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[#VISION 2021] Quel avenir pour le retail?

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Les leaders d'opinion de la communauté e-commerce exposent leurs projets en cours et leur vision du rebond en 2021.

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Julia Faure, cofondatrice de Loom: "On peut faire du business et respecter la planète"

Dans quel contexte est né LOOM?

Cette marque qui fabrique des vêtements faits pour durer est née d'un constat. Nous avons cherché à comprendre avec mon associé pourquoi les vêtements, quel que soit le prix d'achat, étaient d'aussi mauvaise qualité. Du coup, en 2016, nous avons eu envie de lancer une marque de vêtements qui durent dans le temps. Au départ, la démarche n'était pas vraiment écologique. Puis, au regard de ce que l'on a découvert sur les travers de l'industrie du textile, nous sommes passés de businessmen à militants. Créer notre propre marque était pour nous un moyen d'agir pour rendre cette industrie plus éthique d'un point de vue social et environnemental.

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Michel Campan membre du Comité exécutif de Luxurynsight Paris: "Il est temps de regarder le monde en face!"

Quel bilan peut-on tirer pour le secteur du luxe et du digital en cette année 2020?

Les secteurs du luxe, de la mode et de la cosmétique n'ont pas réagi de la même façon au Covid en fonction de leur degré de maturité face au digital. Mais, pour tous les acteurs, cette crise est une chance car elle a permis de prendre conscience de la fragilité des organisations, des structures héritées du passé. Dans les maisons de luxe, on a vécu pendant des années dans le confort avec des clientèles chinoises qui venaient acheter à prix fort des articles à Paris, qui occupait une place hégémonique dans l'univers du luxe. Et puis tout a volé en éclat. Or, ce secteur est très peu agile et a pris de très mauvaises habitudes. J'ai vu des marques empêtrées dans des organisations parce qu'elles n'ont jamais su prendre le digital à bras le corps, y compris l'activité e-commerce. La crise sanitaire a révélé l'urgence de s'équiper en outils et de digitaliser les entreprises. Il est temps de regarder le monde en face!

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Véronique Varlin, directrice associée à l'OBSOCO: "Les Français veulent consommer moins mais mieux"

Quel bilan faites-vous du confinement en termes de modes de consommation?

A l'Obsoco, on parle moins de changements de consommation que d'accélération en cours. On voyait de grandes mutations se dessiner depuis quelques années comme l'aspiration à une consommation responsable face aux enjeux écologiques ou encore une certaine appétence pour le local, le made in France. La crise sanitaire a été un révélateur de notre dépendance à l'égard du monde extérieur et du besoin de relocaliser sur les biens essentiels. Le soutien à l'économie locale -qui s'est affirmé- pousse à privilégier les petits producteurs avec le choix de produits jugés plus sains. Cependant, ce phénomène s'est un peu érodé durant la période pour des raisons liées au prix qui est de plus en plus un critère de choix pour les consommateurs. La situation économique est très clivée avec d'un côté des consommateurs fragilisés et de l'autre, des Français qui ont épargné, contraints à une dé-consommation imposée. Et puis, nous observons de manière générale une baisse de libido à l'égard de la consommation au sens compulsif du terme. Même après le premier confinement, l'expérience en magasin a été très dégradée dans un climat général d'anxiété. Le confinement a poussé les Français à revoir leurs priorités, y compris dans la société. Des transferts se sont opérés sur la qualité de l'alimentation, le bien-être intérieur, le réaménagement des logements.

A lire en intégralité ici.

Emery Jacquillat, PDG Camif Matelsom: "L'ampleur de la crise va dépendre de la confiance que l'on met dans l'après"

Quelle votre vision de la crise et quels enseignements en tirez-vous?

