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Amazon : le centre de distribution de Chalon-sur-Saône ouvrira en septembre

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Lundi 25 juin, l'e-marchand annonçait l'implantation de sa troisième plateforme française à Chalon en présence du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Elle s'étendra sur 40 000 m² et devrait engendrer la création de centaines d'emplois durables.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et Frédéric Duval (Amazon), à sa gauche.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et Frédéric Duval (Amazon), à sa gauche.

Amazon a annoncé, lundi 25 juin, l'ouverture prochaine d'un centre de distribution à Chalon-sur-Saône, confirmant les rumeurs de ces dernières semaines donnant la sous-préfecture de Saône-et-Loire, qui disputait l'implantation à Beaune (Côte-d'Or), favorite pour accueillir l'entrepôt. Sur place, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a commenté devant la presse, aux côtés des représentants d'Amazon et de plusieurs élus locaux, ce qu'il tient pour un « message d'optimisme à tous les territoires qui ont subi la crise ».

« La commune de Chalon-sur-Saône a souffert pendant un certain nombre d'années de la désolation de l'après-Kodak [dont l'usine chalonnaise a fermé en 2007, NDLR] », a rappelé le ministre, pour qui l'installation d'Amazon devrait contribuer à « effacer la brûlure des 3 000 emplois qui ont disparu ».

« Notre choix est de soutenir des installations qui durent dans le temps et qui augmentent le nombre d'embauches », a poursuivi Arnaud Montebourg qui évoque « un noyau de 100 emplois » durables dans un premier temps et la possibilité « d'atteindre le millier ».
Face aux suspicions d'intervention de l'ancien élu de Saône-et-Loire dans le dossier, la réponse du ministre est claire : « Pas de dérogation, pas de faveur, pas de passe-droit. »

Un peu avant, Frédéric Duval, directeur des opérations France d'Amazon, avait dû, lui aussi, dissiper le doute, évoquant une réunion ayant eu lieu « de nombreux mois auparavant » pendant laquelle il fût question du choix entre les deux localités bourguignonnes.
Christian Sirugue, député-maire de Chalon-sur-Saône, parle, lui, d'un premier contact téléphonique avec l'e-marchand le 1er mars, plus de deux mois avant l'élection de François Hollande.

Un flou sur le nombre de CDI
Sur les raisons qui ont fait pencher la balance en faveur de Chalon-sur-Saône, Frédéric Duval martèle trois critères déterminants : le bassin d'emplois, le nœud logistique et les facilités potentielles pour les salariés (transports, crèches). « Les aides publiques n'étaient qu'un facteur secondaire », a assuré le directeur des opérations France.

La plateforme prendra place dans un bâtiment existant sur le site Distripôle de Sevrey, en périphérie de Chalon-sur-Saône. Elle s'étendra sur une surface de 40 000 m², à comparer avec les centres de distribution existants de Saran (Loiret) et Montélimar (Drôme), dont les superficies s'élèvent respectivement à 70 000 m² et 36 000 m².
Frédéric Duval a refusé de commenter les informations parues le 22 juin dans Les Échos, selon lesquelles Amazon pourrait, dans un second temps, faire construire sa propre plateforme d'environ 100 000 m² sur d'anciens terrains Kodak. Les marchandises qui transiteront par Chalon-sur-Saône seront acheminées dans le monde entier, mais concerneront principalement des commandes passées sur le site français d'Amazon. Le démarrage de l'activité est prévu dans le courant du mois de septembre.

La rumeur autour de la création de plusieurs centaines d'emplois a suscité un réel intérêt dans la région de Chalon. « Je vous confirme que les demandes pleuvent de partout », a attesté le député-maire Christian Sirugue. 34 managers et spécialistes et des centaines de chefs d'équipes et de préparateurs de commandes devraient être embauchés dans les prochains mois. S'il évoque la création d'un millier d'emplois d'ici les fêtes de fin d'année, Amazon ne donne pas le nombre d'emplois pérennes. « Cela va dépendre du profil de l'activité et des talents dont nous aurons besoin. Plutôt que de faire des promesses que nous ne pourrons pas tenir, je préfère ne pas en dire plus pour l'instant », a expliqué Frédéric Duval.
À eux deux, les sites de Saran et Montélimar comptent plus de 1 100 permanents mais font travailler jusqu'à 4 000 personnes quand l'activité bat son plein.