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Seagale, la marque de maillots de bain hybride pour hommes

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En 2014, la start-up Seagale lançait un produit unique : un maillot de bain hybride. Cette année, la boutique en ligne élargit son offre de vêtements techniques destinée aux hommes actifs. Matthieu Rivory, l'un des deux fondateurs, revient pour nous sur leur aventure entrepreneuriale.

Seagale, la marque de maillots de bain hybride pour hommes

Créer un maillot de bain pour hommes avec un boxer intégré, l'idée de la start-up Seagale est simple mais le besoin réel."Les maillots de bain classiques avec un filet à l'intérieur sont très vite inconfortables et inadaptés pour des activités en dehors de l'eau. Nous souhaitions repenser et moderniser cette pièce bien souvent délaissée par les marques de prêt-à-porter", commente Matthieu Rivory, l'un des deux fondateurs. À l'origine de ce projet, Bertrand Durand-Gasselin et Matthieu Rivory, deux amis d'enfance âgés de 29 et 30 ans, qui après quatre ans passés à l'étranger en tant qu'ingénieurs, souhaitent revenir en France et créer leur entreprise.

Un seul produit au démarrage

Le 1er mai 2014, après six mois en recherche et développement pour créer leur short de bain avec boxer intégré, cousu à la ceinture, les deux associés lancent leur boutique e-commerce Seagale, un jeu de mots en référence à leur région natale Le Var, avec un investissement de 40 000 euros. "Cela nous a permis de financer notre premier stock de 800 pièces", indique Matthieu Rivory.

Sûre de son offre, la start-up démarre avec un produit unique. "Des marques qui ne vendent que des maillots de bain pour hommes sur le web, nous n'en connaissons pas", assurent les deux associés. Conçu avec des nanotechnologies, le maillot de bain a en effet la particularité de sécher très rapidement et ressemble à un bermuda. "Il est possible de le porter avant, pendant et après la plage."
Novices dans l'industrie du textile, les deux associés se répartissent les rôles. Matthieu Rivory prend en charge le business plan, le site Web, la comptabilité et l'administratif. Quant à Bertrand Durand-Gasselin, par son expérience dans l'import-export en Chine, se spécialise dans les relations avec les fournisseurs.
Si les associés souhaitent par leur société contribuer à l'économie française, leur fournisseur de tissu est néanmoins italien. "Nous n'avons pas trouvé notre bonheur en France. Par contre, les accessoires sont français."

Une communication 2.0

Au démarrage, la start-up envisageait d'être à la fois sur le Web et dans certains magasins. "Le choix de l'e-commerce s'est imposé à nous : notre short de bain avec sa doublure interne utilise deux fois plus de tissu qu'un maillot de bain classique, impliquant un coût de fabrication très élevé donc impossible à distribuer en magasin physique avec les marges de l'industrie textile classique", explique Matthieu Rivory. Les deux fondateurs décident alors de faire de Seagale un pure-player. Le site s'inspire des marques Zara et Apple notamment pour le format des visuels, et de Rolex pour les fiches techniques. Cependant durant tout cet été, afin d'aller à la rencontre de leurs clients et prendre en compte leurs remarques sur les produits ils se sont installés tout l'été dans une boutique éphémère à Paris.
Les deux fondateurs de Seagale visent une clientèle masculine entre 20 et 50 ans, qui recherche un produit de qualité. Leur marketing est ainsi très axé digital, au vu de leur positionnement commercial. Les deux fondateurs privilégient les réseaux sociaux."Sur Instragram, nous mettons de jolies photos, Facebook nous permet de parler des dessous de la marque et Twitter fait le lien entre les deux." Ils démarchent également les blogs et magazines spécialisés dans la mode masculine."Nous avons travaillé le référencement naturel, mais également les mots-clés."En terme de communication payante, ils ont investi sur Google Adwords, mais surtout dans la publicité ciblée sur Facebook. Ils ont choisi PrestaShop pour leur plateforme e-commerce. "Elle est pour nous la plus aboutie et elle est Française !"

Du maillot de bain à une offre plus diversifiée

Bertrand Durand-Gasselin et Matthieu Rivory, les fondateurs de Seagale.

Durant l'été 2014, les deux fondateurs vendent les trois-quarts de leur stock sur leur site. "Nous réalisons notre chiffre d'affaires entre mai et août aussi afin de désaisonnaliser notre activité, nous avons décidé de diversifier notre offre en proposant des vêtements de sport avec des tissus très techniques", explique Matthieu Rivory. La start-up a élargi son offre en proposant un tee-shirt, un débardeur, un short et un caleçon. "Cela nous permet de vendre des produits en automne et au printemps. Le tee-shirt et le caleçon en laine Merinos fonctionnent très bien" Et pour cet été 2015, deux nouveaux maillots de bain ont été rajoutés. Ils sont passés en dessous de 100 euros. A noter, qu'un pantalon et une veste vont par ailleurs être mis en vente à la rentrée.

Quant à la logistique, elle se fait encore en interne."Notre objectif est de l'externaliser en septembre." Par ailleurs, la start-up offre les frais de livraison à partir de 70 euros d'achat. Pour le moment, leurs clients sont encore à 90% situés en France. "Nous notons que pour les pays étrangers (5%), ce sont pour la plupart des expatriés à Londres, New York, Hong Kong et Singapour. Et pour les 5% restants, ce sont des Américains, Anglais, Allemands et Italiens." Le site Seagale dispose d'une version anglaise.

En 2014, la start-up a réalisé un chiffre d'affaires de 60 000 euros. "Cette année, l'objectif est de le tripler", note Matthieu Rivory.

Leurs conseils :

Réfléchissez bien au produit que vous souhaitez vendre : tous les produits ne sont pas viables sur le Web. Il faut en effet tenir compte des contraintes de poids, par exemple un produit très lourd mais au prix pas très élevé n'aura pas vraiment de réalité économique sur la Toile. Il est également important de bien choisir sa plateforme. Avant de nous lancer, nous avions procédé à une étude de marché, car lorsque vous êtes embarqués, il est difficile de tout changer. Enfin, il est primordial de s'entourer des bonnes personnes car nous n'avons pas toutes les compétences.