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#TEC22 Qui sera élu Personnalité e-commerce de l'année 2022 ?

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La rédaction d'E-commerce Magazine présente la 16e édition de l'Election de la Personnalité e-commerce de l'année 2022. Découvrez la sélection des dix dirigeant(e)s qui ont oeuvré au rayonnement de l'e-commerce au cours de l'année. Votez jusqu'au 4 octobre pour votre Personnalité 2022.

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Guillaume Darrousez, CEO de Petit Bateau

Après des études de finance à Paris Dauphine, Guillaume Darrousez réalise son MBA aux États-Unis. "Mes études m'ont apporté la connaissance des chiffres et mon séjour aux États-Unis en 1995-1997 m'a placé au coeur de la naissance d'internet et de l'e-commerce". Ces deux étapes fondatrices pour Guillaume Darrousez lui ont permis de vivre sa première expérience dans le retail et l'e-commerce chez Darty. "Cette culture américaine m'a aidé à me forger une vision innovante de l'e-commerce. Avec Darty, nous étions les premiers en France en 2007 à développer le click and collect. Quant aux chiffres, ils me sont utiles au quotidien pour diriger une société".

Réconcilier une appétence forte pour l'innovation marketing et un profil très financier, les deux piliers de la méthode Darrousez qui se présente comme "l'homme le plus heureux du monde". La raison de ce bonheur ? "L'optimisme de l'équipe formidable qui m'entoure. Chaque jour, nous vivons dans un foisonnement d'idées, l'innovation est omniprésente et l'exécution au rendez-vous". Contribuer au bien commun, jouer un rôle précurseur sur le développement du marché de la seconde main, respecter l'héritage et les valeurs d'un acteur incontournable depuis près de 130 ans et porter haut l'étendard de la durabilité et de la responsabilité, c'est la feuille de route de Guillaume Darrousez. Et cela fonctionne ! La part du digital dans l'activité de la marque est passée de 11 % en 2019 à 30 % en 2022. "Notre objectif à l'horizon 2025, c'est d'atteindre les 50 %. Pour y parvenir, nous nous appuyons sur les racines de Petit Bateau, des produits de qualité et durables. Nous mettons tout en oeuvre pour faire de Petit Bateau la marque la plus durable et inspirante de l'enfance, via la seconde main par exemple". S'autoriser le droit à l'erreur pour ne pas prendre le risque de laisser échapper une bonne idée, c'est l'obsession de Guillaume Darrousez dont les équipes réfléchissent à une offre de location digitale de vêtements pour bébés. "Cela constitue une piste de réflexion très novatrice et répondant à notre souhait de durabilité". Créativité, optimisme, responsabilité, le triptyque gagnant pour positionner "Petit Bateau comme la locomotive d'une transformation plus durable, en misant sur un rôle sociétal fort et assumé : connecter les enfants à la nature !"

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Dates

2005 : Directeur général de Darty

2008 : Directeur marketing et e-commerce La Redoute

2013 : CEO/VP GrandVision (Générale d'Optique, GrandOptical, Mas Vision)

2015 : Pdg Europe du Nord et Centrale de Yves Rocher

2018 : CEO Yves Rocher international

2020 : Guillaume Darrousez prend les rênes de Petit Bateau

Amandine de Souza, directrice générale du BHV Marais et d'Eataly

Depuis quatre ans, Amandine de Souza multiplie les chantiers avec en ligne de mire la transformation omnicanale du BHV Marais. Créé en 1856, ce grand magasin parisien n'avait pas réalisé sa mue. "Il y avait tout à construire sur le digital car rien n'existait, explique la dirigeante. Une feuille de route absolument géniale à développer sur une marque forte très connue des Parisiens". Dès son arrivée, elle lance le site e-commerce positionné sur la partie maison, loisirs et bricolage. "L'idée était d'avoir tout le magasin de Rivoli en ligne sur la partie maison et de l'enrichir de nouvelles offres via notre marketplace, précise-t-elle. Nous pouvons ainsi proposer des catégories que nous avons plus de difficultés à exprimer en point de vente, pour des questions d'espace, comme le mobilier de jardin". Le Covid a permis cette accélération via une approche multimarque. "Selon les mois et opérations promotionnelles, les ventes en ligne représentent entre 5 et 10 % du chiffre d'affaires de Rivoli".

