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[Étude de cas] Mini Toupet, le site marchand bien en selle

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La sellerie Mini Toupet est une boutique en ligne de matériel d'équitation pour mini-chevaux, poneys et shetlands. Sa jeune créatrice, Priscilla Rascol, a fait de sa passion pour le cheval une jeune entreprise pleine de promesses.

[Étude de cas] Mini Toupet, le site marchand bien en selle

"Travailler dans l'univers équestre, c'était une évidence au vu de ma passion pour le cheval", souligne la fondatrice de la sellerie en ligne Mini Toupet, Priscilla Rascol. En effet, dès l'âge de 14 ans, cette cavalière émérite oriente ses études vers cette discipline, en effectuant des stages dans différentes structures équestres." Après mon installation en Picardie, j'ai acheté un poney mais il était difficile de trouver du matériel adapté aux petits équidés", indique la jeune créatrice de 27 ans.

C'est alors qu'une amie lui propose de racheter sa propre sellerie consacrée aux poneys et aux petits chevaux. Le projet ne se concrétise pas mais Priscilla Rascol décide de créer sa propre société. À l'époque, il n'existait que deux boutiques en ligne sur toute la France dédiées aux poneys et mini-chevaux. Aussi en juillet 2014, elle lance Mini Toupet, son site marchand. "J'ai choisi le Web car j'avais pu constater par le biais de la sellerie de mon amie les difficultés d'un magasin physique. La boutique en ligne me permettait en plus d'avoir des clients sur toute la France, mais aussi en Suisse et en Belgique", explique la dirigeante. Cependant, elle avoue avoir eu quelques difficultés à maîtriser tous les aspects de son site. "J'ai effectué des stages de formation sur le référencement naturel."

Un site bien accompagné

Priscilla Rascol démarre son activité avec un capital de 15 000 euros. Elle a bénéficié de l'accompagnement de France Active, et de 9 000 euros de financement. "Ces aides m'ont permis de lancer mon site rapidement et de démarcher des fournisseurs qui exigeaient des commandes importantes et donc de la trésorerie", détaille l'entrepreneure. Aujourd'hui, elle collabore avec une quinzaine de marques principalement européennes, dont trois françaises. "Au départ, j'ai sélectionné celles que je connaissais. Puis, j'ai recherché des produits qui n'étaient pas présents sur le marché français." Un démarchage"un peu compliqué", note la fondatrice. J'ai mis plusieurs mois pour obtenir mon numéro de TVA et les professionnels vous le réclament avant toute transaction."

Pour sa communication, elle a privilégié la publicité, en investissant directement 2 000 euros. En parallèle, elle crée deux pages Facebook. "C'est le réseau social le plus adapté à ma clientèle et de nombreux élevages ont une page Facebook. Et j'ai des clients qui me contactent en message privé pour me passer des commandes sans passer par le site." Sa communauté regroupe au total 4 000 membres.

Un camion itinérant sous forme de boutique

La dirigeante a choisi pour sa plateforme e-commerce Shop Application, située à Brest. "C'était celle choisie par la sellerie que je pensais acheter." Elle investit 1 200 euros, avec un abonnement mensuel de 30 euros."Pour ma logistique, je propose le point relais avec Mondial Relay et je collabore avec le transporteur Geodis pour les gros colis." Le site recense près de 3 600 références. "Les catégories sont souvent saisonnières : par exemple, l'hiver les couvertures fonctionnent très bien et l'été ce sont les anti-moustiques." Le panier moyen oscille entre 50 et 75 euros. Si l'application mobile n'est pas d'actualité, Mini Toupet est néanmoins en responsive design.

Sa clientèle est composée à moitié de clients particuliers et de professionnels. "J'ai réussi à toucher toutes les disciplines mises à part celle dédiée au western. Je suis restée dans ce qu'on appelle l'équitation dite anglaise, celle que l'on propose dans les centres équestres."

En janvier 2015, la dirigeante a acheté un camion afin d'avoir une boutique itinérante, qu'elle a personnalisé au logo de sa marque. "Cela me permet de toucher plus de clients en parcourant les régions françaises", indique-t-elle. Elle n'a qu'un seul concurrent direct, La Halle aux minis, situé dans le centre de la France. Et chose assez surprenante, les deux femmes ont sympathisé et se donnent des conseils ! "Nous avons quelques produits en commun mais nous essayons de travailler intelligemment pour ne pas proposer les mêmes articles."

Cette année, la sellerie Mini Toupet espère prospérer en doublant son chiffre d'affaires, il était de 23 000 euros en 2015. "Et surtout j'espère me verser un salaire", dit-elle dans un éclat de rire. Et elle rajoute : "Je vais collaborer dans les prochaines semaines avec un fournisseur anglais spécialisé dans la race Welsh, notamment pour des produits destinés à des concours de beauté. Je vais pouvoir ainsi élargir ma clientèle."