Une association va défendre les intérêts des e-marchands au niveau européen

Publié le par

Réunissant organisations professionnelles et entreprises, l'association E-commerce Europe se donne pour missions principales de peser sur les décisions de Bruxelles et de rendre plus efficace l'e-logistique européenne.

Une association va défendre les intérêts des e-marchands au niveau européen

Sept. C’est le nombre de pays représentés par leur fédération e-commerce au sein de la toute nouvelle association E-commerce Europe. « C’est un chiffre porte-bonheur », plaisante Marc Lolivier, membre du comité exécutif de cette entité paneuropéenne qui veut faire entendre les intérêts des e-marchands à Bruxelles.

Le délégué général de la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance) espère néanmoins que d’autres organisations professionnelles rejoindront l’aventure, démarrée l’an dernier.

La mise en place de l’association a répondu à une urgence devant « les nuages qui s’amoncellent », selon les mots de Marc Lolivier : communication de la Commission européenne sur le paiement, directive sur les droits des consommateurs, règlement sur la protection des données… « C’est une étape importante. Un signe de maturité de la part du secteur mais aussi une volonté de se structurer et de défendre ses intérêts au niveau européen », explique Marc Lolivier, qui affirme que l’initiative a reçu un « écho positif dans toute l’Europe ».

Mais E-commerce Europe ne souhaite pas se limiter aux seules questions réglementaires. L’un de ses champs d’intervention importants est l’e-logistique. L’association projette ainsi de dresser un inventaire de ce qui est nécessaire au fonctionnement efficace de la logistique européenne, à l’heure où de nombreux acteurs misent sur un développement rapide sur le continent. Autre grand chantier : l’harmonisation des mesures des données de l’e-commerce. L’enjeu est d’avoir des “informations comparables” et d’“encourager des pays qui n’ont pas encore de mesure” à s’en doter.

"Coup d'envoi" à Barcelone

La Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède travaillent à l’élaboration d’E-commerce Europe depuis septembre 2011. Une réunion s’est tenue à Paris le 17 février pour en dessiner les contours. Le comité de préfiguration, représenté par la France, le Danemark et les Pays-Bas, est chargé d’élaborer les statuts avant la fin du mois de mai. Mais le “coup d’envoi” sera donné au Global E-Commerce Summit, qui se tient à Barcelone du 4 au 6 juin. L’association y organisera trois préconférences sur l’e-logistique, l’e-paiement et la vie privée en ouverture de congrès. Le premier conseil d’administration d’E-commerce Europe y sera organisé, au cours duquel seront élus les membres du bureau, dont un président et deux vice-présidents.

La représentation des différents pays au conseil d’administration sera pondérée selon la taille des marchés. À noter que l’association n’accueille pas seulement des organisations représentatives mais aussi des entreprises, qu’elles soient prestataires ou sites e-commerce. Les entreprises présentes dans plusieurs pays européens peuvent devenir membres à part entière. Les prestataires de l’e-commerce sont membres associés. En outre, les entreprises qui ont un lien avec le secteur de l’e-commerce européen peuvent s’inscrire en tant que partenaire. Une vingtaine de ces partenaires commerciaux ont déjà signé leur adhésion, parmi lesquels les Allemands GfK Group et Hybris. « Nous voulons faire d’E-commerce Europe un projet ouvert, solidaire, le plus œcuménique possible », résume Marc Lolivier.