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[Tribune] Headless : ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans l’aventure

Publié par le - mis à jour à

Encore jeune, l'approche Headless ou Composable Commerce a déjà tout d’une grande et vient répondre à des enjeux cruciaux notamment pour les acteurs du eCommerce. Encore faut-il en comprendre les contours et s’être posé les bonnes questions avant de se lancer dans cette grande aventure.

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Dans un rapport publié l’an dernier, le Gartner prévoyait déjà que 50 % des nouvelles capacités commerciales seraient incorporées d'ici 2023 sous forme de services SaaS centrés sur les API. Nous nous attendons donc clairement à ce que nos clients adoptent  l’architecture Headless qui pourrait d’ailleurs, à terme, devenir l’architecture nominale. Dans les faits Headless a pour objectif de (ré)concilier Front End et Back End, que ce soit au niveau technologique ou humain, en créant une séparation permettant aux deux parties d’être au plus près de leurs besoins métiers : d’un côté, rendre l’expérience client la plus riche possible, de l’autre, garantir la robustesse du système d’information et la mise à disposition des services nécessaires au bon fonctionnement des sites marchands.

 

Répondre en priorité à la question du “Pourquoi”

Le headless ne doit en aucun cas être une fin en soit, mais au contraire un moyen d'atteindre des objectifs business que l'on s'est fixé au préalable. Il est donc indispensable d'analyser le "pourquoi" avant de proposer un "comment" qui serait l'approche headless. Une démarche d'analyse de l'existant, l'identification des points d'amélioration, la définition des objectifs recherchés est indispensable. Performance, rapidité et fréquences des innovations, plus grande autonomie sur le front-end, omnicanalité, sont souvent cités par les entreprises souhaitant du headless. Il convient d'identifier précisément pourquoi cet existant perdure, de prioriser ses ambitions car certaines seront sans doute contradictoires, et de chiffrer ses objectifs dans la mesure du possible. Les moyens d'y répondre peuvent être multiples, et certains plus techniques que d'autres. Un partenaire de confiance peut s'avérer utile et éclairant dans la démarche d'analyse.

 

Connaître et identifier les retours sur investissement

Comme il est essentiellement question de processus et de fonctionnement, peut-on vraiment mesurer un retour sur investissement ? Oui et il se mesure sur des éléments comme :

 

  • augmentation de la vitesse et du rythme des releases (livrer plus vite et plus souvent des évolutions pour les clients finaux)
  • amélioration de la qualité de service perçue (moins de couplage front-back = moins de risques de régressions lors des évolutions front et donc moins de bugs etc.)
  • optimisation du coût (de fabrication et de maintien) des développements spécifiques (à l’inverse ces coûts de build+run de code spé sur des architectures full-stack/monolithes sont très importants)
  • meilleure réutilisabilité des éléments backs sur de nombreux fronts (magasins, ecommerce, apps, IoT etc.) grâce à l’APIsation et aux microservices, et donc meilleure convergence des services pour les clients finaux en omnicanalité

 

L’importance de désigner un champion pour porter le projet dans l’entreprise

C'est effectivement une question très importante, dont la réponse est une des clés pour réussir un projet headless. Désigner un “champion” en interne qui soit soit connecté aux enjeux business nous paraît indispensable, afin d’arbitrer sur les nombreux choix au cours de l’implémentation. En général, c’est le responsable du commerce électronique ou de la technologie qui supervise l'intégration. L'implémentation proprement dite peut être réalisée par une équipe de développement interne ou un partenaire SI.” Si l'architecture headless s'avère être une réponse aux objectifs business, alors la désignation d'un champion au sein de l'entreprise est un bon moyen de garder le nord dans un chemin qui peut s'avérer tortueux. Ce champion ne nécessite pas d'être un expert technique, mais doit comprendre très précisément les objectifs business recherchés par le projet. Ce champion doit être impliqué lors des nombreuses décisions d'architecture tout au long du projet, et doit donc avoir le sens du détail et des responsabilités. Cette personne est le garant d'un projet fidèle aux objectifs business fixés au départ.