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Seconde main : 10 initiatives digitales de premier plan

Publié par Christelle Magaud le

En forte accélération, le marché de la seconde main représente 7 milliards d'euros en France. Et 59 % de ce marché de l'occasion passe par l'e-commerce, révèle une étude KPMG/la Fevad. Notamment grâce à des start-up et des pures players qui font passer la seconde main au premier plan sur le net. Tour d'horizon.

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Bymov, le TikTok de la seconde main

Bymov développe une nouvelle façon de faire du shopping ou de vendre. C'est la nouvelle génération de marketplace social shopping de seconde main dans l'univers de la mode & le lifestyle. La start-up tricolore a créé un concept de « social shopping » vidéo de seconde main, qui reprend les principaux codes des réseaux sociaux. Bymov permet ainsi de faire une mise en scène pour développer une nouvelle expérience de vente, en insérant par exemple une musique de fond dans "la" boutique, en s'exposant en vitrine avec les vêtements à vendre, ...

Clairement, en surfant sur la vidéo en ligne, Bymov s'inscrit dans les usages quotidiens de la génération Y-Z. Rappelons que selon une étude du cabinet de conseil Accenture, 62 % des dépenses mondiales sur les médias sociaux devraient être effectuées par les millenials et la génération Z d'ici 2025 ! Le fondateur, Farid Sayad, vise 2 millions d'utilisateurs pour 2024.


Wilook, créateur online de looks de seconde main de luxe

Avoir recours à un personal shopper de seconde main de luxe pour son shopping ? Classe ! Et possible grâce à Wilook, qui a pour slogan : "La seconde main, le luxe de demain !"

Wilook est un service en ligne de personal shopper de seconde main premium qui s'appuie sur une combinaison d'algorithmes et de stylistes pour créer des total looks uniques, basée sur les critères des clients. La cliente renseigne son profil mode (saison, occasion, style, morphologie, budget...), puis le site va sourcer dans les stocks de ses partenaires les plus belles pièces uniques et authentifiées. La cliente reçoit alors des suggestions de total looks.

In Real Life, la jeune pousse a noué un partenariat qui fait sens puisqu'il s'agit du réseau de couturier à domicile Tilli. Avec Tilli, Wilook permet à ses clientes de faire durer leurs vêtements plus longtemps via la réparation, la retouche et l'upcycling.


Paradigme reproduit l'expérience du neuf en seconde main

Paradigme propose une solution technique et logistique pour aider les marques de mode haut de gamme à se lancer facilement en seconde main. Le concept est simple : la marque rachète à la vendeuse sa pièce en échange d'un bon d'achat valable uniquement chez elle. Grâce au système de rachat par bon d'achat, chaque vendeuse a la garantie de vendre ses pièces en seconde main. Il n'y a donc plus à subir l'incertitude de la vente liée aux plateformes entre particuliers ou aux dépôts-ventes.

Ensuite, Paradigme revend les pièces récupérées auprès des client.es de la marque sur sa marketplace de seconde main. La plateforme constitue ainsi un tiers de confiance entre vendeurs et acheteurs, ce qui est beaucoup plus rassurant pour chaque partie. Petit bonus : en plus des retours de vêtements, figurent aussi sur le site des prototypes ainsi que des vêtements utilisés lors des shootings des marques. Des pièces uniques, qui ne peuvent pas être vendues dans le commerce traditionnel. Un bon plan à valeur ajoutée !


OneSecond, le Shazam de la mode d'occasion

Après deux expériences au service consommateurs chez Veepee et Vestiaire Collective, Charlotte Mardon a décidé de lancer sa propre entreprise dans la seconde main. Son idée : permettre de trouver une pièce de seconde main à partir d'une photo. En un clic !

Avec OneSecond, il suffit de prendre un look en photo (ou de faire un screenshot d'un look trouvé sur Instagram, sur TikTok...) pour obtenir en une seconde les options d'occasion pour acquérir le vêtement convoité. C'est, en résumé, une application de recherche visuelle de mode d'occasion, qui s'appuie sur différentes technologies de l'intelligence artificielle et de reconnaissance visuelle. En pratique, OneSecond est un agrégateur de plateformes de seconde main en ligne (comme Vestiaire Collective, eBay, Collection 40 et d'autres), qui permet de faire de l'achat d'occasion un vrai réflexe ! À ce jour, près d'un million d'articles de mode féminine de seconde main sont répertoriés, au sein de 2 500 marques notamment présentes sur Ebay et Vestiaire Collective.