En 2021, le magasin a dû fermer 107 jours. "En 166 ans, c'était la première fois de son histoire, souligne la directrice. Le BHV Marais est resté ouvert même pendant les guerres mondiales". Après un début d'année 2022 "assez morose" en raison d'une crise sanitaire alors bien ancrée, "chaque mois se révèle à présent meilleur que le précédent". Et depuis juin, les synergies avec La Redoute (appartenant également au groupe Galeries La Fayette) se renforcent avec la présence de l'assortiment bricolage du BHV sur la marketplace. "Pour La Redoute, l'enjeu est de développer des catégories adjacentes à la maison. Pour le BHV, nous nous appuyons sur un acteur au trafic colossal pour accroître notre notoriété et chiffre d'affaires dans le bricolage". Afin d'appuyer cette stratégie omnicanale, les vendeurs sont tous équipés de smartphones pour avoir accès aux différents stocks (entrepôt, e-commerce et magasins). Ils peuvent ainsi proposer aux clients une livraison "à la carte" : click and collect ou à domicile en fonction de la typologie des produits. "Nous réfléchissons pour certaines catégories, notamment les produits à destination des chiens et chats, à des partenariats avec des acteurs du quick commerce". Amandine de Souza est aussi à la tête d'Eataly, spécialiste de la gastronomie italienne, où elle lance également un site marchand pour compenser la fermeture du magasin lors des confinements. "Cela n'était pas prévu dans notre contrat de franchise, mais nous avons réussi à le négocier". Une belle réussite puisque le site fonctionne très bien. En 2023, cette dirigeante, qui a fondé un réseau de femmes dirigeantes dans le retail, s'attellera à un nouveau défi avec le replatforming de BHV. fr pour une meilleure expérience utilisateur.

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Dates

2005 : Arrivée chez Bain & Company

2009 : Rejoint le groupe Casino où elle prend la tête des activités non alimentaires en 2012, puis la direction International marchandises en 2014

2015 : Aventure start-up chez Westwing où elle prend la direction générale de la France

2017 : Fonde avec une amie Le Retail Club, un réseau de femmes dirigeantes du retail

2018 : Rejoint le groupe Galeries Lafayette en tant que directrice générale du BHV Marais et Eataly


Guillaume de Lacroix, Chief Digital Officer de Kiabi

Ingénieur, Guillaume de Lacroix est également diplômé de l'Essec. Une double formation qui le sensibilise à la notion d'impact business de l'innovation. Il entame sa carrière au sein du groupe Canal + puis rejoint Cdiscount et Lafourchette (devenue TheFork). "Mes missions m'ont souvent amené à contribuer à l'accélération le plus souvent dans des fonctions marketing". Une accélération que Guillaume de Lacroix définit comme la capacité à faire progresser le chiffre d'affaires mais aussi les parts de marché et, en substance "s'atteler à faire mieux que les concurrents en innovant au bénéfice des clients". Une vision qui donne des résultats. Lorsqu'il quitte TheFork, l'entreprise ne rayonne plus sur trois mais sur 30 pays et s'est imposée comme le leader européen de la réservation dans les restaurants. Goût du BtoC, sens du client, vision marketing..., ces compétences le conduisent en 2020 chez Kiabi "qui se considérait en retard sur le digital par rapport à ses concurrents et souhaitait accélérer son développement à l'international". Une arrivée dans l'entreprise en plein Covid-19. "Dans un contexte difficile, j'ai été formidablement accueilli par les équipes dont l'énergie et la compétence ont permis de faire face aux périodes de confinement tout en préservant la satisfaction des clients".

En deux ans, Guillaume de Lacroix et ses équipes ont réécrit l'organisation de la marque de prêt-à-porter. "Le digital était un électron libre, nous l'avons replacé au centre de l'organisation. Il interagit désormais avec l'ensemble des métiers, de la création des collections à la supply chain". Dans son plan à long terme, Guillaume de Lacroix a lancé une campagne de recrutement de compétences, et initié des projets clés comme la refonte du front office, le renforcement de la place du digital dans les points de vente, le déploiement d'un Data Office ou encore le lancement d'un live streaming... Plus récemment, Kiabi a lancé sa marketplace omnicanale qui "propose dès la prochaine rentrée scolaire des nouveaux produits et davantage de choix aux clients, tant sur le digital qu'en magasin". Convaincu que l'humilité et le goût de l'action sont deux vertus essentielles, Guillaume de Lacroix et la centaine de collaborateurs qui l'entourent sont animés d'une volonté de mettre le digital au service des métiers. "Kiabi a 40 ans, c'est une structure lourde et, pourtant, il y a peu d'inertie face à la transformation. Chacun joue sa partition et nous avançons en nous nourrissant des expériences des autres enseignes leaders du groupe Mulliez", conclut Guillaume de Lacroix.

