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Gemalto teste le paiement via les objets connectés

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Le paiement sans contact via un terminal mobile ou un bracelet connecté de type wearable est l'un des vecteurs majeurs de l'innovation en matière de paiement électronique.

Gemalto teste le paiement via les objets connectés

Passer de la science-fiction à la réalité, en matière de paiement électronique, cela n'est pas si simple, car même dans des phases d'expérimentation, rien ne doit impacter défavorablement l'expérience des utilisateurs et les taux de transformation. Au mois de mai, Gemalto s'est associé à Visa pour équiper les visiteurs de l'édition 2016 du concours de l'Eurovision de bracelets de paiement sans contact. Le paiement prépayé et les fonctionnalités disponibles tout au long de l'événement ont été proposés via la plateforme Smart Event Allynis de Gemalto. Ce test de paiements physiques sans contact a constitué une occasion de faire vivre au consommateur une expérience nouvelle dans le cadre d'une manifestation majeure.

Et Gemalto, qui s'illustre de longue date dans la sécurisation des paiements, a expérimenté de nouveau ces bracelets sans contact dans le cadre de l'Euro 2016. Fruit d'une coopération avec l'opérateur de transports en commun Koelis Lille, ce test grandeur nature permettait aux supporters qui en étaient pourvus de profiter des services de bus, de tramway et de métro de la métropole nordiste. Cela a eu pour objectif d'encourager les supporteurs et les habitants à privilégier les transports en commun, et de faciliter leurs déplacements jusqu'au stade ou à l'espace fan-zone du centre-ville. Mais l'expérimentation lilloise va plus loin puisque les voyageurs peuvent continuer d'utiliser ces bracelets en les rechargeant directement dans les agences Transpole délivrant des titres.

Le plus : Suite à l'opération Eurovision, les bracelets peuvent être utilisés pour effectuer des paiements sur tous les terminaux de paiement sans contact Visa disponibles à travers le monde et continueront à être actifs après l'Eurovision jusqu'au 31 octobre 2016.

Le moins : Au-delà des succès remportés par les bracelets Gemalto, le paiement sans contact peine encore à s'imposer dans les commerces physiques.

"Le bracelet de paiement est déjà une réalité dans certains pays"

  • Quelles sont les probléma­tiques de sécurité spécifiques au paiement sans contact ?

Xavier Larduinat, directeur marketing & communication pour l'innovation chez Gemalto : En termes de contactless, on peut considérer que la sécurité est presque impénétrable, et le principal frein porte plutôt sur les nouvelles peurs des consommateurs que sur une difficulté d'ordre technique. Le paiement sans contact, au-delà de la distance entre le terminal et le moyen de paiement, n'échange pas de données à proprement parler et un pirate ne pourrait rien faire des données interceptées.

  • À quelle échéance pourrait-on imaginer une généralisation ?

Le sans contact via un bracelet de paiement, via les mobiles ou des montres connectées n'appartient plus à la science-fiction et est une réalité dans de nombreux pays déjà, notamment dans les transports. Les déploiements vont s'accélérer...

  • En quoi la biométrie peut-elle faciliter l'adoption de ces modes de paiement ?

La biométrie est davantage une question de confort que de sécurité. Ce n'est que le verrou qui change. Mais une chose est sûre, elle va continuer de se développer, bien au-delà de Touch ID d'Apple. Nous travaillons à des dispositifs de reconnaissance faciale (vous pourrez payer en faisant votre grimace préférée par exemple), de l'iris ou encore de la voix.