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Livraison de colis : un marché disputé qui ne cesse de se réinventer

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Soutenu par la croissance de la vente en ligne, le marché du colis a de beaux jours devant lui. Dès lors, quel est l'état des lieux du marché et quelle stratégie déployer pour tirer son épingle du jeu? Xerfi, dans son étude intitulée "Le marché du colis", livre quelques pistes.

Livraison de colis : un marché disputé qui ne cesse de se réinventer

Le marché du colis a des très beaux jours devant lui. En 2020, les acteurs auront à acheminer plus d'un milliard d'envois, pointe Xerfi dans une étude intitulée "Le marché du colis - Perspective du marché et du jeu concurrentiel à l'horizon 2020". Les revenus générés devraient croître de 8% par an. De quoi aiguiser les appétits. Dès lors, quel est l'état des lieux du marché? Et quelle stratégie déployer?

Un marché hyper concurrentiel

Premier enseignement: le leadership de La Poste est plus que jamais remis en cause, tout comme celui des mastodontes du secteur. Du côté des grands, d'abord, l'heure est à la concentration et à la consolidation. Fedex a ainsi racheté TNT Express en mai 2016. De son côté, DHL est entré au capital de Relais Colis en janvier 2016, affichant ainsi ses ambitions hexagonales. Enfin, Mondial Relay veut atteindre, d'ici à 2018, 8000 points relais dans l'Hexagone.

De nouveaux entrants essaient également de se faire une place sur le marché, à l'heure de la convergence entre les flux B to B et B to C. Les plateformes d'intermédiation fleurissent. En mettant en relation expéditeurs et coursiers indépendants, des start-up comme Deliver.ee, Colisweb ou encore Stuart réinventent le marché.

Sans oublier Amazon. Au cours de l'année 2016, le pure player a multiplié les nouveaux services de livraison, la dernier en date étant Amazon Prime Now, qui garantit la livraison en une heure à Paris. Par ailleurs, toujours en 2016, Amazon a internalisé le tri en amont pour son entrepôt de Saran (45), une activité jusqu'ici assurée par La Poste ou Colis Privé. Un enjeu de taille pour l'e-commerçant, qui, en maîtrisant sa chaîne logistique, vise à réduire ses coûts de transports. Un enjeu donc pour l'e-commerçant et une menace pour les leaders historiques s'il venait à ouvrir ses services à des tiers. D'ailleurs, Amazon travaille activement à s'affranchir des transporteurs en automatisant sa chaîne de production. En témoigne le test de livraison par drone effectué au Royaume-Uni.

Face à cette profusion d'acteurs, La Poste passe à l'offensive et multiplie les nouvelles offres. Refonte de son offre Colissimo, développement de consignes automatiques, de l'offre Predict (livraison sur rendez-vous), livraison le week-end, ouverture d'une ligne de livraison par drone dans le Var, lancement de l'offre Chronofresh...

Rapidité, flexibilité et qualité

Dès lors, quelle stratégie adopter pour tirer son épingle du jeu? Primo, pointe Xerfi, jouer sur les délais de livraison. C'est le nerf de la guerre. Secundo, développer des offres alternatives, à l'instar des points-relais, des consignes automatiques. Tertio, améliorer la traçabilité des envois et enfin, faciliter la gestion des retours (enlèvement en boîte aux lettres ou retour express à la demande). Il importe de se méfier de la "guerre au low cost", qui entraîne une dégradation du service et ne permet pas de se différencier de manière efficace. La recherche de l"excellence opérationnelle", selon les termes de l'étude, constitue le seul moteur viable pour demeurer compétitif.

Enfin, les marchés porteurs constituent un relais de croissance pour les acteurs du secteur. Xerfi pointe ainsi des opportunités dans l'alimentaire dans le secteur B to C, l'offre Chronofresh, de La Poste (livraison de produits frais et surgelés dans les 24 heures), n'ayant pas de concurrent sur ce segment. Et pour le B to B, la clé sera la personnalisation sectorielle.