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Dates

2000 : Nommé directeur de l'innovation au sein du groupe Canal + (puis adjoint au chef de la stratégie en 2003)

2007 : Rejoint Mistergoodeal en tant que directeur du marketing

2009 : Intègre les rangs de Cdiscount au poste de directeur marketing

2015 : Vice-président B2C de TheFork (ex-La Fourchette)

2020 : Rejoint Kiabi au poste de directeur du numérique (CDO)

Diaa Elyaacoubi, CEO de Monnier Paris

Si, depuis 2020, Diaa Elyaacoubi est à la tête de Monnier Paris (ex Monnier Frères), site e-commerce spécialisé dans les accessoires haut de gamme, elle a bâti sa carrière loin de l'univers du luxe et du retail. Jusque-là, cette serial-entrepreneuse a multiplié les projets dans la tech et la data. "Pour moi, la mère des batailles de tous les secteurs est le digital. Le produit demeure très important mais il faut savoir capter la bonne info, la traiter et l'analyser pour pouvoir prendre des décisions, analyse cette ingénieure de formation. Nous ne pouvons plus rester dans l'ancien monde à attendre des dashboards".

Depuis deux ans, la dirigeante opère une transformation radicale de sa société pour passer d'e-retailer dans le luxe à futur leader de la fashion tech en Europe. Sa conviction ? Les industries du retail et du luxe vont être disruptées de manière massive avec l'arrivée d'une nouvelle génération de consommateurs, les gen Z. "Ils vont représenter 70 % du business. Notre objectif principal est de construire un certain nombre d'initiatives pour dialoguer avec ces futurs clients". Après s'être attaquée aux bases technologiques de la plateforme, via un changement du moteur de recherche, elle rajeunit la base clients. "Nous sommes à plus de 70 % de millennials". Monnier Paris entre de plain-pied dans les nouveaux canaux de distribution, notamment dans le social selling avec le live shopping. "Nous faisons partie des meilleurs acteurs sur Tmall en Chine", pointe-t-elle avec fierté. Cette vision s'accélère en 2021 avec une incursion progressive dans le Web3 et les nouveaux usages du metaverse : cryptomonnaie, drop NFT, avatars numériques, gaming, fashion week virtuelle... "Notre originalité est d'apporter une agilité, une façon de faire que j'ai opérée par le passé dans les domaines du digital et de la tech où vous devez aller vite, prendre des décisions et entreprendre en permanence. Une chose inhabituelle dans ce secteur, nous ne faisons pas un coup marketing". Elle veut ainsi créer un mouvement parmi les acteurs et "éviter que la France rate cette nouvelle vague de disruption". "Nous devons allier French Tech et French Touch, génie scientifique et génie créatif, pour inscrire notre exception culturelle dans ces nouveaux mondes en accompagnant nos marques partenaires", pointe la Pdg. Depuis sa prise de poste, Monnier Paris enregistre 50 % de croissance par an avec un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros en 2021 (dont la moitié en Asie).

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Dates

1999 : Création du premier VNO européen, e-Brands, devenu filiale du groupe Vivendi Universal

2003 : Fondation de Streamcore, une deeptech spécialisée dans l'optimisation des flux réseaux à la naissance du Cloud et des Saas ; la société a développé de nombreux brevets avant d'être cédée à Computer Associates en 2012

2004 : Création du think tank Esprits d'entreprises, réunissant aujourd'hui plus de 400 entrepreneurs

2016 : Début de l'immersion dans l'écosystème tech et digital chinois à travers des voyages réguliers jusqu'en 2020, avec la création de plusieurs start-up cross borders entre l'Asie et l'Europe

