, tout en respectant son cheminement. Il y a plus d'informations, de jeux, d'interactions et un mélange qui aboutit à une véritable intégration des marques au sein des publicités. La vidéo a également été un grand bouleversement.
Il y a quelques semaines nous avons rencontré Fleur Pellerin concernant le "Free gate", le blocage des publicités par Free. ll est notamment ressorti de ces échanges que la publicité est une source d'information au milieu des autres. Elle permet à l'internaute de découvrir des produits et services et d'avoir une connaissance au delà de l'offre promotionnelle...

Comment se situe le marché français par rapport à ses voisins ?

Il est paradoxal comme toujours. Il est à la fois très créatif car nous avons des agences dynamiques et en même temps toujours enfermé dans ses lois...On ne peut pas -par exemple- faire de publicité pour l'alcool, etc...Pour autant, il y a un lâcher prise sur Internet qui ne peut pas exister ou difficilement sur les autres média. Cette créativité vient du fait qu'il y a à la fois de très grandes agences mais aussi des plus petites ou moyennes qui apportent un ferment créatif important...C'est davantage sur l'aspect technique que le marché français doit regarder en direction de ses voisins européens, anglo-saxons plus particulièrement...

Quelle est la campagne digitale qui vous a le plus marqué...

Cette année nous n'avons pas de campagne culte comme celle de Tipp-Ex, de Buzz Man qui avait absolument tout raflé il y a quelques années...Cela signifie peut être qu'aujourd'hui le simple fait d'être drôle ou décalé ne suffit plus...On remarque aussi que, de plus en plus, les grandes marques commencent à utiliser le workflow de leur campagne traditionnelle pour en faire une exécution digitale.




Comment voyez-vous le marché de l'e-pub en 2013 ?

Le marché de l'e-pub va continuer à tirer son épingle du jeu car nous sommes encore dans une période de forte digitalisation et que le digital ne pèse toujours qu'environ 12 % des investissements publicitaires globaux. Mais le marché est atomisé et protéiforme. Parmi cette masse d'acteurs, certains s'en tireront mieux que d'autres...