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Le m-commerce est en développement tandis que le m-marketing doit faire ses preuves

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Selon TNS Sofres, le m-acheteur est plutôt jeune, féminin et de CSP -. Il ne concentre pas ses achats uniquement sur les micro-paiements mais s'intéresse aussi aux produits de consommation courante.

Aujourd’hui, 9 Français sur 10 possèdent un téléphone mobile, 1 sur 2 est équipé pour naviguer sur le Web mobile et 2 sur 10 naviguent effectivement dessus. Dans ce contexte, TNS Sofres a mené en août une étude sur le m-commerce. Parmi les mobinautes qui ont déjà acheté via le Web mobile, 65 % ont moins de 35 ans. Le m-acheteur est donc, plutôt jeune, plutôt féminin (57 % de femmes) et s’ouvre aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées, notamment aux employés (40 %). Au regard de cette nouvelle génération d’utilisateurs qui passe très vite de la phase de navigation à la phase d’achat, le m-commerce devrait se développer rapidement. La croissance rapide du m-achat (63 % des m-acheteurs sont connectés au Web mobile depuis moins d’un an) est notamment portée par le succès des téléphones intelligents et par les forfaits internet mobile illimités.

Le m-acheteur ne concentre pas ses achats uniquement sur les micro-paiements (33 % de ses achats : produits de type sonneries, logos), il s’intéresse également aux produits culturels (49 % des achats effectués) ainsi qu’aux produits de consommation courante (21 % : vêtements, produits de beauté, produits alimentaires).
Les barrières à lever ne sont pas tant les contraintes techniques ou d’ergonomie des terminaux mais l’absence de besoin identifié ; en effet, parmi les personnes qui n’ont pas acheté, 37 % n’en ont pas l’habitude et 28 % n’en ont pas eu l’occasion. Le manque de confiance dans les modes de paiement n’arrive qu’ensuite car les internautes ont été éduqués par leur pratique de l’e-commerce.

Si 51 % des m-acheteurs ont cliqué sur un lien publicitaire, les mobinautes sont-ils pour autant conquis par les publicités reçues sur leur téléphone portable ? Pour le moment, le m-marketing doit faire ses preuves : 53 % des personnes équipées trouvent ces publicités inutiles, 45 % intrusives et 43 % pensent qu’elles leur font perdre du temps… loin devant les 15 % de personnes équipées pour qui ces publicités permettent d’être informé de l’actualité des marques, de recevoir des offres ciblées (12 %) et de bénéficier de bonnes affaires (12 %).