Sécurité des paiements: la data, arme de défense contre la fraude

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3D Secure, un des meilleurs remparts contre la fraude

Reste, néanmoins, le problème de la fraude non pas en temps réel mais en différé. Les fraudeurs utilisent, pour faire des achats en ligne, des numéros de carte obtenus frauduleusement. En la matière, les acteurs concernés et, notamment, Secure Pay, le forum européen sur la sécurité des moyens de paiement, mettent en avant l'action bénéfique des solutions d'identification renforcée du client.

60%: taux de déploie­­ment 3D Secure 2014 en France

Parmi les principaux remparts à la fraude, le 3D Secure (3DS) arrive en tête. En nécessitant l'envoi par SMS d'un code secret accessible uniquement au détenteur de la carte bancaire pour finaliser une transaction, ce procédé se révèle comme l'un des plus puissants leviers de lutte contre l'usurpation de moyens de paiement.

"En Belgique ou aux Pays-Bas, il s'agit, désormais, d'une "étape naturelle", qui vient conclure le parcours d'achat en ligne; force est de constater que les choses évoluent plus lentement en France", note Nabil Naimy, directeur produit et stratégie pour HiPay Groupe, spécialiste des solutions de paiement. Malgré le bon exemple donné par certains géants nationaux du secteur (Voyages-sncf.com, Venteprivee.com...), son taux de déploiement en 2014 se hissait à tout juste 60% - contre 43% en 2012. En cause: une idée encore largement répandue qui fait de la protection "excessive" contre la fraude un obstacle au taux de transformation et à la vente.

84% des cyberacheteurs sont sécurisés par un dispositif d'authentification renforcée

"La solution parfaite pour lutter contre la fraude, c'est de refuser toutes les ventes", ironise sur ce point Nicolas Brand (Ingenico Group), qui pointe du doigt, par là même, la difficulté qu'ont les e-commerçants à réconcilier deux objectifs a priori contradictoires: offrir une expérience de navigation optimale - à savoir synonyme d'un maximum de ventes - et également une sécurité elle aussi optimale. En somme, comment ne pas ériger trop de barrières sécuritaires sans pour autant sacrifier la sécurité du client? Une problématique à valeur de casse-tête chinois que nombre d'e-commerçants ne cherchent pas à résoudre avant d'y être contraints par un volume trop important d'impayés. Avec un taux de fraude de 4%, c'était, notamment, le cas d'un site marchand de jeux vidéo, parmi les clients de HiPay. Aujourd'hui, ce dernier a le taux beaucoup plus "normal" de 0,1%. Loin d'être impactées négativement, les ventes, elles, sont même à la hausse.

Le taux de déploiement croissant du 3D Secure ainsi que les actions de communication associées ont permis de hisser le?taux de succès des transactions sécurisées par ce biais à 80%. (Source: Observatoire de la sécurité des?cartes de paiement.)

D'un scénario à l'autre, le cheminement des e-commerçants ne s'arrête pas avec l'achat d'une solution. Didier Brouhat (Payline) insiste, au contraire, sur la nécessité d'avoir une stratégie d'entreprise. Première étape: déterminer le ROI de la cybersécurité. Pour ce faire, l'e-commerçant dispose de deux KPI, autour desquels toute stratégie antifraude s'articule: le taux de succès - qui n'est autre que le taux de vente - et le taux de risque, derrière lequel se cache le coût de la fraude aux impayés. "Si le fait d'ajouter une barrière sécuritaire fait baisser la fraude de 0,2% alors que le taux de conversion plonge, lui, de 2%, il faut trouver une autre configuration, explique Didier Brouhat. Par contre, si le taux de fraude baisse de 2% alors que le taux de transformation ne perd que 0,2%, c'est bon signe. "

Lire la fin en page 3: Une approche proactive


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Charlotte Marchalant

Martine Fuxa,<br/>rédactrice en chef Martine Fuxa,
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