Veepee crée un atelier de surcyclage

Le spécialiste de la vente de produits de marque neufs déstockés a ouvert en juin un atelier de re-création de 700m², implanté au sein de la Digital Factory de son siège à la Plaine Saint-Denis. Ce laboratoire d'upcycling transforme en créations des vêtements invendus ou d'anciens articles collectés auprès de ses clients. Nom de ce nouveau service : Upcycle Solution (US).

À ne pas confondre avec le recyclage, l'upcycling a pour objectif de recycler les déchets par le haut, en utilisant les matériaux et produits non utilisés pour les transformer en produit à valeur ajoutée. Donc, une fois la transformation effectuée, le produit est de qualité. À l'inverse, le recyclage consiste à détruire des produits non utilisés pour en récupérer la matière première.
C'est le concept de l'upcycling, qui est une tendance sociale et écologique forte depuis plusieurs années.

Dans sa nouvelle démarche, Veepee s'est associé à Maroussia Rebecq, une artiste participant au mouvement d'upcycling français depuis plus de vingt ans et fondatrice du collectif Andrea Crews. La première collection d'Upcycle Solution a été lancée le 28 octobre sur Veepee. Les pièces de seconde main proviennent des opérations Re-cycle (les stocks dormants de collections passées des marques partenaires de Veepee).


Faume aide les marques à se lancer dans la seconde main

Vinted, Videdressing, Le Bon Coin... font des émules et beaucoup de marques veulent se lancer dans l'occasion. Mais les difficultés en termes de logistique, de tri et de reconditionnement sont telles qu'elles sont bien souvent freinées dans leur élan. C'est là où intervient la start-up Faume, qui a déjà séduit des marques comme Aigle, Balzac, Delsey, Le Slip Français, ModeTrotter ou Isabel Marant.

Concrètement, les marques partenaires se voient proposer un site dédié et personnalisable sur lequel les consommateurs sont invités à renvoyer leurs pièces en échange de bons d'achat. Faume prend alors en charge les produits via un réseau de conditionnement, avant de les mettre en vente sur le portail seconde main de la marque, après une étape de merchandising gérée en interne.? Faume en est convaincu : la seconde main est un nouveau canal d'acquisition pour les marques qui s'inscrit dans les nouveaux usages. En novembre, Faume a levé 7 millions d'euros avec Daphni et son investisseur historique Bpifrance, via son fonds Digital Venture.


La Redoute lance l'évaluation RSE de ses vendeurs Marketplace

La première grande démarche RSE de fond de la Redoute a été de lancer la plateforme « Reboucle », sur laquelle les clients peuvent vendre ou acheter des articles de toutes marques contre du cash ou une carte cadeau avec 25 % supplémentaires à dépenser sur le site de La Redoute. Derrière ce modèle, la marque cherche à répondre aux attentes des consommateurs : demandeurs de seconde main et attentifs à la démarche sociale des entreprises. D'ailleurs, l'enseigne cherche à améliorer sa plateforme de seconde vie, qui est en pleine refonte.

Poussant plus loin la démarche RSE, l'enseigne s'est aussi associée à Positive Workplace, pour lancer l'évaluation RSE de ses vendeurs Marketplace.


Cette démarche commence par une invitation pour chaque vendeur à évaluer sa propre démarche globale RSE avec l'aide d'un outil de scoring proposé par Positive Workplace. L'objectif pour La Redoute est d'engager ses vendeurs Marketplace à s'orienter vers une amélioration de leurs pratiques RSE afin de diminuer ensemble leur impact à moyen et long terme.