2020 : Acquisition de Monnier Frères dont elle est CEO

2022 : Monnier Frères devient Monnier Paris


Christophe Cadic, directeur digital d'Ikea France

C'est une prise de poste bien particulière qu'a vécue Christophe Cadic au sein d'Ikea. "J'ai rejoint l'entreprise pendant la crise sanitaire et plus précisément le premier jour du confinement en France, le 17 mars 2020, se rappelle-t-il. Un démarrage qui s'est effectué depuis mon salon, j'ai découvert le télétravail pour la première fois ! Un énorme challenge business et personnel". Le directeur digital arrive dans ce contexte inédit, où l'e-commerce doit jouer un rôle central avec la fermeture des points de vente. Pour l'exercice fiscal 2020-2021, les ventes en ligne atteignent ainsi un record : plus d'un milliard d'euros. L'e-commerce représente 35 % du chiffre d'affaires (2,889 milliards d'euros au global, en progression de 4 %). Une transformation omnicanale et digitale déjà enclenchée avant le Covid mais qui s'est fortement accélérée. "Nous avons accentué le store fulfillment, en transformant nos magasins en plateforme logistique". Ce système d'orchestration permet de choisir en fonction des commandes en ligne d'où vont partir les produits, quels sont les magasins qui vont les préparer... D'ici 2025, le distributeur a pour objectif de livrer tous ses clients avec des solutions zéro émission en France. Autre volet, la conception en ligne sur rendez-vous. "Nos experts à distance conseillent nos clients dans la conception de leur cuisine ou d'un rangement, souligne le directeur. Ils réalisent des plans en 3D en écoutant leur projet". Le directeur digital expérimente également le live streaming. La France fait partie des premiers pays pilotes au sein du Groupe. "Les premiers retours sont positifs et nous constatons de bonnes audiences. Nous sommes encore dans une montée en puissance".

Le développement durable s'est aussi renforcé. Tous les magasins (excepté ceux de Paris et l'Atelier de conception à Nice) proposent à présent la réservation de meubles d'occasion disponibles dans leur zone de chalandise sur le site marchand. Ce développement s'inscrit dans la démarche RSE de faciliter l'accès à ses services d'économie circulaire. La digitalisation des points de vente reste au coeur des projets, notamment dans la stratégie de pénétration des centres-villes de l'enseigne. "Nos points de conseils, ces nouveaux magasins d'une superficie de seulement 100 m2, ne nous permettent pas d'avoir nos showrooms habituels, pointe Christophe Cadic. Via la réalité virtuelle, nous pouvons élargir la surface de vente". Appelé "Immersive room", cet espace virtuel de 9 m2 permet de recréer l'inspiration d'un grand magasin Ikea. "Le client peut prendre le contrôle des ambiances en passant d'une cuisine à une salle de bains, en totale immersion sans lunettes connectées".

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Dates

2007 : Directeur technique chez Nurun Digital Agency

2012 : Directeur du développement e-commerce et digital de Darty

2014 : Directeur e-commerce des Galeries Lafayette

2017 : Directeur digital IT du Groupe Rocher

2020 : Directeur digital d'Ikea France



Akim Demora, directeur omnicommerce de Leroy Merlin

Akim Demora est un fin connaisseur du digital. En 2005, il démarre sa carrière aux 3 Suisses (Benelux) en faisant partie du trio qui lance l'activité e-commerce. "J'ai pu opérer tous les métiers du numérique : acquisition de trafic, conception de site, e-merchandising, responsable e-commerce puis directeur marketing", explique-t-il. Il quitte l'entreprise en 2013 après avoir réussi la transformation digitale de ce fleuron de la VAD avec 80 % de l'activité devenue on line. Puis il s'attaque à un nouveau défi - et pas des moindres - avec Auchan pour développer ses ventes en ligne. Des enjeux colossaux de transformation sur les secteurs alimentaire et non alimentaire. Il développe la marketplace puis lance le click and collect. En 2016, le distributeur décide de fusionner ces BU en une seule. Akim Demora prend alors le poste de directeur de l'e-commerce et digital d'Auchan France. "J'ai eu à unifier l'ensemble des parcours en ligne (neuf sites e-commerce différents) sur une seule plateforme".

