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[Bonnes feuilles] "Benchmark e-commerce": trouver la solution adaptée à son business

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Voici un extrait de la troisième édition de l'ouvrage "Benchmark e-commerce", publié par Philippe Jumeau, directeur général de NBS System. Ce guide fait le point sur les 15 principales solutions e-commerce du marché, évaluées en fonction des besoins des e-marchands de toutes tailles.

[Bonnes feuilles] 'Benchmark e-commerce': trouver la solution adaptée à son business

Ces deux dernières années, l'ancienne équation "E-commerce = Licence + Intégrateur + Modèle du cycle en V" a totalement volé en éclat, avant tout parce que les e-commerçants préfèrent se concentrer sur leur activité plutôt que sur la partie technique de celle-ci. Ce n'est désormais plus le service informatique qui prend les décisions.

Par ailleurs, les champions de leur catégorie comme Zalando, Etsy, ainsi que de nombreuses petites entreprises ont montré que l'agilité était un facteur de réussite crucial. Dans l'e-commerce, il n'y a aucune certitude sur quoi que ce soit. Quelles seront les tendances de demain?, par quoi un visiteur sera-t-il influencé?, d'où cette influence viendra-t-elle?, la météo jouera-t-elle un rôle dans ses habitudes de consommation? En bref, les commerçants doivent être agiles et s'adapter rapidement: "tentez, échouez, recommencez!". Et c'est exactement ce que font ces acteurs incontournables sur leur segment.

Au final, ils vendent principalement des produits qu'ils ne produisent pas eux-mêmes, ils les vendent juste d'une meilleure façon, en offrant une expérience client plus agréable. Ils testent des centaines d'idées par an, échouent la plupart du temps, mais celles qui survivent leur donnent un sérieux avantage sur la concurrence et permettent d'apporter de la satisfaction aux consommateurs.

Ensuite, certaines entreprises comme Mozu, Demandware et quelques autres encore ont décidé que le SaaS était un autre type de solution à ce paradigme. Leur discours est principalement celui-ci: "Concentrez-vous sur votre activité et sur vos produits, et nous, nous vous livrerons la plateforme appropriée pour les vendre".

Logiciel propriétaire ou Saas?

La principale différence étant que "la méthode Agile" est basée sur un système complet, sur mesure, adapté spécifiquement aux besoins du commerçant. Elle coûte un peu plus cher que l'approche SaaS (si ce n'est beaucoup plus) mais offre une souplesse incroyable. Un commerçant peut tout essayer en l'espace de 3 semaines, alors qu'intégrer une nouvelle fonctionnalité dans un SaaS est compliqué et que cela prend plutôt 3 à 6 mois avec un framework classique comme Magento ou WebSphere Commerce. En revanche, le SaaS est parfois plus abordable, fait le travail pour répondre à la bonne vieille règle des 80/20, vous y trouverez la plupart des fonctions dont vous avez besoin, mais vous aurez moins de possibilités d'innover.

Dans les deux cas, le modèle du cycle en V est de moins en moins apprécié par le client final, même si celui-ci ne sait pas la plupart du temps de quoi il s'agit réellement. Les commerçants se concentreront probablement de plus en plus essentiellement sur l'expérience de leurs clients plutôt que sur leurs projets internes, obstacles ou contraintes, en intensifiant encore plus ces tendances.


Évidemment, une vraie stratégie omnicanal, impliquant fortement le point de vente physique, ne peut se faire sans l'intervention du service informatique. Ils ont encore les clés des caisses enregistreuses, du réseau local et des entrepôts, mais les API et les services REST fournis par les logisticiens et les prestataires faciliteront très probablement cette transition.

Les meilleures pratiques sont connues, mais beaucoup d'entre elles ne sont pas mises en oeuvre dans la plupart des magasins. Les outils doivent pouvoir aider à réaliser cette transformation numérique, mais il y a encore beaucoup de changements internes à apporter chez les marques et les détaillants pour qu'ils puissent se convertir avec succès en entreprises numériques.

Une nouvelle vague de sites e-commerce avec de nouvelles approches

Les nouvelles solutions fleurissent un peu partout sur le marché et certaines d'entre elles sont très créatives. Toutes ont appris de leurs parents et essaient d'éviter les petits problèmes techniques classiques. De Magento, elles ont appris à progresser, mais aussi qu'une courbe d'apprentissage trop raide n'est pas ce que les développeurs recherchent et que la communauté est la clé du succès. Elles ont aussi appris des grandes solutions telles que WebSphere Commerce, Oracle Commerce ou encore Hybris, que l'agilité était essentielle. Aucune entreprise ne possède tous les meilleurs composants et même si c'était le cas, elles ne proposeraient pas une intégration simple de nouvelles fonctionnalités en quelques semaines. Les microservices, d'autre part, contribuent à différencier les couches, les services, et divisent un problème important en tâches simples, permettant ainsi une interaction plus simple entre toutes les couches. Elles ont appris de RBS Change et de Drupal Commerce que le fait de mettre en place un modèle de service, pour générer des revenus en tant qu'intégrateur, entrait profondément en conflit avec l'écosystème et les partenaires commerciaux potentiels, qui prennent peur de l'éditeur, celui-ci devenant un concurrent sur les bonnes affaires.

Elles ont réappris qu'il était essentiel de jouer avec les autres. Les services REST, les API, les composants découplés, les traitements asynchrones et de nombreuses autres méthodes permettent d'interagir avec les produits existants et ne poussent pas le client à devoir choisir entre une approche "big bang" ou retarder la migration de leurs produits.

L'auteur

Philippe Humeau a cofondé NBS System, spécialisé dans l'hébergement e-commerce, en 199. Il est également l'auteur du Livre blanc "Connecteurs de paiement" et coauteur du livre blanc de la Fevad "Cybersécurité et e-commerce".







Voir le comparatif des solutions en page 2.