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FinTech : Flooz veut "décomplexer le paiement en France"

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Sorte de Facebook de la FinTech, Flooz, premier réseau social de paiement français, vient de se doter d'une plateforme web. Une nouveauté qui s'inscrit dans une stratégie de développement ambitieuse.

FinTech : Flooz veut 'décomplexer le paiement en France'

"Pour les cadeaux de Noël", "Pizza", "Resto", "Covoit", "Nouvel an !"... Sur la page d'accueil de Flooz.me, la timeline publique dresse la liste des "dettes" dont se sont acquittés les uns envers les autres les utilisateurs de cette plateforme en ligne - selon l'expression de l'un d'entre eux. Les bons comptes font les bons amis, c'est bien connu. Bien plus qu'un vague précepte moral, la start-up française Flooz co-fondée par Yannick Borgomano et Louis Grellet, deux anciens d'Allopneu.fr permet de faire de ce dicton une réalité. Ses atouts : un service de paiement gratuit, facile à utiliser, ludique et... convivial.

Louis Grellet & Yannick Borgomano


Un Facebook de la FinTech

Sorte de Facebook de la FinTech, Flooz permet en effet à ses usagers de se connecter entre "amis" pour échanger des paiements. Détaillés dans des messages plus ou moins courts et accompagnés, au choix, d'une photo, les motifs derrière ces transactions peuvent être commentés, "aimés" et partagés sur Facebook par les utilisateurs, figurés par des avatars. Le tout rappelle le fonctionnement d'un réseau social "lambda". Sauf que, comme le rappelle l'invitation d'enregistrer sa carte bancaire une fois son compte créé - une procédure complétée en une minute - in fine, c'est bien d'envoyer de l'argent qu'il s'agit. Objectif : "décomplexer le paiement" explique Yannick Borgomano. Qui soulignait dans une interview accordée à Ecommerce Mag lors du lancement de l'application mobile (iOS et Androîd) du service, en mai 2015 : "Si vous savez envoyer un SMS, vous savez utilisez Flooz".


"L'url de votre pseudo devient l'équivalent de votre RIB"

Depuis, le concept a fait 20 000 adeptes. Un public qui devrait encore s'élargir grâce au lancement en décembre dernier de la plateforme en ligne Flooz.me. " En lançant cette version web, nous avons certes pensé aux utilisateurs de Windows phones, qui n'avaient pas jusqu'alors accès à Flooz, mais également à tout ce qu'une plateforme online pouvait apporter en terme d'innovation. Désormais, vous pouvez réclamer un paiement en envoyant simplement l'url de votre pseudo Flooz, lequel devient l'équivalent de votre RIB. " commente Louis Grellet, co-fondateur et CTO de la structure.

Un service pour particuliers et professionnels

En ligne de mire, la start-up ne cache pas son ambition de dépasser le cadre d'une solution pour particuliers pour adresser le secteur du e-commerce. "Notre objectif pour les six prochains mois est de continuer à faire grandir la communauté mais aussi de peaufiner le modèle que nous allons proposer aux sites e-commerce. Au-delà de la simplicité d'usage, nous souhaitons apporter au marché une solution qui pemette aux utilisateurs de Flooz, qu'ils soient marchands ou particuliers, d'échanger au sein d'un cercle vertueux." confirme Yannick Borgomano. D'ici là, Flooz soigne ses premiers partenaires commerciaux. A l'instar du pure-player des cosmetiques Eyeslipsface.fr. Une opération spéciale réservée aux "floozeurs", ainsi que sont surnommés les usagers de Flooz, permettait momentanément en décembre de régler sa commande sur le site marchand en "floozant". moyennant "une chance sur dix d'être remboursés".

Flooz se développe également à l'international. Depuis janvier, le service est disponible en Belgique.