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Paiements en ligne : un avenir tout en mobilité?

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L'EXPERT : Thierry Petit, cofondateur et CEO de Showroomprive.com

Quelle est la politique de Showroomprivé en termes de paiement ?

Notre arbitrage est simple. Nous choisissons en fonction de ce que l'on nous propose, de ce dont nos clients ont besoin, mais aussi en fonction du montant des commissions bancaires. Ensuite, notre problématique principale est de couvrir l'ensemble des besoins essentiels des marchés sur lesquels nous oeuvrons. Proposer des paiements par carte ainsi que par PayPal, c'est important, mais pas suffisant.

Par exemple, en Pologne, il est capital de proposer des mécaniques de paiement à la livraison, au risque de se couper de la majorité du marché. En Italie, il y a Cartasi, qui permet de payer sans carte bleue, simplement en changeant de l'argent comptant dans un bureau de tabac contre une carte permettant de payer en ligne. En France, cela peut être des règlements par chèque ou un paiement en plusieurs fois. Quoi qu'il arrive, le parcours clients doit rester simple.

Les bitcoins ont été implémentés sur la plateforme en septembre 2014. Quel bilan en tirez-vous ?

Les intérêts du bitcoin sont multiples. Il permet de proposer un moyen de paiement à très faible commission, en phase avec l'économie collaborative, très innovant. Nous sommes le premier grand site marchand en Europe à proposer de payer avec cette monnaie. Chaque mois, les bitcoins représentent entre 400 et 500 transactions. Cela reste modeste par rapport à notre volume global mensuel de près d'1 million de transactions, mais nous recrutons ainsi entre 400 à 500 nouveaux clients sur notre site. Je crois aux bitcoins car de nombreux pans de l'économie ont été disruptés et, pour l'heure, seule la monnaie ne l'a pas été.

Showroomprivé dispose d'une activité voyages. Acceptez-vous les paiements par chèques vacances ?

Bien sûr, nous ne pouvons pas nous en passer. Nous acceptons les chèques vacances papier. En France, les consommateurs sont très adeptes des chèques cadeaux. Pour nous, cela représente du chiffre d'affaires supplémentaire. C'est assez compliqué à gérer mais cela représente un volume de paiements très important. En réalité, ces modes de règlement nous demandent de plus en plus de moyens humains, cela peut donc avoir deux significations : soit nous en faisons une mauvaise gestion, soit c'est un moyen de paiement en croissance. J'opte pour la deuxième hypothèse.

Pour en savoir plus...

Poursuivez la lecture de notre dossier : les paiements en ligne face au défit de la valeur d'usage

François Deschamps