En 2019, il a alors l'envie de devenir entrepreneur en créant une structure de conseils pour accompagner à la fois des start-up mais aussi des retailers. Très vite, Leroy Merlin - alors client d'Akim Demora - le repère et lui propose un poste de directeur omnicommerce pour l'accompagner sur sa transformation. "J'ai décidé de rejoindre l'entreprise pour m'occuper non seulement de l'e-commerce mais aussi du marketing et de tout ce qui est lié au parcours client omnicanal. À 37 ans, c'était l'opportunité de m'ouvrir à un nouveau champ d'apprentissage". La force historique de l'enseigne repose sur ses magasins via ses équipes locales. "L'univers de l'habitat est très centré sur les aspects locaux avec des besoins et attentes différents en fonction des bassins de vie. Nous sommes dans une logique de proximité et d'écoute client". Le directeur omnicommerce densifie le parcours client : drive avec un retrait en 2 heures incluant le secteur du bâtiment et de l'aménagement extérieur, montée en puissance sur la livraison à J + 1... "Nous souhaitons être vus comme un apporteur de solutions et pas seulement un vendeur de produits". Leroy Merlin développe ainsi des tutos et cours en ligne pour aider les clients à se projeter dans leur cuisine, salle de bains, rangement... mais aussi des équipes expertes, en ligne ou en magasin, pour un accompagnement sur mesure. "Nous travaillons actuellement sur l'univers de la peinture afin de pouvoir simuler sa pièce avec des technologies plus immersives. En quelques clics, le client peut visualiser sa pièce complètement repeinte, simuler le sol et commander les produits". Les résultats sont au rendez-vous. L'an dernier, Leroy Merlin a réalisé un chiffre d'affaires de 8,9 milliards d'euros, en hausse de 12,5 %. L'e-commerce a fortement augmenté, en croissance de 55 %, en dépassant le milliard de chiffre d'affaires. Il représente 11 % des ventes au global. "En deux ans, nous avons totalement renversé la vapeur face à nos concurrents pure players avec une part de marché autour de 37 %".

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Dates

2005 : Il entre en tant que stagiaire chez 3Suisses Benelux pour participer au lancement de l'activité e-commerce de l'enseigne

2011 : Devient directeur marketing & e-commerce 3Suisses Benelux et opère la bascule du modèle VAD vers une activité online

2013 : Rejoint la BU e-commerce d'Auchan pour y piloter le marketing digital

2016 : Dans le cadre de la création d'Auchan Retail (issue de la fusion des BU hypermarchés, supermarchés et e-commerce), il devient directeur digital & e-commerce et pilote la convergence vers un site et une application unique (Auchan.fr) ainsi que le développement des parcours multi-formats

2019 : Intègre les équipes Leroy Merlin France en tant que directeur omnicommerce

Aline Buscemi, directrice générale d'Eminza

Après une formation en mécanique générale, la probabilité qu'Aline Buscemi s'inscrive comme une représentante de l'entrepreneuriat e-commerce semblait plutôt limitée. Et pourtant ! Persuadée que "tout n'est qu'une question d'envie et de prise de risque", elle n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure Miliboo. "C'est une aventure que nous avons bâtie à deux. Vingt années d'entrepreneuriat ensemble et dix années consacrées à Miliboo. Cela m'a appris qu'il fallait saisir les opportunités quand elles se présentent". Aujourd'hui directrice générale d'Eminza, Aline Buscemi intervient pour la première fois de sa vie dans une entreprise qu'elle n'a pas fondée. "C'est une sensation étrange qui me permet d'élargir mes horizons et je me sens encore plus impliquée au coeur des équipes". Eminza se positionne comme un pure player de la décoration de la maison. L'entreprise, qui rayonne sur la France et l'Europe depuis plus de dix ans, s'appuie sur l'engagement de 80 collaborateurs répartis sur différents sites à Annecy, Saint-Quentin-Fallavier et Saint-Étienne. "C'est l'un des points clés de mon action depuis que j'ai rejoint Eminza : créer les conditions optimales pour les énergies des équipes afin qu'elles soient alignées et que nous puissions conduire l'entreprise encore plus loin". Pour y parvenir, la méthode d'Aline Buscemi est fondée sur un management de la confiance et de la bienveillance. Parmi ses fiertés : "Un vaste programme de formation globale qui a concerné tous les effectifs pour redéfinir les contours du management, jusqu'aux chefs de projets". Alors que la refonte du site est toujours en cours, Aline Buscemi et ses équipes sont sur tous les fronts : lancement d'un programme de fidélité, nouveau site mobile d'ici la fin de l'année, développement d'un nouvel outil RH, ouverture au marché suisse... "Nous travaillons par ailleurs au lancement d'une gamme de produits à la marque Eminza car nous considérons que l'heure a sonné de nous différencier par une offre qui corresponde à notre positionnement et nos valeurs : rendre la vie plus belle !"

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Dates

1997 : Début de l'aventure entrepreneuriale avec la création de Net Work Communication.