A la Camif, nous constatons que tout ce que l'on prônait avant la crise à savoir une consommation responsable, le choix du local et du Made in France est en train de devenir un mouvement majeur. De nombreux citoyens ont pris conscience durant la crise sanitaire des limites de notre modèle qui dépend pour beaucoup de la Chine et des possibilités de repenser notre consommation autrement. Nous assistons à un changement profond de la consommation. Les Français ont moins consommé -100 milliards d'euros épargnés- sans que cela impacte leur bien-être. Et cette expérience collective de dé-consommation laissera des traces. Ainsi, on découvre que l'équation "fin du monde-fin du mois" peut se résoudre grâce au consommer moins mais consommer mieux. A la Camif, notre modèle est plébiscité puisqu'après la phase de sidération lié au premier confinement, le business est reparti très fort avec 60% de croissance depuis avril tirée par trois voiles : une consommation locale et durable qui est en train de passer à l'échelle, le e-commerce (nous avons gagné 3 ans sur le plan de développement) et une tendance liée à la décoration d'intérieur. La signature de la Camif depuis 2009 "On peut changer le monde de l'intérieur" n'a jamais été autant d'actualité. Je constate également que l'on a replacé l'humain au coeur de nos préoccupations. Cette crise a rendu visible les invisibles. C'est positif.

A lire en intégralité ici.

Marc Lolivier, DG de la Fevad: "En 2020, l'e-commerce est devenu un élément de survie économique"

Quels sont les enjeux de la période fin d'année pour l'e-commerce?

L'enjeu en cette fin d'année pour le secteur est de réussir à maintenir la cadence pour répondre aux fortes attentes des Français en matière de E-commerce. C'est une période importante pour les consommateurs. Il nous faut donc tenir bon. En effet, la concentration est importante puisque, selon notre dernier sondage, à fin novembre 44% des consommateurs n'avaient pas acheté leurs cadeaux de Noël. C'est inédit. Les gens ont reporté leurs achats. Selon nos prévisions, le e-commerce devrait atteindre 110 milliards d'euros en 2020, en hausse de +6%. C'est moins qu'en 2019 (11,5%).

A lire en intégralité ici.

Cédric Ducrocq, président de Diamart Group: "La crise a révélé la puissance de l'omnicanalité"

Quelle est votre vision de la crise actuelle?

Il convient pour cela d'analyser le changement de l'état d'esprit des acteurs du retail avant et après la crise. Avant 2020, la nécessaire mise en place de l'omnicanalité est vécue comme une contrainte, inéluctable, indispensable, compliquée et chère. Mais la prise de conscience est faite. Puis, est arrivée la crise sanitaire. Dans ce contexte, de nombreux acteurs se sont rendus compte qu'ils avaient sous-estimés l'importance du e-commerce comme les secteurs du bricolage ou de l'alimentaire et ceux qui ont le mieux tiré parti de cette envolée, ce sont les enseignes omnicanales équipées d'outils leur permettant de gérer les stocks, faire du click & collect massif. La crise a démontré que le commerce unifié donnait de l'agilité. Enfin, le sentiment d'urgence et de nécessité à créer des alignements en interne pour déployer plus rapidement les stratégies digitales. Les acteurs ont accepté de mettre en place des solutions non abouties et les clients de leur côté se sont montrés plus indulgents. La mise en oeuvre dans les boutiques a généré plus de responsabilisation et de confiance vis-à-vis des équipes.

A lire en intégralité ici.

Fabrice Marsella, CEO @Le Village by CA Paris: "Les start-up ont fait la démonstration de leur agilité"

Quel est votre bilan de cette année pour l'univers des start-up tous secteurs confondus?

Mon regard a beaucoup évolué au fil des mois tout au long de la crise. Après une période de sidération, je me suis demandé sur les 90 start-up que j'avais au Village by CA combien allait résister. Et finalement, puisque toutes ces entreprises croient en leur projet, je les ai toutes retrouvées post-confinement, même pour celles ayant un modèle économique très fragile. A l'instar d'Izivat, une application permettant le remboursement de la Tva aux clients étrangers, qui s'est réinventée en proposant le même service mais pour les sites d'e-commerce français. Malgré la crise, cette entreprise a le sourire. L'entreprise a embauché 6 personnes et se déploie en France. Des preuves d'agilité comme celle-ci, je peux vous en citer de nombreuses. En outre, l'état français a été exemplaire avec la mise en place des prêts garantis et l'allègement de charges. Cependant, il y a eu des difficultés. Certaines start-up ont eu du mal à gérer leurs collaborateurs à distance, car même petite, une entreprise a besoin de créer sa propre histoire, de partager sa raison d'être et de créer son mythe fondateur. Ce qui est plus difficile à distance. Mais, globalement, elles ont fait la démonstration de leur agilité.

A lire en intégralité.

Marie-Juliette Levin

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