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ADA Compliance : un site e-commerce accessible à tous, une obligation légale aux Etats-Unis

Publié par / Avec la Marketplace le - mis à jour à

Avoir un site internet accessible aux personnes en situation de handicap est obligatoire aux Etats-Unis depuis 2010. Les e-commerçants ayant localisé leur site dans cette zone doivent être en conformité avec les règles de l’ADA Compliance. Explications.

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Depuis 2010 aux Etats-Unis, l’Americans with Disabilities Act (ADA) oblige l’ensemble des sites internet, de tout type dès lors que du contenu est en ligne, à respecter des standards d’accessibilité pour les internautes handicapés, notamment malvoyants, malentendants ou utilisant des matériels spécifiques pour naviguer en ligne. Un site de e-commerce de n’importe quelle origine, à partir du moment où il vend des produits aux Etats-Unis, est soumis à cette règlementation ou s’expose en cas de manquement à des poursuites judiciaires. Ce type de standards existe dans beaucoup de pays mais possède un caractère obligatoire aux Etats-Unis. La loi américaine prévoit d’ailleurs une amende sur un pourcentage du chiffre d’affaires pour les entreprises non conformes au niveau minimum d’accessibilité. Trois niveaux de conformité ont été établis par le consortium mondial de standardisation W3C (World Wide Web), A, AA et AAA, le dernier étant le plus exigeant.

Des prérequis de navigation et d’affichage

Des grands principes ont été édictés par le W3C dans ce qu’on appelle les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) : la perception, c’est-à-dire que les informations et toutes les composantes de l’interface utilisateur doivent pouvoir être présentées aux utilisateurs de manière à ce qu’ils comprennent, la maniabilité de la navigation, sa compréhension et enfin la robustesse, c’est-à-dire que le site doit être accessible à un maximum de navigateurs y compris aux assistants technologiques comme certains matériels de navigation adaptés.

Douze règles composent le niveau A, standard minimum à observer. De manière concrète, tous les éléments d’une page qui peuvent générer une action de l’utilisateur, comme un clic, doivent pouvoir être mis en exergue par tous les types de navigation y compris la tabulation. Dans cette logique, l’action rendue possible par le clic, comme la redirection vers une page, doit être indiquée dans un pop-up, et un texte alternatif doit rendre lisibles et expliquer les contenus non textuels, grâce au langage oral ou Braille. Côté graphisme, des règles de contraste et de couleur doivent être respectées, pour bien différencier ce qui est cliquable. Le contraste juste peut se calculer à l’aide d’outils.

Un code compliant au service de sa RSE

Si les entreprises doivent faire appel à des agences spécialisées en accessibilité pour auditer leur site internet, la solution concrète repose sur le code informatique et l’intégrateur, car c’est l’intégralité du contenu d’un site qui est concerné, ce qui requiert de vérifier chaque balise HTML. « C’est notre rôle de signaler quand le design n’est pas conforme, à l’heure actuelle nous respectons les règles de niveau A pour tous nos projets », explique Benoît Crouzit, business analyst chez OSF Commerce.

Légalement, se conformer au niveau A suffit à échapper aux sanctions, mais il faut garder en tête que ces standards d’accessibilité impliquent aussi une dimension éthique, au service de l’image d’une marque. Par ailleurs, ces règles peuvent faire l’objet d’une certification améliorant la valorisation par la RSE.

Quelques bonnes pratiques pour respecter l’ADA Compliance

  • La tabulation doit pouvoir atteindre tout ce qui est interactif sur chaque page du site
  • Configurer un texte alternatif pour chaque visuel qui ne soit pas visible mais accessible à certains utilisateurs
  • Une différence de couleur seule ne peut indiquer qu’un élément est cliquable et génère une action. Il doit être également souligné ou gras ou encore placé dans un bouton
  • Eviter l’écriture sur un fond vidéo
  • Une vidéo ne doit pas pouvoir se lancer seule et avec le son
  • Les contrôles de la vidéo doivent être accessibles, pour les fonctions pause, son mais aussi les sous-titres
  • Un contenu vidéo ne doit pas provoquer trois flashes en moins d’une seconde afin de limiter les réactions épileptique.

Pour plus d'info: www.osf-commerce.com ou contact@osf-commerce.com 

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