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10 jeunes entrepreneurs du digital français à suivre en 2019

Publié par Christelle Magaud le

Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg... Ils ont créé leur entreprise en ayant moins de 30 ans. Et ils ont tous réussi. De quoi motiver les jeunes créateurs de start-up d'aujourd'hui. Tour d'horizon des plus prometteurs sélectionnés par E-commerce Magazine.

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À 21 ans, Anaïs Barut perce dans la medtech

La plus jeune lauréate du prix de la MIT Review, en 2015, n'a que 21 ans lorsqu'elle cocrée Damae Medical, jeune pousse spécialisée dans l'imagerie médicale pour dépister le cancer de la peau. Algorithme de calcul, analyse en temps réel... C'est le lot quotidien de cette jeune femme qui met la technologie au service de la médecine. Diplômée de l'Institut d'optique graduate school, puis de HEC, elle cofonde Damae Medical avec Arnaud Dubois et David Siret. Le diagnostic se fait à l'aide d'un appareil optique permettant de déceler les cellules cancéreuses, sans avoir à faire des biopsies coûteuses et incommodantes pour le patient. En avril 2017, la jeune pousse lève 2 millions d'euros. Ce qui lui a permis de passer d'une phase de recherche-développement à une phase industrielle.


À 26 ans, Antoine Baschiera crée la première agence de notation de start-up

Après des expériences chez L'Oréal et PwC, Antoine Baschiera crée Early Metrics, une agence de notation de start-up, avec son associé Sébastien Paillet. Le concept: le business de l'évaluation, un nouveau métier sur lequel Early Metrics veut se positionner, en attribuant des notes aux start-up. Ces notes permettent aux grands groupes de détecter des perles. Pour réaliser ces évaluations, Early Metrics a défini une cinquantaine de critères, portant à la fois sur la qualité du management de la start-up, sur son projet, sa technologie et son écosystème. Le mécanisme plaît. Les premiers clients arrivent. À la fin de l'année dernière, la jeune pousse comptait 280 clients et indiquait avoir noté 2400 start-up depuis ses débuts. En décembre dernier, Early Metrics lève 5 millions d'euros. Ce qui devrait lui permettre de s'imposer comme le Moody's ou le Standard & Poor's des start-up.

Pierre Nectoux propose des consultations medtech

En février 2017, Wefight est cofondée par Pierre Nectoux, 25 ans, ingénieur à l'école Centrale de Paris et spécialisé en computer science, machine learning et data mining. Son concept: un assistant virtuel qui répond à toutes les questions des patients en relation avec leur maladie. Baptisé Vik, ce chatbot apporte au patient un soutien permanent tout en lui rappelant quand prendre son traitement, en lui proposant des essais cliniques pouvant correspondre à son profil ou encore en servant de carnet de suivi intelligent. Le business model est en BtoBtoC: gratuit pour les patients et payant via des achats de licences pour les hôpitaux et les industries pharmaceutiques. Pierre Nectoux est associé à Benoît Brouard, pharmacien hospitalier. Ils étaient tous deux présents au CES 2019, aux côtés de nombreuses autres medtech.

Maxime Huzar stocke "facile" avec Spacefill

En juin 2018, Spacefill développe une plateforme permettant de réserver facilement des espaces de stockage dans des entrepôts partout en France. La start-up convainc rapidement La Famiglia, The Family et plusieurs business angels en levant 1 million d'euros quelques mois seulement après sa création, afin d'étoffer ses équipes pour accélérer la croissance du chiffre d'affaires. Détentrice à l'heure actuelle d'une centaine de clients européens, la jeune pousse espère rapidement monter en puissance. C'est en travaillant dans l'entrepôt de l'entreprise familiale que l'actuel directeur général de la startup et cofondateur, Maxime Huzar (HEC Paris), a eu l'idée de ce business. Il s'était en rendu compte que beaucoup de place restait constamment inoccupée. D'où l'idée de Spacefill: permettre aux entreprises qui disposent d'entrepôts de rentabiliser leur surface inutilisée.

Owen Simonin, blockchain influencer et CEO de Just-Mining

Just-Mining est une start-up française issue de la fintech, fondée en mai 2017 à Metz par Owen Simonin, à l'âge de 20 ans. Elle propose un moyen simple et efficace pour investir dans la cryptomonnaie. Elle se développe en l'espace de deux ans en France, Suisse, Belgique et Luxembourg. L'an dernier, elle enregistre un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros. Après l'Edhec Business School, Owen Simonin crée sa propre chaîne YouTube sous le nom d'"Hasheur", pour évangéliser le public sur la cryptomonnaie. Dans la foulée, et avec l'appui de sa nouvelle communauté, il lance Just-Mining. Au moment opportun: les crypto-monnaies commencent peu à peu à trouver leur chemin vers leurs cibles, selon l'institut Kantar. Aujourd'hui, un tiers des Français affirme être familier des monnaies digitales.


