Tediber ne manque pas de ressort

Publié par Céline Tridon le | Mis à jour le
Tediber ne manque pas de ressort

Spécialiste de la literie, Tediber dépoussière un secteur peut-être trop somnolant. Pour cela, l'entreprise mise sur la vente en ligne d'une gamme étroite de produits et chouchoute, au quotidien, sa communauté sur les réseaux sociaux.

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L'idée de départ de Tediber ? Se reposer sur un produit unique : le matelas. Et plus précisément, adopter la stratégie du bed-in-box, un concept qui fait fureur aux Etats-Unis : le matelas est commandé sur internet, puis envoyé au client qui l'essaye directement chez lui. " Le bed-in-box représente 20 % du secteur américain du matelas, assure Julien Sylvain, co-fondateur de Tediber. En France, il n'a acquis que 5 % des parts de marché, mais il y a un besoin. Le matelas reste en effet un produit opaque, avec un réel brouillard tant sur les prix que sur la conception. "

Julien Sylvain, Aude du Colombier, Juan Pablo Naranjo, Jean-Christophe Orthlieb créent donc Tediber en novembre 2015. Leur objectif est simple, basique : un produit, un prix. La marque ne fait pas de promotion, mais elle massifie sa production sur son produit unique. Elle réduit également les intermédiaires. Ses fondateurs rencontrent près de 20 fabricants de matelas pour mieux comprendre le produit et ce qui intervient dans son prix. Au final, leur choix se porte sur un fournisseur en Belgique. Depuis, la gamme s'est élargie, comptant six types de matelas différents et du linge de lit. Elle se décline même dans l'univers du bébé. Tediber s'approvisionne également en France et au Portugal. En trois ans, l'entreprise voit son chiffre d'affaires augmenter : de 5 millions d'euros la première année, il avoisinera les 20 millions d'euros fin 2019. Depuis sa création, Tediber a vendu plus de 50 000 matelas... jusque dans les salles de cinéma. Tediber vient en effet de signer un partenariat avec EuropaCorp à Marseille La Joliette pour équiper les salles noires de méridiennes et larges fauteuils. Un préambule à la gamme de canapés convertibles que l'entreprise envisage de lancer en 2019. " Les canapés-lits font partie des produits sur lesquels nous travaillons avec notre communauté, de manière collaborative, par le biais de sondages par exemple ", souligne Julien Sylvain.

Des followers-testeurs

Ambassadeur DNVB (digitally native vertical brands, c'est-à-dire que l'entreprise réduit les intermédiaires distributeurs), Tediber veille en effet à soigner sa relation client. Son service client compte d'ailleurs pour 25% des effectifs. Il est entièrement internalisé. Tediber chouchoute les internautes qui suivent l'entreprise sur Facebook ou Instagram, en dévoilant un peu de ses coulisses. L'objectif ? Générer un lien avec sa communauté. " Cela nous permet d'accéder à une mine d'informations quand nous développons un produit. Par exemple, avant le lancement de nos oreillers, nous en avons envoyé 400 unités à 400 clients internautes pour recueillir leurs impressions ", ajoute Julien Sylvain. Ce principe conduit la marque à élever le niveau d'exigence envers elle-même, la moindre erreur pouvant être critiquée et diffusée sur les réseaux sociaux. Attention au cauchemar du bad buzz.

Activité : vente de matelas en ligne
Siège social : Tourcoing (Nord)
Dirigeant : Julien Sylvain, p-dg et cofondateur, 34 ans
Raison sociale : SAS
Année de création : 2015
Effectif : 30 salariés
CA 2019 prévisionnel : 20 M€
Twitter : @tediber

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Martine Fuxa,<br/>rédactrice en chef Martine Fuxa,
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