2002 : Fondatrice de Taptoo, entreprise spécialisée dans le reconditionnement de matériel informatique.

2005 : Elle cofonde Miliboo dont elle devient vice-présidente en 2016.

2020 : Rejoint Eminza au poste de directrice générale.

Bastien Valensi, fondateur et CEO de Cabaïa

Un soupçon d'ambition, une pincée d'audace, une bonne dose de courage et une franche rasade de passion pour le commerce. C'est la recette du succès selon Bastien Valensi. Cet autodidacte hyperactif de 32 ans a déjà eu mille vies ! "De la vente de muguet ou de livres dans les rues quand j'étais enfant, à serveur dans un restaurant ou cordeur de raquettes de tennis, j'ai appris de mon père la règle de base du commerce : faire de la marge". Une fois cette règle d'airain inscrite dans son esprit, Bastien Valensi était prêt à dévorer le monde. À peine majeur, et abandonnant ses velléités de devenir champion de tennis, il fonde sa première entreprise et se lance dans le déstockage de grandes marques en tant que pure player web. Il y découvre les fondamentaux de l'e-commerce, les mécaniques basiques d'acquisition et de rétention des clients. Le succès est rapide et massif, mais Bastien a envie d'aller plus loin et souhaite sortir de ce simple rôle de "revendeur". En 2012, il ouvre une boutique avec l'ambition de se distinguer en offrant des services différents et en abolissant les frontières entre commerce physique et expérience digitale. "L'échec a été total et, en quelques semaines, j'ai renoncé à mon statut de rock star du business et je suis retourné vivre chez mes parents". Un choc brutal qui n'allait pourtant pas entamer son insatiable appétit d'entreprendre.

En 2015, Cabaïa voit le jour, adossé à un bar à bonnets. "Je voulais être moins dépendant de Facebook et Google, et souhaitais créer une réelle communauté, moins volatile que lors de ma première expérience". Pari gagné ! Sept ans plus tard, la marque a développé une large gamme de produits, réalise plus de 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, et enregistre 100 % de croissance par an. "Ma plus grande fierté, ce sont les équipes (ndlr : environ 100 collaborateurs à ce jour) impliquées dans notre projet. Nous sommes les "Rasta Rockett" du retail, nous ne faisons rien comme les autres, mais nous avançons". Être sérieux sans se prendre au sérieux, miser sur l'esprit de groupe pour tout oser tout en gardant la tête froide, "mais surtout tout donner pour relever tous les défis", une philosophie qui porte ses fruits !

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Dates

2008 : À peine âgé de 18 ans, Bastien Valensi fonde sa première entreprise spécialisée dans le déstockage de grandes marques

2012 : Première tentative de création d'un point de vente physique

2015 : Création de Cabaïa

2016 : Rencontre avec Emilien Foiret (The Family)

Michelle Lau, Co-General Manager France d'Alibaba

Alibaba et Michelle Lau, c'est une belle et longue histoire. D'origine hongkongaise, Michelle Lau a fait une partie de ses études en France. Elle commence sa carrière au sein du Hong Kong Trade Development Council, avant de rejoindre l'enseigne Alain Figaret puis le Groupe Printemps. Tout son parcours s'articule autour d'une passion : le développement du commerce international. "C'est cette passion qui m'a conduite chez Alibaba en 2016, une année seulement après son implantation en France". Responsable du développement puis des partenariats stratégiques en 2020, elle devient codirectrice générale France au début de l'année aux côtés de Paul de Billy. "Alibaba, c'est une vraie aventure que je suis heureuse de partager avec les équipes, précise Michelle Lau. J'ai la chance de travailler avec les sept business units qui composent l'équipe France et chaque jour je suis au contact de profils experts différents dans des domaines très variés. C'est excitant et stimulant d'avoir à catalyser les synergies pour le groupe".