Fashion Tech : Reflaunt, le facilitateur de services seconde main

Issue de l'incubateur des start-up LVMH, Reflaunt propose aux clients de revendre leurs articles de mode griffés directement sur les boutiques en ligne des marques concernées. La jeune pousse crée un parcours entièrement intégré où les clients peuvent revendre ou recycler leurs achats passés en un clic sans jamais quitter l'écosystème de la marque, et un réseau de distribution sans précédent qui rassemble plus de 100 millions d'acheteurs de seconde main dans le monde entier. Balenciaga, et des distributeurs comme Net-à-porter, Mr Porter, Harvey Nichols et The Outnet, entre autres ont d'ores et déjà été séduits.

La société, fondée à Hong Kong par Stéphanie Crespin, Philippe Benedetti et Felix Winckler, a récemment levé 11 millions de dollars. Le tour de table a été mené par deux puissants fonds d'investissement, Ventech China et Bombyx Growth Fund, mais aussi le géant de la détaxe Global Blue. Dernière annonce en date, celle du partenariat avec Trust-Place, le spécialiste de la propriété numérique. Le duo offre aux marques de luxe et aux distributeurs la toute première expérience de revente entièrement intégrée. La solution démarre dès l'activation par la marque du Certificat numérique de propriété, sécurisé grâce à la blockchain. Le client peut à son tour le transférer à ses futurs propriétaires lors d'une revente ou d'un cadeau. Concrètement, cela lui permet, lorsqu'il achète un produit, de le revendre en scannant simplement son QR code ou la puce RFID sur l'étiquette. Une fois la transaction effectuée, le client reçoit un « Certificat numérique de propriété » associé à son article, et à lui-même. Ce certificat numérique, qui prouve l'authenticité et la propriété du produit, est ensuite stocké et géré via un "portefeuille numérique" intégré soit sur l'environnement de la marque (site web, application mobile client), soit directement sur l'application Trust-Place pour une utilisation multimarques. Ces applications permettent également au client et à la marque de communiquer d'une manière exclusive autour du ou des produits concernés.




Vinted mise sur ses propres consignes

On ne présente plus la plus grande plateforme de mode d'occasion d'Europe, Vinted est le 4e site le plus visité en France au dernier classement Médiamétrie/La Fevad. Vinted a annoncé qu'elle allait multiplier par dix le nombre de ses consignes d'ici fin 2023. La plateforme lituanienne de vêtements de seconde main passerait ainsi de 200 à 2 000 consignes.


Déjà en place sur la région parisienne, ce service permet au vendeur d'imprimer l'étiquette de son colis directement via les consignes. Les utilisateurs sont prévenus via un SMS ainsi qu'un e-mail de l'arrivée des colis.

Pourquoi lancer ses propres consignes ? Tout simplement pour proposer à ses clients une solution de livraison plus pratique et plus abordable mais également plus respectueuse de l'environnement. De plus, Grâce à Vinted Go, son entité logistique, Vinted reprend ainsi le contrôle sur une grosse partie de l'expérience de vente et d'achat de sa plateforme.

À date, "Vinted Go" dessert plus de 200 000 points de dépôt en Europe et prend en charge des millions de colis par an.


Salut Beauté crée la tendance avec sa mode upcyclée

En donnant un style fort à leur mode upcyclée, réalisée dans des stocks dormants de tissus, Mathilde Gindre et Sarah Nimir ont su attirer les regards sur leur marque fondée en 2019.

Fondée en 2019, Salut Beauté est une marque DNVB (Digitale Native Vertical Brand) pour femmes, lancée par Mathilde Gindre et Sarah Nimir. Surnommées Brenda et Brenda, elles reprennent les codes du vêtement de travail, afin de proposer une garde-robe complète : des pantalons coupes droites et larges, des tailles hautes ou évasées et des ensembles assortis. Salut Beauté fait rimer créativité et upcycling - ou recyclage - en récupérant, chez des fabricants français, italiens et portugais, des tissus inutilisés (appelés chutes ou fins de stock) pour confectionner ses ensembles. Ce qui lui permet, au passage, de savoir où le fil est sourcé.

Rapidement, les deux fondatrices ont monté des collab : Sarenza, La Maison Carel Paris, Imparfaite...


Aujourd'hui, elle propose des vêtements en précommandes, dont la disponibilité est calculée en fonction du nombre de métrages disponibles. De cette manière, Salut Beauté évite les surstocks.


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