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E-Commerce Paris 2014 : Le recrutement dans les start-up , une question épineuse

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Un cycle de conférences est dédié cette année aux start-up. Mardi après-midi, il était question de recrutement.

E-Commerce Paris 2014 : Le recrutement dans les start-up , une question épineuse

Toujours animée par Annie Lichtner, journaliste, la deuxième " Rookie Session " était consacrée au recrutement. Quelles sont les recettes pour créer la dream team ? Quelles sont les erreurs à éviter ?

Développeur, manager ou ingénieurs commerciaux sont sans doute les postes les plus à pourvoir dans l'e-commerce : pour recruter, il faut s'intéresser au savoir-être du candidat plus qu'à son savoir-faire, selon Vincent Redrado, fondateur de TheTops. "Pour réussir, et pour pouvoir déléguer ensuite, nous recherchons volontairement des personnes meilleures que nous."

Responsable communication chez BlablaCar, Laure Wagner conseille aux jeunes entrepreneurs de s'entourer dès le début "Ne vous lancez pas tous seuls : trouvez des confondateurs avec lesquels vous serez complémentaires." Ne pas oublier d'accompagner dès les premiers mois reste essentiel pour Claire Vinchon de Small Iz Beautiful, site d'offres d'emploi et de stages en PME.

Fondateur quant à lui du site d'emploi dédié aux métiers du numérique AzertyJobs, Edouard Saulnier note un véritable engouement pour le travail en start-up. "Les entrepreneurs seront très exigeants sur le recrutement car leur équipe sera toute leur valeur, et en même temps ils auront peu de budget."

Séverine Grégoire, qui a fondé Mon Showroom avec sa meilleure amie et n'a pas hésité à s'entourer de connaissances dans son travail rappelle l'erreur à ne surtout pas faire : "ne pas reconnaître que l'on se soit trompé sur un recrutement, et continuer avec un collaborateur avec lequel ça ne fonctionne pas."

Enfin, pour développer sa start-up à l'international, Laure Wagner de BlablaCar conseille de recruter des personnes ayant elles-même passé du temps à l'étranger et donc ouvertes à l'international.

Et les stagiaires, bon ou mauvais plan ?

Chez Mon Showroom, de nombreux stages ont débouché sur des contrats de professionnalisation ce qui reste, d'après Séverine Grégoire "un très bon moyen d'embaucher par la suite et le meilleur moyen de fonder une équipe jeune et d'apprendre ensemble".
Des stagiaires, mais pas que : "s'il y a une erreur qu'on ne commettra plus c'est de ne fonctionner qu'avec des stagiaires." assure Vincent Redrado.

Chez Mon Showroom comme chez BlablaCar, 100% des embauches se font en CDI, avec des périodes d'essai renouvelées : "Dans une start-up tout va très vite, donc on a besoin de personne opérationnelles directement. Trop de stagiaires, c'est différents niveaux d'implication." explique Laure Wagner.