L'action de Michelle Lau s'appuie sur trois piliers. Faire connaître les plateformes e-commerce d'Alibaba permettant aux entreprises françaises de se développer sur le marché chinois et promouvoir leurs produits à l'international. Accompagner la transformation digitale des entreprises en mettant à leur disposition une infrastructure cloud puissante et résiliente. "Alibaba veut contribuer à fluidifier les échanges commerciaux internationaux. Je suis très fière de la confiance que nous accordent les quelque 1 800 marques françaises référencées sur nos plateformes". Alors que la France reste un pôle de développement stratégique pour Alibaba, la codirectrice générale se pense "aussi au service des PME dont nous voulons faciliter le développement à l'instar de ce qu'une marque comme La Bouche Rouge est parvenue à accomplir". Mobilisée sur tous les fronts, Michelle Lau coordonne différents chantiers, mais l'un des plus importants demeure l'axe ESG. "L'objectif du groupe sur les responsabilités de l'entreprise est ambitieux et nous avons des échéances clés comme la neutralité carbone en 2030, mais aussi Paris 2024 dont nous sommes partenaires. Les journées sont passionnantes et malheureusement trop courtes, mais l'énergie des équipes est formidable et cela nous amène à nous dépasser", conclut Michelle Lau.

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Dates

2003 : Michelle Lau commence sa carrière au Conseil du développement du commerce de Hong Kong

2007 : Rejoint le groupe Alain Figaret

2013 : Elle intègre le groupe Printemps dans des fonctions marketing

2016 : Début de l'aventure Alibaba en tant que responsable du développement

2022 : Co-General Manager France d'Alibaba Group aux côtés de Paul de Billy



Jacques Baudoz, Pdg de JouéClub

Dans la famille Baudoz, l'univers du jouet traverse les générations. "J'ai rejoint l'entreprise familiale en 1995 avec mon épouse, et l'un de mes fils se prépare à prendre la relève, souligne Jacques Baudoz, âgé de 55 ans. C'est une victoire personnelle, familiale et professionnelle d'avoir réussi à la pérenniser et développer". Pourtant s'il est aujourd'hui à la tête de la coopérative de 300 magasins en tant que Président directeur général et possède lui-même trois points de vente (Pontarlier et Champagnole), il démarre sa carrière dans un tout autre domaine : commercial dans l'industrie lourde ! "J'ai toujours gardé un contact avec le secteur du jouet en me rendant chaque année au salon professionnel dédié, précise le dirigeant. Je connaissais les fournisseurs, les nouveautés... J'ai baigné dans ce métier depuis tout petit". Aussi, ce grand virage n'en était pas vraiment un à ses yeux, si ce n'est le changement de vie : de Paris au Doubs. Et quand Jacques Baudoz s'investit dans une activité, il aime multiplier les casquettes. Il devient ainsi sélectionneur puis administrateur et vice-président, mais aussi membre des commissions informatique, communication et aménagement magasins avant d'être le Pdg en 2018.

L'an dernier, JouéClub a réalisé 700 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 15 % dans l'e-commerce. "Nous avons enregistré une croissance de 11 % quand le marché était à 7 %, pointe-t-il. Cette année reste sur la même dynamique de ventes avec, à fin juin, une progression de plus de 10 % par rapport à 2021". Comme pour d'autres, la crise sanitaire a accéléré la stratégie omnicanale de l'enseigne. Parmi les chantiers, la refonte du site e-commerce pour une plus grande fluidité de navigation et des temps de réponse raccourcis. Le moteur de recherche a été changé pour un meilleur accès aux 60 000 références et un chatbot lancé. L'application s'est également renforcée. En plus des animations en réalité augmentée à partir des jouets scannés dans les catalogues et en magasin, les utilisateurs peuvent accéder à leurs informations fidélité, réaliser des listes de cadeaux, passer directement des commandes en ligne... "Nous venons de mettre en place une solution de commerce unifié pour nos points de vente. Auparavant, la prise de commande s'effectuait par canal". Et pour la première fois, une caisse automatique est expérimentée dans le nouveau magasin de Bordeaux Lac, ouvert en août. Le live shopping s'est aussi installé avec un à deux rendez-vous mensuels. Enfin, les engagements RSE se sont intensifiés. Après un premier test dans quatre magasins en 2021, l'enseigne de jouets a élargi sa démarche vers les jouets de seconde main en proposant une deuxième opération dans 31 magasins en juin dernier. JouéClub, qui fête cette année ses 70 ans, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. "En plus des campagnes promotionnelles, nous allons conserver pour un certain nombre de produits les mêmes prix qu'en 2021 pour que nos clients gardent leur pouvoir d'achat pour ce Noël 2022".

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Dates

1995 : Début de carrière chez JouéClub

2016-2018 : Vice-président du groupe JouéClub

Depuis 2018 : Devient Pdg du groupement coopératif JouéClub


Dalila Bouaziz et José Roda

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