Thomas Rebaud, adepte de la techno pour du traitement photo

C'est en 2016, à l'âge de 28 ans, que Thomas Rebaud décide de cofonder Meero. Son idée: offrir des solutions photo et vidéo à la demande, en se servant de l'intelligence artificielle. Le concept trouve son public, des clients (comme Uber, Just Eat, Accor, LVMH...) et des investisseurs: au total, Thomas Rebaud lève 63 millions de dollars. Aujourd'hui, la start-up compte 31000 clients et plus de 450 collaborateurs. Encore étudiantà l'EMLyon Business School, il prend la présidence de la branche junior du World Entrepreneurship Forum. Une fois ses études terminées, il monte une première société de comparateur de prêts à taux zéro, puis une entreprise de conseil et d'ingénierie en informatique d'un nouveau genre. Avant de se lancer dans l'aventure Meero.


Avec Augmenteo, Quentin Warnant crée des appli ludiques

Quentin Warnant, développeur web et unity 3D, est né en 1992. Il est directeur général de la start-up Augmenteo, qu'il a cofondée avec Charlotte Landry en juillet 2017. Celle-ci se présente comme un studio créatif, qui conçoit des animations innovantes en réalité augmentée, comme des jeux de pistes. Un monde virtuel est intégré dans le réel et enrichit une visite, un parcours... Toutes les applis imaginées, interactives, servent de support d'expérience aux utilisateurs finaux. Cette année, la jeune pousse cherche aussi à se développer du côté des escape games. Aujourd'hui, la réalité augmentée dépasse l'effet gadget et s'inscrit désormais durablement dans le paysage. D'après les estimations du cabinet IDC, 24 millions de produits de réalité augmentée s'écouleront en 2021.

Avec Payfit, Firmin Zocchetto devient le pro de la fiche de paye dématérialisée

La fintech a le vent en poupe. Et la jeune pousse Payfit surfe sur la tendance. Cofondée en 2015 par le jeune Firmin Zocchetto après sa formation ESCP (et avec ses acolytes Ghislain de Fontenay et Florian Fournier), la start-up a rapidement su séduire de nombreux clients avec sa plateforme qui fait passer à l'ère numérique les fiches de paie. En digitalisant et en simplifiant la gestion de la paie mais aussi les processus RH, cette solution fait gagner du temps eux employeurs et aux RH. D'où son développement rapide, qui a nécessité de forts recrutements. Payfit s'affiche à la première position dans le classement Top Startups de LinkedIn, qui répertorie les jeunes pousses les plus attractives. Cela s'explique par la volonté de Firmin Zoccheto et de ses associés de personnaliser l'expérience collaborateur pour tirer le meilleur de chacun. Un modèle vertueux et performant.


Lucie Basch crée l'appli anti-gaspi

Chaque année, la France gaspille près de 10 millions de tonnes de produits alimentaires, soit 317 kg par seconde. C'est en partant de ce constat alarmant que Lucie Basch, centralienne, a réfléchi à un système permettant de collecter les invendus des restaurants avant leur fermeture. Son idée: manger anti-gaspi à petit prix. Le principe de son application, Too Good To Go repose sur le panier surprise, composé des invendus du jour des commerçants. L'utilisateur géolocalise les restaurants partenaires autour de lui et n'a plus qu'à se procurer un panier d'invendus deux à trois fois moins cher. Grâce à Too Good to Go, Lucie Basch a reçu l'an dernier le prix Margaret remis dans le cadre de la Journée de la femme digitale. Une jeune entrepreneure à suivre.


Julie Chapon secoue la foodtech avec l'appli Yuka

Julie Chapon est en tête de la liste des femmes à suivre en 2019 publiée par l'association StartHer. Son fait d'armes? L'appli Yuka, en passe d'être une vraie success-story. Cette application, qu'elle a cofondée avec les deux frères François et Benoît Martin, change la manière dont les consommateurs achètent leurs produits. Concrètement, elle déchiffre les étiquettes alimentaires et cosmétiques afin d'obtenir une information claire sur l'impact du produit sur notre santé. Simple et efficace. L'idée fait son chemin et les consommateurs adhèrent. Avec 8 millions d'inscrits et 3,8 millions d'utilisateurs actifs chaque mois, Yucca scanne près de 2 millions d'unités chaque jour.

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